Dans un communiqué daté du 15 février 2006, l’Inalco rend compte de la signature, le 14 février, d’une convention-cadre "pour la mise en place d’une préparation à l’épreuve facultative de berbère au Baccalauréat dans les établissements du second degré " entre le Ministère de l’Education Nationale, représentée par la DESCO (Direction de l’enseignement scolaire), et l’INALCO. Dans son communiqué l’Inalco qualifie cette initiative du Ministère d’"ouverture décisive".
En effet, c’es la première fois que le Ministère de l’Education nationale prend un tel engagement en faveur de l’enseignement de la langue berbère.
A noter que, selon les premiers éléments qui marquent cette convention, la mise en place d’enseignements dans les établissements scolaires sera fonction de la demande enregistrée. D’où la nécessité de l’implication du mouvement associatif berbère qui doit assurer une publicité de cette convention-cadre ainsi qu’une sensibilisation des lycéens et notamment des parents afin qu’ils effectuent la démarche de demander cet enseignement de la langue berbère au sein de leurs établissement.
Nous reviendrons certainement sur ce dossier et allons contribuer afin de faire en sorte que cette convention puisse, enfin, déclenche le processus de mise en place d’un véritable enseignement de la langue berbère en France.
Nous publions ci-après le communiqué de l’Inalco ainsi que l’annexe comportant Quelques précisions sur les dispositions la convention-cadre qui a accompagne le communiqué.
La Rédaction
a- Des classes de préparation à l’épreuve pourront être mises en place dans des établissements publics d’enseignement du second degré qui en feront la demande.
Les établissements concernés par ces expériences seront identifiés en fonction de la demande et de l’encadrement disponible, du nombre et de la concentration géographique des candidats aux épreuves de berbère au baccalauréat au cours des années précédentes.
Ces préparations pourront porter, en fonction de la demande locale, sur l’une ou l’autre des variétés de langue berbère pour lesquels un sujet est proposé à l’épreuve du baccalauréat (actuellement : kabyle, chleuh et rifain), dans la limite de 26 heures annuelles de formation.
b- Les académies intéressées définiront par une convention spécifique avec l’INALCO les conditions détaillées des séances de préparation. Ces séances pourront être assurées :
soit par des enseignants de diverses disciplines, professeurs certifies, agrégés ou maîtres auxiliaires, titulaires d’une Licence ou d’un grade supérieur en langue berbère. Ces enseignants seront rémunérés en heures supplémentaires.
soit par des personnes proposées par l’INALCO, parmi ses étudiants avancés, ses anciens étudiants et ses collaborateurs, titulaires d’une Maîtrise de langue berbère ou d’un grade supérieur, rémunérés sous forme de vacations.
Pour sa part l’INALCO s’engage :
à mettre à disposition des intervenants les matériels pédagogiques nécessaires (« Annales du Bac », anthologies de textes, outils grammaticaux et autres) ;
à identifier et sélectionner, parmi ses étudiants avancés, ses diplômés et ses collaborateurs, les formateurs aptes à assurer les séances de préparation.
à répondre favorablement aux demandes d’intervention en vue de la formation des formateurs, dans le cadre des palans académiques de formation.
De son côté, le MENESR-DESCO s’engage à informer les recteurs d académies de la possibilité de mise en place de telles séances de préparation.
Le texte précise également qu’en considération du caractère expérimental de cette opération, la convention pourra à tout moment donner lieu à la conclusion d’avenants destinés à en préciser ou adapter les modalités d’exécution.
Une bonne nouvelle pour commencer l’an 2956 après celle de la celebration de Yennayer à la mairie de Paris. Enfin, M. Salem Chaker "rèhabilité" dans ses "droits" apres la gueguere stupide que l’on sait. Reste maintenant à passer aux choses serieuses : Informer et sensibiliser les parents pour inciter leurs progenitures à s’y interesser. Ceci relève du travail associatif afin que tamazight prend son bonhomme chemin comme toutes les autres langues.
Peut-on esperer voir un engouement des Amazighs de France après des decennies de jacobinisme et d’aliénation ?
Je garde mon minimum d’optimisme et de patience tout en félicitant l’Inalco, et le CRB particulièrement, du recouvrement de dignité raptée l’anné dernière !
Enfin on est sur le chemin de l’enseignement normal du berbere par l’education nationale au programme dans tout type d’établissement et de classe à suivre.....
MPOC-Adhérent TAMAZGHA
Je suis ravi que l’enseignement bèrbère est appliqué dans des etablissement et c’est pour cela que je vous solicite l’adresse exacte pour vous cantacter,ou votre numéro de téléphone pour que je puisse apprendre ma langue bèrbère .