Vendredi 23 mai 1980.
Il semble bien que depuis près de deux mois le stade de Tizi-Ouzou n’est pas vu évoluer l’équipe de la JET, car le terrain est victime d’une véritable suspension afin d’éviter les manifestations de spectateurs (quinze à vingt-mille places). Néanmoins, en demi-finale au stade du 5 juillet, les supporters de la JET brandissaient des emblèmes jaunes et rouges avec les inscriptions "jeunesse sportive de Kabylie", en caractères latins, ainsi que des inscriptions en tifinagh. Ils ont également scandé : "Libérez les détenus".
Par ailleurs, certaines rumeurs parlent de plusieurs nouvelles arrestations à Alger lors de la manifestation du 19 mai.
Samedi 24 mai 1980.
Les informations en provenance de Tizi-Ouzou font état du maintien de plusieurs fourgons de police antiémeutes à l’entrée de la ville. L’université est en principe toujours en grève, mais une assemblée générale prévue pour le dimanche doit statuer sur la reprise.
En revanche, à Alger, d’importantes forces de police cernaient la faculté centrale et tentaient d’empêcher une assemblée des grévistes. La police commence même à demander les cartes d’étudiants et à fouiller les personnes. La grève est à présent générale. Bab Ezzouar est également en grève et il y a des bagarres sanglantes à coups de hâches. En fait à la faculté centrale, rue Didouche, un commando d’une trentaine d’intégristes arabisants a tenté de semer la terreur, ils ont finalement reculé devant la détermination des grévistes. Tout le monde à présent réclame la libération de tous les détenus. A Bab Ezzouar, les étudiants grévistes auraient réussi à faire venir en renfort les ouvriers de la DNC face aux intégristes.
Dimanche 25 mai 1980.
La conférence pédagogique nationale qui devait pour les juristes se tenir le 29 mai à Tizi-Ouzou, est fixée finalement à Alger. En fait aucune conférence pédagogique ne pourra se tenir sérieusement, faute de préparation. La faculté centrale d’Alger est en réalité fermée peu à peu ; les policiers fouillent tout le monde sauf les intégristes "frères musulmans" qui entrent armés. A Bab Ezzouar, les enseignants déclarent qu’ils ne peuvent enseigner dans le climat de violence instauré par les commandos de frères musulmans. On apprend qu’à Tizi-Ouzou, le principe de reprise des cours a été voté.
Lundi 26 mai 1980.
A Tizi-Ouzou, effectivement, les étudiants ont globalement décidé la reprise des cours et constitué des commissions pour animer la continuation du mouvement.
Commission 1 : Libération des détenus.
Commission II : Animation culturelle (berbère).
Commission III : Démocratisation de l’université.
Les étudiants et enseignants se sont réunis par instituts et ont discuté des modalités respectives de reprise de cours et de validation du semestre. En fait, l’atmosphère est à la fois à la détente et à la fermeté de la part non seulement de la communauté universitaire, où bizarrement tout le monde est dans le coup (y compris Mostefaoui, Arab, Stambouli, etc.), mais même de la part de toute la population.
A Alger, les grandes AG et meetings annoncés à grand renfort de tracts dramatiques (contre le fascisme intégriste) par l’UNJA/CNE et par la FTEC/SNESUP tournent à l’échec, en raison notamment de leur attitude "sectaire" puisqu’ils ne réclament pas la libération immédiate et inconditionnelle de tous les détenus, mais seulement de ceux dont les "liens à l’impérialisme" ne sont pas prouvés !
22 mai 1980
20 et 21 mai 1980
Du 16 au 19 mai 1980
Du 5 au 15 mai 1980
3 mai 1980
1er mai 1980
Du 21 au 28 avril 1980
21, 22, 23 et 24 avril 1980
Dimanche 20 avril 1980
Samedi 19 avril 1980
Vendredi 18 avril 1980
Jeudi 17 avril 1980
Mercredi 16 avril 1980
Mardi 15 avril 1980
Lundi 14 avril 1980
Dimanche 13 avril 1980
Samedi 12 avril 1980
Vendredi 11 avril 1980
Jeudi 10 avril 1980
Mercredi 9 avril 1980
Mardi 8 avril 1980
Lundi 7 avril 1980
Dimanche 6 avril 1980
5 avril 1980
4 avril 1980
Du 26 mars au 1er avril 1980
Du 9 au 25 mars 1980