Il y a vingt ans, un gendarme algérien avait tiré sur Lounès Matoub...
12 octobre 2008, 10:50, par Moktar
Cher Tusnak, j’aime ton discours et ce que tu proposes et très appréciable. Ne pas tomber dans le fatalisme dis tu et faire des propositions pour un changement politique en Kabyle. Je suis d’accord. Mais permets moi de te dire que l’autonomie sur laquelle j’ai moi même beaucoup réfléchi ne changera rien en Kabylie. De fait, la Kabylie est autonome même si elle ne dispose pas d’institutions proprement reconnues. Et même si on lui reconnaissait aujourd’hui des institutions, elles ne seraient pas respectées par les Kabyles parce que la naissance d’institutions n’est possible que lorsque la maturité d’un peuple le permet et les intronise. Sauf erreur de ma part, ce n’est pas le cas en Kabylie où le bandistisme et le terrorisme règne comme au dessus de la loi si tant est qu’il y ait eu une un jour. De plus, même si je voulais accepter l’autonomie, ce n’est pas de la seule Kabylie qu’il faudrait parler mais de toutes les autres régions dans le cadre d’un fédéralisme. Le problème se gère au niveau national. Mais crois moi, on y est pas encore parce que nous Kabyles, nous devons d’abord balayer devant notre porte et revoir notre comportement envers nous même déjà et envers les non kabyles ensuite. Nous nous divisons pour rien, sans raisons, parfois gratuitement et nous en sommes aveuglés. Nous laissons filer les enjeux politiques importants pour notre avenir et celui de l’Algérie. Nous loupons le coche à chaque occasion ce qui produit un immobilisme mortel et un repli sur soi. L’autonomie symbolise ce repli sur soi et le rejet de l’autre. Alors que nos valeurs sont celles de l’ouverture ; ça ne veux pas dire se plier ou accepter de se faire acheter. L’inexpérience des délégués des Aarchs a montré la faiblesse actuelle de la Kabylie (le ventre d’abord). Soyons capable d’en tirer les enseignements qui s’imposent et proposer une alternative crédible pour sortir la Kabylie de la crise interne qu’elle subie en Algérie.
Cher Tusnak, j’aime ton discours et ce que tu proposes et très appréciable. Ne pas tomber dans le fatalisme dis tu et faire des propositions pour un changement politique en Kabyle. Je suis d’accord. Mais permets moi de te dire que l’autonomie sur laquelle j’ai moi même beaucoup réfléchi ne changera rien en Kabylie. De fait, la Kabylie est autonome même si elle ne dispose pas d’institutions proprement reconnues. Et même si on lui reconnaissait aujourd’hui des institutions, elles ne seraient pas respectées par les Kabyles parce que la naissance d’institutions n’est possible que lorsque la maturité d’un peuple le permet et les intronise. Sauf erreur de ma part, ce n’est pas le cas en Kabylie où le bandistisme et le terrorisme règne comme au dessus de la loi si tant est qu’il y ait eu une un jour. De plus, même si je voulais accepter l’autonomie, ce n’est pas de la seule Kabylie qu’il faudrait parler mais de toutes les autres régions dans le cadre d’un fédéralisme. Le problème se gère au niveau national. Mais crois moi, on y est pas encore parce que nous Kabyles, nous devons d’abord balayer devant notre porte et revoir notre comportement envers nous même déjà et envers les non kabyles ensuite. Nous nous divisons pour rien, sans raisons, parfois gratuitement et nous en sommes aveuglés. Nous laissons filer les enjeux politiques importants pour notre avenir et celui de l’Algérie. Nous loupons le coche à chaque occasion ce qui produit un immobilisme mortel et un repli sur soi. L’autonomie symbolise ce repli sur soi et le rejet de l’autre. Alors que nos valeurs sont celles de l’ouverture ; ça ne veux pas dire se plier ou accepter de se faire acheter. L’inexpérience des délégués des Aarchs a montré la faiblesse actuelle de la Kabylie (le ventre d’abord). Soyons capable d’en tirer les enseignements qui s’imposent et proposer une alternative crédible pour sortir la Kabylie de la crise interne qu’elle subie en Algérie.