Ouvrage de référence sur la cuisine kabyle publié aux Editions Edisud.
Avant de livrer les recettes au lecteur, l’ouvrage propose une intéressante introduction de Farida Aït Ferroukh sur l’alimentation et l’art culinaire des Kabyles.
Dans ce texte très bien documenté, Farida Aït Ferroukh revient sur la place des céréales dans la cuisine kabyle. Ces céréales sont l’aliment (et l’élément) indispensable et incontournable. Elle explique les différentes étapes de traitement des céréales ainsi que les techniques de maniement de la pâte (pétrissage, aplatissement,...). Elle énumère les différents types de plats cuisinés. Elle relève ainsi quatre principaux modes de cuisson : cuisson à la vapeur, cuisson sous forme de bouillon, cuisson sous forme de soupe et la cuisson dans l’eau ou du lait.
On ne peut parler de cuisine berbère ou kabyle sans évoquer le plat national à savoir seksu (couscous). Ce "plat très ancien et authentique" des Berbères a fait l’objet d’une très bonne description par l’auteur de l’ouvrage. Ainsi, elle explique qu’en Kabylie, à l’exception d’At Yiraten, le plat est appelé seksu. At Yiraten l’appellent, eux, tt’εam qui est un terme arabe qui veut dire "nourriture".
En un peu plus d’une page de l’ouvrage, Farida Aït Ferroukh donne un bref historique sur la naissance du couscous avant d’évoquer la technique de la fabrication de la graine de seksu ainsi que les différentes variétés du couscous existant en Kabylie.
Dans la partie "Le couscous, plat transculturel", l’auteur explique le processus de déculturation que subit seksu notamment à Paris . Elle relève la confusion entretenue entre "semoule" et "couscous". En effet, beaucoup de gens prennent le couscous pour de la semoule. Or, la semoule étant l’élément qui sert à fabriquer la graine qui, elle, est le couscous.
"Victime de son succès, dit l’auteur, le couscous subit le même sort que la pizza et est désormais accommodé à l’orange, aux crevettes, [...]" Par la suite, l’auteur explique comment s’établissent les liens sociaux et se renforcent autour de la nourriture, elle évoque la nourriture et le sacré ainsi que les dons aux invisibles et aux morts.
Ainsi, chez les Kabyles, quelle que soit l’occasion, lfer’h’ naγ lqerh’ (bonheur ou malheur), des offrandes sont faites aux proches comme aux "forces invisibles". Tout un chapitre est consacré à une description intéressante aux diverses pratiques rituelles liées à l’offrande et à la nourriture. Cela montre l’intérêt que porte l’auteur à ce sujet mais aussi sa maîtrise du domaine.
"Alimentation et santé"
L’alimentation kabyle, à l’instar du régime "crétois" assurerait la longévité et une santé excellente. Pour illustrer cette affirmation, l’auteur détaille la composition (y compris la composition nutritve) des principaux éléments utilisés dans la cuisine kabyle. Elle nous explique combien les nouveaux modes de cuisson dévitalisent les aliments : c’est le cas des feux très vifs, des autocuiseurs,... Mais "l’introduction du four à micro ondes et du papier aluminium complique davantage la situation."
Farida Aït Ferroukh finit cette excellente introduction pour expliquer "comment cuire sans nuire".
Le livret de recettes est précédé d’une présentation faite par Farida Aït Ferroukh. Dans cette présentation, elle précise qu’il est difficile de donner des recettes précises dans la mesure que tout dépend de plusieurs éléments subjectifs tel que le rythme de chacun(e) ainsi que de la qualité et la quantité des ingrédients utilisés pour cuisiner. Aussi, la nature des ustensiles utilisés est importante. Il a été difficile aux informatrices de l’auteur de donner des proportions exactes de telle ou telle recette, toutefois des quantités ont été proposées. Il est vrai que la cuisine est une cuisine du coup d’œil. La seule innovation dans les recettes proposées est l’introduction des entrées. Pour le reste, la démarche adoptée par l’auteur a "scrupuleusement respecté l’essence de l’art culinaire kabyle".
Le livret de recettes comprend ainsi 16 recettes d’entrées, 20 recettes pour la fabrication du pain non levé (aγrum) et les plats à base d’aγrum, 19 recettes à base de pâte ou de semoule, 8 recettes de plats à base de légumes, 30 recettes de couscous, 24 recettes de pains et pâtisseries, les recettes d’aguglu (fromage) et iγunan (colostrum) et 10 recettes de boissons.
Si l’ouvrage ne comprend pas de photos, il reste un régal en matière d’informations et de variété et d’originalité des recettes : un livre de référence en matière de cuisine kabyle.
Azwaw at Muh’end
Sommaire
ALIMENTATION ET ART CULINAIRE KABYLES
Honneur et nourriture
Du traitement des céréales à leur dégustation
Les différents types de plats cuisinés
Établissements des liens sociaux et leur renforcement
Nourriture et sacré
Alimentation et santé
Références bibliographiques
LIVRET DE RECETTES
Indications de base
Entrées
Aγrum « pain non-levé » et plats à base d’aγrum
Pains et recettes à base de pâte ou de semoule
Plats à base de légumes
Seksu - Couscous
Pains et pâtisserie
Autres recettes
Boissons
INDEX DES RECETTES
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(recette n° 94, p.124)|]
Ingrédients :
500 g de semoule fine
1 petite cuillère à café de levure sèche (ighes)
1 cuillère à café rase de sel
3 cuillères à soupe de farine
eau
Délayer dans une tasse la levure sèche (si elle est granulée) avec de l’eau tiède ou (si elle est fine), la mélanger à la semoule.
Tamiser la semoule, ajouter le sel, mélanger et mouiller avec un verre d’eau.
Verser ensuite la levure.
Procéder durant 20 minutes à la technique de l’aclax : pétrir avec les deux paumes la pâte en la déchirant et en la poussant vers .l’avant durant 20 minutes.
La pétrir vigoureusement (aârak) pendant 10 minutes.
Goûter la pâte pour voir si elle est suffisamment salée, sinon ajouter un peu de sel dans le plat, le mouiller avec un peu d’eau et l’incorporer à la pâte tout en pétrissant.
Dès que celle-ci est lisse et forme des bulles, la diviser en 2 boules (aqwras), étendre un linge propre sur une surface allongée (table rectangulaire ou plan de travail), le saupoudrer de farine, disposer les boules l’une à côté de l’autre : l’intervalle entre les 2 doit être d’au moins 10 cm car elles vont gonfler.
Aplatir chaque boule, les couvrir avec un autre linge propre et les laisser lever pendant une heure environ.
Dès qu’elles auront doublé de volume, mettre à chauffer un poêlon réservé à cet effet.
Glisser les paumes des mains sous la galette (ou un morceau de contreplaqué), la saisir délicatement pour la poser sur le poêlon (uskir) préalablement chauffé. À feu moyen, la faire cuire sans la toucher. Il faut qu’elle dore et non qu’elle brûle par endroits.
Lorsque le côté qui est en train de cuire est bien doré, pousser légèrement la galette avec la main gauche vers le bord du poêlon (uskir), avec la main droite nue ou à l’aide d’un torchon propre ou d’une spatule, tourner la galette d’un geste rapide mais sûr pour ne pas abîmer la face encore crue. Lorsque le pain est doré, le retirer du feu et l’accommoder avec le mets choisi (huile d’olive, tchektchouka, petit lait, etc.).
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(Recette n° 18, p. 45)|]
Ingrédients :
500 g de semoule
1 demi-verre à thé d’huile d’olive
1 cuillère à café rase ou pleine (en fonction du goût) de sel
1 cuillère à café rase ou pleine (en fonction du goût) de levure sèche*
eau
linge propre
Tamiser la semoule dans le grand plat de bois (tarbut/tabacjit)nhy.
Faire une fontaine, y verser sel et huile.
Diluer la levure dans 2 cuillères à soupe d’eau chaude, la verser sur les ingrédients, ajouter petit à petit un peu d’eau jusqu’à ce que l’ensemble s’amalgame.
Procéder à la technique de l’aclax : pétrir avec les deux paumes la pâte en la déchirant et en la poussant vers l’avant durant 10 minutes.
La rassembler ensuite en formant une boule.
La rouler avec la main droite - si vous êtes droitier(e) - en la soutenant avec la main gauche. L’objectif est d’obtenir une pâte homogène. Prendre la boule et la poser sur le linge propre étalé sur une surface lisse (ou une table), l’aplatir ensuite avec la main droite et travailler les bords de la galette avec la main gauche.
La retourner et aplatir l’autre face afin d’obtenir un toucher lisse. Arrêter le travail dès obtention de l’épaisseur désirée : 1 cm à 1 cm et demi.
Recouvrir la pâte avec un autre linge propre et la laisser reposer 30 à 40 minutes en fonction de la chaleur de la pièce.
Glisser les paumes des mains sous la galette, la saisir délicatement pour la poser sur le poêlon (uskir) préalablement chauffé. À feu moyen, attendre 1 à 2 minutes, piquer la pâte avec le dos d’une allumette pour qu’elle ne gonfle pas. La cuire à feu moyen.
Lorsque le côté qui est en train de cuire est bien doré, pousser légèrement la galette avec la main gauche vers le bord du poêlon (uskir), avec la main droite nue ou à l’aide d’un torchon propre ou d’une spatule, tourner la galette d’un geste rapide mais sûr pour ne pas la casser, et la placer au centre.
Prendre un torchon propre et appuyer doucement sur le côté cuit afin que l’autre côté cuise à son tour de manière uniforme, les pressions doivent se faire sur les bords comme sur le centre de la galette. Lorsque le pain est doré, le retirer du feu et l’accommoder avec le mets choisi : huile d’olive, salade de poivrons et tomates, plats en sauce...
vive les kabyles du monde je trouve que ce texte et cool sauf qu’il est tros long, moi j’aime pas tros lire ces domege que vi=ous avec ma mis les reséte car j’aime la cusine kabyle merci
salut je suis kabyle et ja’aime beaucoup ce que vous faites c’est genial rester comme vous etes ne changez jamais surtout dinar de mostaganem algerie vous avez honorer les tout les berberes du monde merci.
moi aussi je suis kabyle et fiere de l etre je suis tout a fait d accord avec dinar sur ce site il et genial j ai apris pas mal de choses mais a savoir que l essentiel c et ma mere une vrai berbere qui me la appris
Bonjour !
J’aimerais apprendre la cuisine kabyle, si tu es disponible pour m’apprendre fais moi signe sur mon adresse mail : samighout@yahoo.fr ou 06.64.70.42.85
moi je suis française et je suis marié avec un algérien et je prépare c’est repas qui aime de son pays moi j’aime bien manger kabyle ci vous avez la recettes des boulettes et des gateau pour prendre d the je voudrais bien que vous me le passez la recettes de la boulettes je vous remercie
azul felawen, je travaill tout la semaine je mange n inporte quoi mais les wek-end il faut que que je fasse quelque chose de notre cuisin kabyle préféré & je mange trés trés bien donc merci baucoup pour votre rebrique.merci