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Un grand rassemblement en hommage à André Mécili à Paris le samedi 7 avril 2007
Au cimetière du Père Lachaise à 14h30
mercredi 4 avril 2007
par Masin
A l’occasion du vingtième anniversaire de l’assassinat d’André Mécili, un grand rassemblement est organisé au cimetière du Père Lachaise, le samedi 7 avril 2007 à 14h30. Un gerbe de fleurs sera déposée sur sa tombe à 15h00.
Le rendez-vous est fixé devant l’entrée principale du Père Lachaise (Métro : Père Lachaise).




André Mécili : vingt ans après son assassinat, c’est toujours l’impunité !



Le 7 avril 1987, André Mécili, un avocat kabyle opposant au régime algérien, avait été abattu de trois balles de pistolet dans le hall de son immeuble sur la boulevard Saint-Michel dans le 5ème arrondissement à Paris.
Son assassin, un certain Abdelmalek Amellou, est un proxénète algérien à Paris qui a été embauché, pour exécuter cette sale besogne, par Rachid Hassani, un capitaine de la Sécurité militaire algérienne (SM) qui venait d’arriver de la gendarmerie.

Deux mois plus tard, la police judiciaire parisienne arrête Abdelmalek Amellou. Déféré devant la justice, il est expulsé en procédure d’urgence vers Alger, sur ordre du ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua. Arrivé à Alger, Amellou a été récompensé par ses commanditaires : il a obtenu un appartement à Alger et une prime de 800 000 francs [1].

En 1989, Mme Annie Mecili porte plainte, avec constitution de partie civile, pour "forfaiture et attentat aux libertés individuelles". Elle accuse les autorités françaises d’avoir pris deux arrêtés d’expulsion en urgence absolue contre Abdelmalek Amellou et Fatima Beliali, sa concubine, suspectée d’être sa complice.

C’est le préfet de police de Paris de l’époque, Jean Paolini, qui avait fait exécuter les deux arrêtés d’expulsion pris, à leur encontre, sur décision de Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur, et signés le 12 juin 1987 par Robert Pandraud, alors ministre délégué à la Sécurité.
En mars 1990, le Parquet de Paris avait demandé au juge d’instruction Ribault, de constater l’incompétence de la justice civile dans cette affaire, considérant que la plainte de Mme Mécili pouvait viser implicitement M. Pandraud dans l’exercice de ses fonctions de ministre. Aux termes de la constitution, le dossier serait alors de la compétence de la Haute Cour de Justice. [2]

En mars 1993, la chambre d’accusation de la cour d’appel de Paris a relancé l’affaire Mécili, en ordonnant la continuation de l’instruction qui a été confiée au juge d’instruction parisien Chantal Perdrix. En effet, après près de six ans d’instruction, le magistrat instructeur chargé du dossier, Gilles Rivière, avait rendu une ordonnance de non-lieu le 20 novembre 1992. [3]

Mais à ce jour, ce crime reste impuni. C’est dire à quel point les relations franco-algériennes sont solides et à quel point le gouvernement français peut aller pour rendre service à ses amis algériens !

Ce vingtième anniversaire de l’assassinat d’André Mécili est l’occasion de dire notre refus de l’amnésie. L’occasion de dire que nous n’avons pas oublié et que nous n’oublierons pas.


Masin FERKAL.



Grand rassemblement au cimetière du Père Lachaise le samedi 7 avril 2007 à 14h30.

Soyons nombreuses et nombreux aux côtés de la famille Mécili.

Le rassemblement est prévu devant l’entrée principale du cimetière du Père Lachaise pour aller déposer une gerbe de fleurs sur sa tombe.
Le rendez-vous est fixé devant l’entrée principale du Père Lachaise
Métro : Père Lachaise (ligne 2)

André Mécili
© Francis Apesteguy




Lire la déclaration du FFS-Ile de France "Mecili victime de la double raison d’Etat"



Notes

[1Voir le témoignage de Hicham Aboud, un ex-officier des services de renseignements algériens, dans un entretien publié par Le Nouvel Observateur numéro 1910 daté 14 juin 2001. Les propos de Hicham Aboud sont recueillis par Farid Aïchoune et Jean-Baptiste Naudet

[2Voir L’Humanité du 12 octobre 1990

[3Voir L’Humanité du 1er avril 1993

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