Accueil du site > Actualité > Quelques vérités sur les évènements de la Vallée du (...)
Point de vue
Quelques vérités sur les évènements de la Vallée du Mzab
Par Chabane Timecriwect
mercredi 8 janvier 2014
par Masin
Abderrahmane Hadj Nacer, l’auteur Mozabite de "La Martingale Algérienne, réflexion sur une crise" [1] et ex gouverneur de la Banque centrale d’Algérie, a eu toute la lucidité de l’homme sincère et courageux pour affirmer à la face du pouvoir que pour sauver l’Algérie, ses gouvernements doivent prendre exemple sur deux organisations sociales amazighes exemplaires : la Kabylie et la Vallée du Mzab ! Est-ce pour cette raison, entre autres, que l’on cherche à détruire également la société mozabite ? Il n’y a rien d’étonnant en cela lorsqu’on sait que l’un des puissants ministres des deux derniers gouvernements sous Bouteflika est originaire de Metlili [2] : le châambi Mustapha Benbada. Que faut-il savoir de particulier sur ce ministre ? Il est entouré, tout comme Benbitour [3] d’ailleurs, d’un cercle de puissants tolbas [4] prestidigitateurs de Metlili, au nombre de dix-sept plus exactement, et qui font main basse sur toutes les grandes décisions politiques et stratégiques concernant la région du département de Taghardayt dans son ensemble, y compris donc sur le destin des Mozabites.

Tagherdayt

A une question concernant les derniers événements de Ghardaïa, Benbitour, qui soit dit au passage dispose d’un vaste lobby de cadres châambis dans quasiment toute l’administration du sud, eut cette réponse :"il y a, d’un côté, une administration absente et, de l’autre, des citoyens mécontents de leur sort et de leur situation. À Ghardaïa ou ailleurs, il ne s’agit nullement de problème ethnique ou communautaire, mais tout simplement de préoccupations et de considérations sociales strictement locales face auxquelles l’administration n’est pas à la hauteur requise" !
Comme si cela suffisait à justifier l’atrocité de l’agression châambie sur une communauté qui n’aspire qu’à vivre en paix ! Si ce n’est pas un problème ethnique ou communautaire, pourquoi ne pas s’en prendre, dans ce cas, aux symboles d’un Etat défaillant ? Faut-il rafraichir la mémoire à monsieur Benbitour, pour lui rappeler, à lui dans son arrogance, et qui maladroitement tente d’innocenter ses congénères châambas, que toute l’administration de Ghardaïa est sous l’emprise et le contrôle exclusif des Châambis, pour ne pas dire d’originaires de Metlili, sa région natale ? S’il ne s’agissait pas d’un problème ethnique et de l’obsession fanatique de la communauté arabe à en découdre par le sang afin de punir la volonté de la communauté amazighe du Mzab à vouloir s’arracher à l’emprise arabo-islamiste, pourquoi alors le FLN [5] n’avait-il pas respecté le choix historique des électeurs mozabites qui ont préféré porter l’un des leurs (Nacer-Dine Hadjadj) comme maire sous la bannière d’un parti laïc, le RCD [6], cas unique dans les annales des traditions politiques locales ? Pour punir les citoyens mozabites, le FLN et ses alliés islamistes n’ont pas hésité à mettre l’ensemble de Berriane [7] à feu et à sang et contraindre, ainsi, le maire à céder, impuissant, son poste à l’ex parti unique. Ah, ces Hilaliens ! Il faut savoir que les Châambas sont originaires de Metlili, une ville distante d’une quarantaine de kilomètres de Ghardaïa ville. L’ensemble des communes de Metlili, peuplées par des populations arabophones, sont très favorisées en projets économiques par un pouvoir tout autant arabe, et ce du temps de Benbitour comme chef du gouvernement jusqu’à Benbada aujourd’hui. Au sujet des Châambas, certains prétendent qu’ils sont d’origine amazighe mais fondamentalement arabisés au cours de l’Histoire. D’autres, au contraire, affirment que vu leur comportement de destructeurs permanents et de spoliateurs attestés, ils ne peuvent être que les "nobles" héritiers des Banou Hilal [8].
Avant 1962, la majorité des Arabes dit étrangers, aussi bien de Ghardaïa-ville que des deux autres pentapoles, Berriane et Guerrara, distantes du chef-lieu du département de Ghardaïa respectivement de 40 et 100 kilomètres, vivaient dans des tentes éparpillées dans le désert. Ils étaient des travailleurs nomades saisonniers "Ixemmasen" [9] que les Mozabites employaient depuis des siècles pour notamment cueillir des dattes. Les Mozabites, à qui appartient le pays, sont bien évidemment propriétaires des oasis situées en contrebas de leurs habitations construites sur des monticules rocheux et entourées de vieux remparts qui les protègent des incessantes agressions extérieures. Après 1962, le nombre de ces Arabes s’est vu accroître considérablement au point qu’ils se revendiquent propriétaires légitimes des territoires qu’ils ont spoliés par la grâce de la politique de sédentarisation entreprise par Houari Boumediene [10]. La direction des domaines du département de Ghardaïa, sous le monopole exclusif des Arabes châambas, a donné instruction, à maintes reprises, aux services régionaux de régulariser en attribuant des actes dûment signés à tous les squatteurs de parcelles de terrain. Aujourd’hui, au nombre probablement égal et vu la sacrosainte constante du "wahabo-malékisme" [11] d’Etat, ils se sentent légitimés dans leur "foutouhate" [12] anti mozabite et ibadites [13], qu’ils considèrent d’ailleurs hérétiques, pour le seul dessein de s’approprier davantage de biens par la force.

Toutefois, il faut préciser que Metlili [14] est une ville conquise depuis au moins dix siècles. Ses habitants, les Châambas, ne représentent qu’une petite partie d’un grand ensemble arabophone, celui-là plus nombreux, venu de Djelfa, Laghouat, Tiaret et des immenses "Hmada" [15] des Hauts plateaux et installé après 1962 à la périphérie des sept pentapoles Mzab et à même le lit des fleuves. La rivalité n’est donc pas qu’entre Mozabites et Châambas, mais aussi et surtout entre Mozabites et les nouveaux débarqués, alliés des Châambas, à visées expansionnistes. Maintenant, l’intention derrière leur sédentarisation, juste après l’avènement de l’Etat algérien, était, sans doute, louable mais c’était sans compter sur les visées hégémoniques de l’idéologie arabo islamiste que les Arabes s’empressèrent d’épouser et qui renforça en eux le sentiment d’uniques héritiers exclusifs et légitimes de la guerre d’Algérie.

Ghardaïa devient, selon leur vision, un butin de guerre du fait que tout le territoire algérien fut la propriété du colon français. Cette légitimité qui justifie même le crime s’est consolidée par un ensemble de préjugés savamment inculqués et diaboliquement distillés et qui prêtent aux Mozabites une origine juive ! Une agression quasi conquérante motivée par une velléité à l’extermination raciale et qui s’est donc appuyée sur une idéologie pervertisseuse et négativiste au dessein d’occultation de l’Histoire millénaire d’une minorité, restée fièrement amazighe, propriétaire d’un territoire hérité depuis des siècles ! Une idéologie criminelle qui, dans sa soif d’anéantissement et son son élan quasi inné à commettre l’ethnocide anti-amazigh, est allée jusqu’à détruire les gravures rupestres dont regorge la région et qui ne désespère jamais d’effacer et de faire de la minorité mozabite une communauté étrangère sur son propre territoire millénaire !


Chabane Timecriwect.

Notes

[1] Abderahmane Hadj Nacer La Martingale algérienne, réflexion sur une crise, Edition Barzakh, Alger, 2011.

[2] Metlili est une ville située à environ 40 km au sud-ouest de Taghardayt (Ghardaïa)

[3] Ahmed Benbitour est actuellement sénateur algérien. Il a exercé les fonctions de premier ministre dans le gouvernement algérien du 23 décembre 1999 au 26 août 2000. Il a eu aussi à exercer, quoique brièvement, les fonctions de ministre des finances. En décembre 2012, il a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle algérienne de 2014. Il est né le 20 juin 1946 à Metlilii.

[4]  : Tolbas : prestidigitateurs très influents, liées à la zaouia kadiria, qui, sous la légitimité religieuse, sont chargées de propager des messages politiques et idéologiques au sein d’une population fortement arabisée et islamisée.

[5] FLN Front de libération nationale un parti algérien.

[6] RCD : Rassemblement pour la culture et la démocratie un parti né en 1989 suite à la pseudo ouverture politique du régime algérien qui a vu un foisonnement de partis politiques. Tout comme le FFS (Front des forces socialistes), le RCD est un parti basé principalement en Kabylie et dont la direction est également dans sa quasi-totalité kabyle.

[7] Berriane est une des communes mixtes du département de Ghardaïa. La ville de Berriane est située à environ 45 km au nord de Taghardayt.

[8] Banou Hilal est une tribu arabe, originaire de la péninsule arabique, dont des membres sont venus dévaster une partie de l’Afrique du Nord au milieu du onzième siècle. Ils ont commis pillage, massacres et ont dévasté tout ce qu’ils ont trouvé sur leur passage. Pour ainsi dire, le terme "hilalisme" qui sera synonyme de dévastation barbare et sauvage peut légitimement trouver sa place dans le dictionnaire !

[9] Ixemmasen : Ils travaillent pour des propriétaires terriens et touchent un cinquième de la récolte.

[10] Houari Boumediene est un dictateur algérien qui s’est emparé du pouvoir par la force, suite au coup d’Etat du 19 juin 1965. Jusque-là, il fut le ministre de la défense du gouvernement Ben Bella lui-même arrivé au pouvoir par la force en 1962 grâce à l’armée des frontières. En plus d’être l’un des dictateurs du siècle dernier, Houari Boumediene était acquis à l’idéologie arabiste et n’avait pas caché son racisme anti-amazigh

[11] Wahabo-malékisme : idéologie de ceux qui ont promu l’islam comme religion de l’Etat algérien, et qui sont des Malékites très fortement influencés par le wahabisme et qui ne reconnaissent pas l’Ibadisme comme un rite musulman.

[12] foutouhate : croisades islamiques.

[13] Ibadites : ceux qui pratiquent le rite ibadite dans la religion musulmane. L’Ibadisme est un courant dans l’islam qui attire d’ailleurs l’hostilité des courants dominants (sunnisme et chiisme). En Afrique du Nord, ce courant n’existe que chez certaines communautés amazighes comme les Mozabites, les Berbères de Djerba et ceux d’Adrar n Infusen en Libye.

[14] Metlili est une ville conquise par les Banou Hilal : la preuve en est, entre autre, la présence de quelques vestiges notamment une ancienne mosquée mozabite avec des signes évidents d’une architecture identique à celle toujours en vigueur dans les villes proprement mozabites d’aujourd’hui. Il y a aussi l’étymologie amazigh du toponyme "Metlili" qui serait un mot composé qui signifie "Tamemt + lili" (miel amer) : "lili" de "Ilili" qui est une plante très amère. Tamemt-lili fut donc une oasis comparable à l’Eden sur terre en raison de la richesse de ses terres et qui, depuis, devient un paradis perdu dans l’imaginaire mozabite. Les habitants d’At Mlict, Melika, ville mozabite, seraient les anciens habitants de Metlili.

[15] Hmada : terme arabe désignant les plaines des Hauts plateaux algériens.

Articles dans la rubrique :

Actualité
11/07/14
2
Tout laisse à croire que c’est le sort qui est réservé au Mzab, du moins le Mzab qui (...)

Lire l'article

09/07/14
0
C’est un véritable cauchemar que la monarchie marocaine et ses institutions font subir (...)

Lire l'article

08/07/14
6
La question amazighe n’est pas une simple affaire ou une question d’ordre (...)

Lire l'article


Rejoignez nous


11 Messages de forum

  • Quelques vérités sur les évènements de la Vallée du Mzab 9 janvier 05:17, par AÉ£erman n imal (futur citoyen).

    Merci mass Chabane Timecriwect.

    Je voudrais juste apporter quelques éléments concernant cette situation relative au Mzab. Il n’y a aucun doute quant à dire que Metlili fut à l’origine une cité-palmeraie d’origine amazighe. Sa date de fondation est controversée déjà pour son histoire agitée. Il n’existe pas à ce jour des éléments fiables qui puissent permettre de donner une datation exacte de la fondation de Metlili. Je dirais que son histoire est bien sujette à des polémiques soulevées par les différents historiens qui se sont penchés sur la question. Même les historiens les plus sérieux n’osent pas encore confirmer la date de fondation de Metlili. Ce que je puis confirmer de ma part, c’est que la fondation de la cité de Metlili doit être postérieure au onzième, voire douzième siècle.

    Ceci étant dit, je voudrais confirmer 2 évidences :

    1- Le Ksar de Metlili fut fondé par des amazighes du Mzab et non pas par les Chaâmba qui, jusqu’aux derniers siècles, ont essentiellement évolué dans un mode de vie nomade. Toutes les données historiques, architecturales se manifestent à confirmer ce fait. Comme certains gens veulent le confirmer, c’est une aberration historique de dire que les Chaâmbas avaient fondé Metlili en date de 1056, alors que même les arabes nomades qui déferlèrent sur l’Afrique du Nord n’existaient même pas au 11ème siècle dans la région du Mzab (2).
    2- La date de fondation de cette cité fortifiée (aɣerm, en amazighe et ksar, en arabe) doit être postérieure à celle de la fondation du premier Ksar de la région du Mzab (dans sa phase historique amazigho-ibadhite). Et si la date de la fondation du premier aɣerm dans le Mzab (amazigho-ibadhite) qui est bien entendu Tağnint, remonte aux alentours de 1010, celle de l’aɣerm de Metlili devait remonter à une date qui venait quelques siècles après.

    Je vais donner 2 noms de lieux d’origine amazighe que j’ai relevés ces dernières années à Metlili. Il existe un grand quartier en pleine ville de Metlili qui s’appelle depuis toujours « Timekreṭ », ce qui, facilement, peut être traduit par l’Amazighe du Mzab : « cambrioleuse, voleuse » ; son masculin « imekreḍ » signifie « voleur, cambrioleur, larron », du verbe « aker » « voler, dérober, cambrioler ». Il doit y avoir surement une histoire à laquelle s’attache le toponyme « Timekreṭ ». En visitant une fois la ville de Metlili, un nom de lieux (à usage agricole) a attiré très rapidement mon attention. Je fais allusion à « Timdaqqsin ». Je développerai un tout petit peu son étymologie bien expliquée par la langue amazighe.

    A propose de ce nom géographique, je vois là qu’il provient d’une racine de forme [DQS]/[DГS]. Le même nom est attesté au Maroc. Il s’agit du féminin singulier tamedɣust. Je songe au cas de Timdaqqsin à son singulier tamdaqqest. Je sais qu’en toponymie nord-africaine, tamda renvoie aux sens de « mare, réservoir naturel d’eau, lac, étang, flaque, vivier, gouille, etc. » et qqes à ceux de « piquer, éperonner, darder ; applaudir ; aiguillonner ; éclater ; exploser ; claquer ; rompre ; être fermé, etc ». Pour Timdaqqsin, je songe en bref au sens de « jardins de palmeraie irrigables ».

    Quant au fameux nom de Metlili, lui aussi vient de la langue amazighe. Il aurait sans aucun doute été donné dès la fondation de cette dernière et avant même que les At Mzab ne l’abandonnent. Sans entrer dans les détails, je pense que Metlili que les vieillards du Mzab prononcent à ce jour « Ametlili », peut véhiculer le sens de « massif montagneux isolé qui s’élève au-dessus de la plaine ». Par ailleurs, le même toponyme est attesté en plusieurs lieux nord-africains.

    La ville de Metlili garde à ce jour des traces évidentes de son origine amazighe. Même les gravures rupestres d’origine amazighe doivent exister dans la zone de Metlili. L’autre nom de lieux « Bassa », de souche amazighe, est attesté à Metlili. Il doit provenir du nom d’une grande famille (d’origine toujours amazighe) détentrice jadis de terrains à Metlili. Même le minaret du Ksar de Metlili (3), entant que monument architectural du Mzab, a été démoli sans laisser de trace pour en construire un autre d’une autre configuration architecturale (photo de l’ancien minaret du vieux aɣerm de Metlili : http://static3.akpool.de/images/car...).

    Il me parait qu’un important nombre d’At Mẓab de la ville d’At Mlict (Melika, en arabe) furent impliqués dans ces attaques menés par les Chaambas. Dans ces vicissitudes historiques, les At Mlict avec une suggestion parvenue d’un Cheikh arabe appelé Bahous, avaient fini par accepter une « solution ». Cette suggestion consistait à échanger-sacrifier un nombre de familles d’At Mlict contre d’autres familles arabes « Châambas » (branche des Banu Hilal). Ainsi la suggestion fut mise en application par les 2 parties et une convention de paix et d’alliance serait signée aux alentours de 1317. Jusqu’à ces dernières décennies, les Châambas ne cessaient de se rendre au Souk de Taɣerdayt pour rechercher leurs alliés At Mẓab d’At Mlict. L’histoire se souviendra.
    De cet événement historique et après presque 7 siècles, je tire 2 petites conclusions que les voici :
    1. Les At Mlict, qui furent installés et sacrifiés en otages pour demeurer à Metlili, sont devenus arabophones et malékites. Mais malgré leur intégration linguistique et rituelle dans la population arabophone, ils forment à ce jour une caste à part. ils sont aux yeux des autres des « khamsiya » (cinquièmes), c’est-à-dire appartenant avec discrimination au rite ibadhite qui n’est ni admissible ni tolérable.
    2. Les Arabes, qui furent installés et sacrifiés pour demeurer définitivement à At Mlict, sont restés tels quels. C’est-à-dire arabes et malékites. Ils sont par ailleurs et jusqu’à ce jour la source de tant de conflits et d’antagonisme à l’échelle de l’aɣerm At Mlict.

    Notes :
    (1) Âallouche lui-même, est un nom amazighe de la région du Mzab. Il renvoie dans la variante du Mzab, au sens de « agneau ». Il me parait que c’est un âarch doué pour l’élevage.
    (2) Ibn Kheldoun confirme que l’arrivée des 2 premières tribus mères des ces arabes nomade, à savoir les Hilal et les Soleim, fut après 1050. Les Hilal furent à leur arrivée formés des familles suivantes : Djachem, Athbedj, Riyah et Zughba, Rabiâ et Âadi. Les Fatimides (qui sont des amazighes de Kutama) les utilisèrent pour réprimer les At Ziri (Zirides) d’abord alliés puis vassaux. Cela fait partie de notre histoire. En guise de vengeance, AI Mustanser (un amazighe fatimide) écrivit alors au gouvernement de l’Afrique du Nord une lettre dont il écrivait : « Nous vous envoyons des coursiers rapides et des hommes intrépides… ».
    (3) L’aɣerm de Metlili fut construit par les At Mzab ; et même le premier minaret de l’actuelle mosquée (située intra-muros) qui, en étant un monument historique plus ancien même que les USA, témoignait certes de la présence première et de la fondation par les At Mzab de l’ancienne cité de Metlili, serait démoli pendant les premières décennies du siècle écoulé pour qu‘on en construit un autre (http://www.vitaminedz.com/photos/96...). Touts les vestiges et toutes les anciennes photographies indiquant l’ancien aɣerm, en témoignent !

    Aɣerman n imal (futur citoyen).

    Répondre à ce message

    • Quelques vérités sur les évènements de la Vallée du Mzab 9 janvier 18:25, par Chabane Timecriwect
      je vous remercie infiniment Monsieur pour toutes ces précisions et preuves qui témoignent, on ne peut plus clairement, de l’invasion de Metlili par des hordes châambies et qu’à l’origine, cette ville, aujourd’hui entièrement arabe, fut bel et bien amazigh mozabite. Nous sommes de tout cœur avec nos frères At ighersan. ug meccan i tfez tiyni takburt.

      Répondre à ce message

    • @AÉ£erman n imal (futur citoyen),

      salut à toi, "magicien des mots"...
      contente de te savoir toujours là...

      Bonne année !

      Répondre à ce message

    • Je vous propose , si vous ne l’avez fait déjà , d’essayer de trouver la signification du toponyme Medrissa , localité de la wilaya de tiaret . Son étymologie ne se rapprocherait-elle pas de celle de Tamedghust au singulier et Timedghas au pluriel ? ( je m’excuse pour la transcription )

      Répondre à ce message

      • Permettez-moi d’intervenir brièvement à propos de Medrissa.
        Medrissa est une commune faisant partie de la Wilaya de Tihert. L’origine de sa création urbaine remonte à l’époque coloniale française, et la première implantation fut choisie tout près d’une ancienne source appelée « Ain Medrissa », à présent tarie.
        Le domaine amazighe duquel fait partie cet ex-village, est zénète. Il parait qu’il subsiste encore un certain vocabulaire qui, à ma remarque, relève bien de l’Amazighe zénète. Je cite le nom « twiza » qui véhicule la forme d’entraide collective. Par rapport à l’autre variante « tawiza », comme il peut être constaté, l’absence de l’article /a/ est un fait linguistique lié à la variante amazighe zénète.
        Je vais m’intéresser rapidement au rapport linguistique de la société à son environnement, à la dénomination de son espace, de manière précise à la toponymie dont j’estime qu’elles recèlent une dimension anthropologique amazighe bien profonde. Mon essai de compréhension de ce nom géographique s’appuie sur cette forme toponymique cristallisée dans ce que je puis appeler l’histoire et l’origine même de sa provenance.
        Pour tirer une petite conclusion, j’émets quelques remarques :
        1- Le toponyme dès son origine, gravite autour d’une source d’eau dite « Aïn Medrissa ».
        2- L’appellation « Aïn », comme cela se passe ailleurs, peut être une pure substitution à l’authentique amazighe « tiṭ » (source).
        3- La source naturelle, même si elle est tarie de nos jours, peut être d’ancienne existence.
        4- L’histoire ne renseigne pas qu’il existait une école traditionnelle autour de la source « Aïn Medrissa », pour aller dire que « Medrissa » découle de l’arabe « Madrassatun ».
        5- La forme « Medrissa » est une forme dont on peut supposer que la consonne /r/ du français serait, comme dans d’autres toponymes nord-africains, à ramener à /Ɣ/.
        6- D’anciennes forme onomastiques telle MƔila, Sidi Abdel Qader Medrissa, Lalla Akerma sont à rapprocher des saints et de la sainte tutélaire des tribus berbères dont parlait Ibn Khaldun.
        7- Si je suppose que « Medrissa » est arabisation d’un toponyme de souche amazighe et que le /r/ se pronoçait /Ɣ/, je serais conduit à déduire la forme initiale MedƔis.
        8- L’un des toponymes les plus proche de « Medrissa » et qui fait partie du domaine amazighe zénète, est ce lui de Medracen (mausolée daté du 3ème siècle av. J.-C.) situé dans la Wilaya de Batna, dans les Aurès. Je fais remarque que ce dernier est également transcrit Madracen (avec un /r/), Madghacen et Madghacen.
        Suite à ces remarques, je puis ramener en conclusion, « Medrissa » de l’amazighe MedƔis qui, selon Ibn Kheldun, n’est que l’ancêtre supposé de l’une des 2 branches amazighes, à savoir Branès et MedƔis/MedƔas, est MedƔasen (un pluriel) que les auteurs arabisants avaient arabisé en « El-Butr ».
        Nat Mẓab.

        Répondre à ce message

    • Été vous sûre que kasar est arabe ? Parce que aghram est le masculin de taghramt Et kasar existe en egypte avant même la n aisance d Ibrahim et de Luis vien le mot luxe qu ont appelé aujourdhuit l uxor palet du pharaon et c est en Afrique du Nord ce n’est pas l Asie Sud west !

      Répondre à ce message

  • Excellent article, il montre l’origine des assauts répétés sur les Mazb. L’état central réactive les Chaambis à chaque fois qu’il juge nécessaire, velléités d’ethnocide ou désir de diversion, les tenant et les aboutissants sont à l’œuvre !!! cet événement est en lien étroit avec celui déclenche en septembre contre les Touareg de Ain Deq, là aussi on a dressé des hordes d’arabes contre des citoyens paisibles les Touaregs. A quant un évènement dans l’aures, chez les Ichenwiyen, et un massacre en Kabylie ???? décidément, la diversité est l’obsession du pouvoir araboislamique algérien. Merci à L’auteur et merci à Tamazgha qui fait un travail de pédagogie, d’explications didactiques pour la défense de la dignité humaine Amazigh.

    Répondre à ce message

  • Quelques vérités sur les évènements de la Vallée du Mzab 11 janvier 18:07, par Une homme pas comme les homme

    Monsieurs

    Une precision plus pour Hadjadj nacereddine,et un elements choisi par les decedeure de ces evenements de Berriane pour le montage de senario de Berriane la preuve Hadjadj il a un salaire fixe avant les election et j’usqua maintenent pour faire le role dans le teatre des massacre. et pour la detruire du Mozabites , c’est le mouvment international d’eleminer toutes les comunaute musulmane , surtout les minorite comme le Mzab.la laicite elle meme est un programe de detruire ,pour se la ces elements la tous son des vendeure de leure societe (les elements du RCD).

    Répondre à ce message

  • mercie camarade l’eclereure

    Répondre à ce message


modération à priori

Ce forum est modéré à priori : votre contribution n'apparaîtra qu'après avoir été validée par un administrateur du site.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)