Insi : Ça va ?
Ouyehya : Hamdou Lilah !
Insi : Et Boutef ?
Ouyehya : Il va bien, Hamdou Lilah..
Insi : Tout le monde va bien alors ?
Ouyehya : Oui, grâce à dieu, tout le monde.
Insi : Même le peuple ?
Ouyehya : Celui de mon parti, va bien. Et, grâce à dieu, voire même très bien.
Insi : Et les autres ?
Ouyehya : Les autres sont les ennemis de l’Algérie.
Insi : C’est à dire les tiens !
Ouyehya : Tbarak Llahu fik !
Insi : Que penses-tu du retour de Rachid Ali Yahya ?
Ouyehya : C’est une bonne nouvelle.
Insi : Pourquoi ?
Ouyehya : Depuis sa retraite, l’équipe d’Algérie algérienne de football n’a pas marqué le moindre but. lol.
Insi : Tu plaisantes ?
Ouyehya : En ai-je l’air ?
Insi : En ce moment tu parles beaucoup de tamazight. Ça y est, tu t’amazighises ?
Ouyehya : Non, je prends des cours de linguistique avec Sidi Dourari, a-γ-d infeε ṛebbi s lbaṛaka-s !
Insi : Tu te sens toujours Kabyle ?
Ouyehya : Ça dépend. Par exemple, lorsque j’ai envie de manger des figues, avec lâar...ouch.
Insi : Comment comptez-vous, toi et Boutef, rétablir la paix en Kabylie ?
Ouyehya : En tuant tous les Kabyles, si dieu le veut !
Insi : T’es sérieux ?
Ouyehya : Voilà votre problème, vous les Kabyles. Vous nous croyez que lorsqu’on vous raconte des sornettes.
Insi : Ou des sourates ?
Ouyehya : Exactement. Tope la. Elle est bonne celle-là. Je la raconterai à mes collègues au prochain conseil des sinistres... pardon, des ministres.
Insi : Il parait que c’est toi qui remplaceras Boutef ?
Ouyehya : Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours......
Insi : Surtout quand on n’est pas soi-même (le) chasseur.
Ouyehya : Et c’est qui le chasseur d’après toi ?
Insi : Tou-fik, comme bat-fik !
Ouyehya : C’est cela. Et moi alors ?
Insi : Disons... son rabatteur.
Ouyehya : J’accepte pourvu que le gibier soit kabyle.
Insi : Tu vois, t’as vraiment une canine contre les Kabyles.
Ouyehya : Tu me prends pour un chien ?
Insi : Non. T’as juste les oreilles...
Ouyehya : Continue…
Insi : Les oreilles... je cherche le mot... Rabattues.
Ouyehya : Mais encore ?
Insi : Et tu te nourris des os de tes ancêtres.
Ouyehya : Quels ancêtres ?
Insi : Tes ancêtres kabyles.
Ouyehya : J’aime aussi le sang de leur descendance.
Insi : Que penses-tu du MAK ?
Ouyehya : La même chose que pense Saïd Sadi.
Insi : Que penses-tu du RCD ?
Ouyehya : La même chose que pense Aït Ahmed.
Insi : Que penses-tu du FFS ?
Ouyehya : La même chose que pense Rachid Ali Yahya.
Insi : Que penses-tu des Arouches ?
Ouyehya : Lesquels, ceux d’Abrika ou les autres ?
Insi : Disons... les plus sincères.
Ouyehya : Je pense la même chose que pense Abrika.
Insi : De la vraie langue de bois.
Ouyehya : N’insulte pas ma langue officielle.
Insi : Un dernier mot ?
Ouyehya : Je dédie ma prochaine nomination à la tête de l’Etat, grâce à dieu, à mes amis Ould Ali, Khalida, Hannachi, et tous les Kabyles qui œuvrent, grâce à dieu, à construire une Algérie forte, arabe et musulmane, sur les ruines de la Kabylie belle et rebelle.
Insi : T’as pas peur de Saïd Bouteflika ?
Ouyehya : Grace à dieu, Touf le tient en joue.
Insi : Et toi, grâce à dieu, le joujou avec lequel il le tient en joue.
Ouyehya : Gardes !
Des militaires descendent du ciel, de chez Allah, tentent d’interpeler Insi. Mais la vigilance légendaire de celui-ci lui a permis, une fois de plus, de leur fausser route.




