Ton message est plein d’espoir et me rend enthousiaste parce que je suis heureux de constater qu’il y a encore des gens sensés qui savent pensr justement. Je suis d’accord avec presque tous ce que tu as sauf deux choses. Je ne serai pas long.
– D’une part le fédéralisme : c’est l’affaire de tous les Algériens et non de la seule Kabyle. Parler de fédéralisme en Algérie, c’est parler de ce qui m’appartient c’est à dire l’Algérie. Crois moi pour rien au monde, je ne concéderai un petit bout ne serait ce que minime de mon Algériannité. Nos aïeux, ce sont battus pour elle, ce n’est sûrement pas pour la laisser entre les mains de chiens galeux. Pour Tamazight, j’adopte le même raisonnement.
– La maturité et la conscience politique : Elle nous fait terriblement défaut et chaque jour davantage. En 1789, le Tiers Etat avait réussi à créer un rapport de force face à la noblesse et au clergé en obligeant le Roi Louis XIV à prendre en compte les doléances de tout une partie du peuple. Cela s’est manifesté par la prise de la Bastille en 1789, puis par la création en 1791 de la 1er République et l’avènement d’un système représentatif et parlementaire. Puis deux ans plus tard, la décapitation de Louis XVI.
Aujourd’hui, nous voulons refuser ce combat en se réfugiant dans le fatalisme consistant à dire que nous sommes victimes d’un système raciste qui nous opprime et nous aggresse. Nous n’avons donc pas la consicience de former un peuple parce que la plupart du temps nous nous battons trop pour nos intérêts immédiats et personnels. C’est surtout vrai de l’élite politique Kabyle qui pour la plupart ont démontré tous leur opportunisme lorsque le peuple avait le plus besoin d’eux. Pour prendre l’exemple de Ferhat (que j’admire seulement en tant que chanteur), voyant qu’il était en minorité au sein du RCD et qu’il ne serait jamais intronisé pour la candidature pour la présidentielle 1996, il a crée une coordination face à la commission nationale au sein du MCB à la fois pour essayer de casser la base culturelle du RCD et pour se préserver une visibilité politique. AUjourd’hui il s’est réfugié dans un "Mak" dont personne ne voit la logique ni politique ni associative. Si l’objectif du Mak est de créer un parti et réintroniser Ferhat sur la scène politique, pourquoi base -t-il son programme sur la satisfaction d’un seule revendication de nature institutionnelle : l’autonomie alors que l’Algérie souffre de problèmes plus globaux et plus importants pour les citoyens. L’autonomie n’est pas une fin en soi, c’est un moyen juridique et politique au service de de la mise en oeuvre d’une politique globale.
Si le "Mak" est une association alors son rôle est d’être un moyen de pression sur les décideurs publics et de jouer le rôle d’un syndicat qui défend une cause mais dont la satisfaction n’est nullement garantie. Encore faudrait il pour cela qu’il soit représentatif de quelque chose, de personnes, d’intellectuels, de militants. Or il me semble que le "Mak" souffre d’un déficit de représentation aujourd’hui ce qui d’ailleurs est le cas de la majeure partie des associations.
Quant à l’autre partie de l’élite politique, soit elle a essayé de tirer partie de l’ouverture démocratique concéder par les décideurs du pouvoir, aux prix de manipulation et de campagne d’intox et de dénigrement plus ou moins fructueuses, soit elle est tombé dans le pure opportunisme servile qui consiste à se solidariser avec des décideurs illégitimement élus en Algérie.
Avec ce tableau, tu comprend maintenant pourquoi je doute de la maturité des Kabyles et du peuple Algérien pour gérer la complexité des épreuves que le sort lui a infligé. Soit on se repli sur soi et on attend qu’un jour vienne l’autonomie pour gérer nos tomates et nos chèvres tout seul entre nous, soit on crée un front Républicain mature et responsable au delà des divergences culturelles et ethniques pour rassembler les Algériens et les Kabyles autour des valeurs communes qui nous rapprochent. Il en va de notre existence. La République est en danger, l’urgence est à l’action.
Ton message est plein d’espoir et me rend enthousiaste parce que je suis heureux de constater qu’il y a encore des gens sensés qui savent pensr justement. Je suis d’accord avec presque tous ce que tu as sauf deux choses. Je ne serai pas long.
– D’une part le fédéralisme : c’est l’affaire de tous les Algériens et non de la seule Kabyle. Parler de fédéralisme en Algérie, c’est parler de ce qui m’appartient c’est à dire l’Algérie. Crois moi pour rien au monde, je ne concéderai un petit bout ne serait ce que minime de mon Algériannité. Nos aïeux, ce sont battus pour elle, ce n’est sûrement pas pour la laisser entre les mains de chiens galeux. Pour Tamazight, j’adopte le même raisonnement.
– La maturité et la conscience politique : Elle nous fait terriblement défaut et chaque jour davantage. En 1789, le Tiers Etat avait réussi à créer un rapport de force face à la noblesse et au clergé en obligeant le Roi Louis XIV à prendre en compte les doléances de tout une partie du peuple. Cela s’est manifesté par la prise de la Bastille en 1789, puis par la création en 1791 de la 1er République et l’avènement d’un système représentatif et parlementaire. Puis deux ans plus tard, la décapitation de Louis XVI.
Aujourd’hui, nous voulons refuser ce combat en se réfugiant dans le fatalisme consistant à dire que nous sommes victimes d’un système raciste qui nous opprime et nous aggresse. Nous n’avons donc pas la consicience de former un peuple parce que la plupart du temps nous nous battons trop pour nos intérêts immédiats et personnels. C’est surtout vrai de l’élite politique Kabyle qui pour la plupart ont démontré tous leur opportunisme lorsque le peuple avait le plus besoin d’eux. Pour prendre l’exemple de Ferhat (que j’admire seulement en tant que chanteur), voyant qu’il était en minorité au sein du RCD et qu’il ne serait jamais intronisé pour la candidature pour la présidentielle 1996, il a crée une coordination face à la commission nationale au sein du MCB à la fois pour essayer de casser la base culturelle du RCD et pour se préserver une visibilité politique. AUjourd’hui il s’est réfugié dans un "Mak" dont personne ne voit la logique ni politique ni associative. Si l’objectif du Mak est de créer un parti et réintroniser Ferhat sur la scène politique, pourquoi base -t-il son programme sur la satisfaction d’un seule revendication de nature institutionnelle : l’autonomie alors que l’Algérie souffre de problèmes plus globaux et plus importants pour les citoyens. L’autonomie n’est pas une fin en soi, c’est un moyen juridique et politique au service de de la mise en oeuvre d’une politique globale.
Si le "Mak" est une association alors son rôle est d’être un moyen de pression sur les décideurs publics et de jouer le rôle d’un syndicat qui défend une cause mais dont la satisfaction n’est nullement garantie. Encore faudrait il pour cela qu’il soit représentatif de quelque chose, de personnes, d’intellectuels, de militants. Or il me semble que le "Mak" souffre d’un déficit de représentation aujourd’hui ce qui d’ailleurs est le cas de la majeure partie des associations.
Quant à l’autre partie de l’élite politique, soit elle a essayé de tirer partie de l’ouverture démocratique concéder par les décideurs du pouvoir, aux prix de manipulation et de campagne d’intox et de dénigrement plus ou moins fructueuses, soit elle est tombé dans le pure opportunisme servile qui consiste à se solidariser avec des décideurs illégitimement élus en Algérie.
Avec ce tableau, tu comprend maintenant pourquoi je doute de la maturité des Kabyles et du peuple Algérien pour gérer la complexité des épreuves que le sort lui a infligé. Soit on se repli sur soi et on attend qu’un jour vienne l’autonomie pour gérer nos tomates et nos chèvres tout seul entre nous, soit on crée un front Républicain mature et responsable au delà des divergences culturelles et ethniques pour rassembler les Algériens et les Kabyles autour des valeurs communes qui nous rapprochent. Il en va de notre existence. La République est en danger, l’urgence est à l’action.
PS je suis bien Moktar