"La cause nationale kabyle", un idéal pour les autonomistes...
15 septembre 2007, 07:30, par la mécréante
mille fois bravo à Amirouche Meziache !
voici un moment de rêve. Un retour dans la Kabylie que nous avons connue et aimée. Que nous aimons et aimerons toujours.
Amirouche Meziache et son association ont maintenu un coin de paradis, de notre paradis perdu, au milieu de l’enfer peuplé d’égorgeurs de l’islam.
Cette association est née en 1992... (l’an 1 des égorgeurs islamo-algériens !)
La mécréante.
PS : El Watan rapporte aussi cet événement mais sous une plume "technique", "glaciale", "éteignoir" très arabo-algérianiste et méprisable !
Lisons plutôt cette plume du Soir d’Algérie qui nous raconte la fête et la poésie sans crainte de se faire couper la langue en racontant la Kabylie kabyle...
Fête de la figue à Tizi : une manifestation culturelle réussie - Le soir du 15/9/2007
Le village Lemsella à Illoula-Oumalou, à 70 km au sud-est de Tizi-Ouzou, a abrité les 11 et 12 septembre la première édition de la fête de la figue. Une fête qui vient célébrer la nature et faire connaître ce produit du terroir. Un projet vieux de dix années qui a vu sa concrétisation au terme d’un harassant parcours du combattant.
Les membres de l’association Tighilt ont bravé pour ce faire les nombreuses entraves bureaucratiques qui se sont dressées sur son chemin en dépit de la noblesse de ce projet d’intérêt régional. De guerre lasse, l’association est ainsi passée à l’action sans attendre les aides promises respectivement par la Direction de la culture et l’APW qui aurait voté un budget pour la circonstance, au risque de voir une autre fois la saison lui filer sous le nez.
Boudé par les officiels, l’événement a été néanmoins sauvé par la présence de la Direction de la culture, la DSA , la coopérative agricole, la Conservation des forêts et l’APC qui ont salué l’initiative des jeunes. Les organisateurs qui déplorent l’absence du chef de daïra « pourtant dûment invité » à l’échelle locale ou encore du wali ou de son représentant à l’échelle régionale, sont décidés à faire de cette fête méditerranéenne un rendez-vous annuel incontournable.
Deux jours de festivités avec exposition des différentes variétés de figues de la région qui rythment les paysages de cette région à flanc de montagne, ont été consacrés à cette première édition. Neuf variétés de fruits proposés à la dégustation, des gâteaux et plats à base de figue préparés par Nouara Houri, Hamel Samira et toutes les autres filles de la section féminine qui se sont impliquées dans l’événement à côté de tous les membres de l’association présidée par le jeune Amirouche Meziache qui promet un avenir prometteur à ce rendez-vous qui n’a dû son montage que grâce au village mobilisé pour la circonstance de même que l’APC qui a mis ses moyens à la disposition de l’événement.
Neuf variétés de figues qui ont contribué autrefois à la survie de nos ancêtres sont produites dans la localité : thaamriwth, thaghlit thamellalth, Avouaanqiq, abakur, thisgemt, thifindruchth (fruit précoce), thaghanimt, abaqbus et aqurci azuggagh.
Selon les agriculteurs, thaghanimt, thaameriwthet ajanjar se prêtent volontiers à la transformation en figues sèches que l’on peut consommer avec diverses galettes comme la spécialité de la région faite avec de la pâte et une pincée de sucre. Bonnes pour la dégustation, elles conservent toute leur saveur pour la confection de confitures. La section féminine compte intégrer ce fruit dans la confection de plats traditionnels. Pour les connaisseurs ajenjar lemsella est le meilleur de Kabylie.
Cependant abuaanqiq, thaghlit thamellalth et abaqbus sont considérées comme les meilleures figues. On retrouve dans l’exposition toutes les étapes du séchage.
–Lemsella, capitale de la figue s’est parée pour la circonstance de ses plus beaux atours . Le bijou d’Ath- Yenni, la poterie d’Ath-Lahcene, l’apiculture et la robe kabyle de l’association Fadhma N’soumeur et le tapis d’Illoula et le ballet Yessis Idhurar ont pimenté la manifestation culturelle qui a reçu de nombreux visiteurs tombés sous le charme de l’organisation du village qui a saisi cette opportunité pour inaugurer une fontaine publique.
– Une conférence- débats sur le thème de la création et de l’entretien d’un verger de figuier a été présentée par Mme Belhimeur devant un parterre d’agriculteurs et d’agricultrices et de cadres de la DSA. Rayane Houri, 3 ans et demi, un miraculé des mémorables neiges de 2005 était de la fête qui a réuni le village et ses voisins en soirée.
le lendemain, des cadeaux symboliques ont été remis aux participants en présence du P/APC. Lemsella compte aujourd’hui 591 habitants. Il totalise 35 martyrs pour 25 foyers durant la révolution.
– Oublié des autorités jusqu’à un passé tout récent, il doit son développement à la seule volonté de ses habitants qui font du volontariat et de l’entraide communautaire leur credo.
– Ses ruelles propres, pavées de bout en bout de dalles d’ardoise et son cadre enchanteur font penser à un village sorti de l’imagination d’un peintre.
–L’exposition sur l’environnement en dit long sur les préoccupations écologiques de l’association. Six jeunes de Lemsella sur dix sont étudiants et toutes les filles au foyer sont des virtuoses du métier à tisser.
– Née en 1992, l’association s’est illustrée trois années après, en 1995, par l’organisation du premier festival de la chanson kabyle thachemlith. En 2005, c’est un vibrant hommage qui fut rendu à Ferhat.
La troupe théâtrale Ougouren s’illustrera pour sa part par des sorties à Alger, Bejaïa, Bouira et Boumerdès. Comme projet, une tournée en France. Les filles jouent pour leur part leur rôle de gardienne de la culture et des traditions. « La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche ». Ce proverbe kabyle qui illustre des pages provençales parlant de la figue renseigne sur la qualité de ce fruit du soleil.
La figue étant aussi une passion, les villageois de Lemsella ont les yeux résolument tournés vers la deuxième édition :
– foire aux figues, visite de vergers de figuiers avec dégustation sur place,
– élection du meilleur verger voire de la meilleure ambassadrice de la figue,
– randonnées autour des champs de figuiers,
– concours de meilleurs plats à base de figues,
– projet de pépinière,
– récompense du meilleur récit ou poème sur la figue,
seront selon un organisateur au programme de la prochaine édition qui mérite de figurer dans l’agenda de la wilaya.
mille fois bravo à Amirouche Meziache !
voici un moment de rêve. Un retour dans la Kabylie que nous avons connue et aimée. Que nous aimons et aimerons toujours.
Amirouche Meziache et son association ont maintenu un coin de paradis, de notre paradis perdu, au milieu de l’enfer peuplé d’égorgeurs de l’islam.
Cette association est née en 1992... (l’an 1 des égorgeurs islamo-algériens !)
La mécréante.
PS : El Watan rapporte aussi cet événement mais sous une plume "technique", "glaciale", "éteignoir" très arabo-algérianiste et méprisable !
Lisons plutôt cette plume du Soir d’Algérie qui nous raconte la fête et la poésie sans crainte de se faire couper la langue en racontant la Kabylie kabyle...
Fête de la figue à Tizi : une manifestation culturelle réussie - Le soir du 15/9/2007
Le village Lemsella à Illoula-Oumalou, à 70 km au sud-est de Tizi-Ouzou, a abrité les 11 et 12 septembre la première édition de la fête de la figue. Une fête qui vient célébrer la nature et faire connaître ce produit du terroir. Un projet vieux de dix années qui a vu sa concrétisation au terme d’un harassant parcours du combattant.
Les membres de l’association Tighilt ont bravé pour ce faire les nombreuses entraves bureaucratiques qui se sont dressées sur son chemin en dépit de la noblesse de ce projet d’intérêt régional. De guerre lasse, l’association est ainsi passée à l’action sans attendre les aides promises respectivement par la Direction de la culture et l’APW qui aurait voté un budget pour la circonstance, au risque de voir une autre fois la saison lui filer sous le nez.
Boudé par les officiels, l’événement a été néanmoins sauvé par la présence de la Direction de la culture, la DSA , la coopérative agricole, la Conservation des forêts et l’APC qui ont salué l’initiative des jeunes. Les organisateurs qui déplorent l’absence du chef de daïra « pourtant dûment invité » à l’échelle locale ou encore du wali ou de son représentant à l’échelle régionale, sont décidés à faire de cette fête méditerranéenne un rendez-vous annuel incontournable.
Deux jours de festivités avec exposition des différentes variétés de figues de la région qui rythment les paysages de cette région à flanc de montagne, ont été consacrés à cette première édition. Neuf variétés de fruits proposés à la dégustation, des gâteaux et plats à base de figue préparés par Nouara Houri, Hamel Samira et toutes les autres filles de la section féminine qui se sont impliquées dans l’événement à côté de tous les membres de l’association présidée par le jeune Amirouche Meziache qui promet un avenir prometteur à ce rendez-vous qui n’a dû son montage que grâce au village mobilisé pour la circonstance de même que l’APC qui a mis ses moyens à la disposition de l’événement.
Neuf variétés de figues qui ont contribué autrefois à la survie de nos ancêtres sont produites dans la localité : thaamriwth, thaghlit thamellalth, Avouaanqiq, abakur, thisgemt, thifindruchth (fruit précoce), thaghanimt, abaqbus et aqurci azuggagh.
Selon les agriculteurs, thaghanimt, thaameriwthet ajanjar se prêtent volontiers à la transformation en figues sèches que l’on peut consommer avec diverses galettes comme la spécialité de la région faite avec de la pâte et une pincée de sucre. Bonnes pour la dégustation, elles conservent toute leur saveur pour la confection de confitures. La section féminine compte intégrer ce fruit dans la confection de plats traditionnels. Pour les connaisseurs ajenjar lemsella est le meilleur de Kabylie.
Cependant abuaanqiq, thaghlit thamellalth et abaqbus sont considérées comme les meilleures figues. On retrouve dans l’exposition toutes les étapes du séchage.
– Lemsella, capitale de la figue s’est parée pour la circonstance de ses plus beaux atours . Le bijou d’Ath- Yenni, la poterie d’Ath-Lahcene, l’apiculture et la robe kabyle de l’association Fadhma N’soumeur et le tapis d’Illoula et le ballet Yessis Idhurar ont pimenté la manifestation culturelle qui a reçu de nombreux visiteurs tombés sous le charme de l’organisation du village qui a saisi cette opportunité pour inaugurer une fontaine publique.
– Une conférence- débats sur le thème de la création et de l’entretien d’un verger de figuier a été présentée par Mme Belhimeur devant un parterre d’agriculteurs et d’agricultrices et de cadres de la DSA. Rayane Houri, 3 ans et demi, un miraculé des mémorables neiges de 2005 était de la fête qui a réuni le village et ses voisins en soirée.
le lendemain, des cadeaux symboliques ont été remis aux participants en présence du P/APC. Lemsella compte aujourd’hui 591 habitants. Il totalise 35 martyrs pour 25 foyers durant la révolution.
– Oublié des autorités jusqu’à un passé tout récent, il doit son développement à la seule volonté de ses habitants qui font du volontariat et de l’entraide communautaire leur credo.
– Ses ruelles propres, pavées de bout en bout de dalles d’ardoise et son cadre enchanteur font penser à un village sorti de l’imagination d’un peintre.
– L’exposition sur l’environnement en dit long sur les préoccupations écologiques de l’association. Six jeunes de Lemsella sur dix sont étudiants et toutes les filles au foyer sont des virtuoses du métier à tisser.
– Née en 1992, l’association s’est illustrée trois années après, en 1995, par l’organisation du premier festival de la chanson kabyle thachemlith. En 2005, c’est un vibrant hommage qui fut rendu à Ferhat.
La troupe théâtrale Ougouren s’illustrera pour sa part par des sorties à Alger, Bejaïa, Bouira et Boumerdès. Comme projet, une tournée en France. Les filles jouent pour leur part leur rôle de gardienne de la culture et des traditions. « La figue ne tombe jamais en plein dans la bouche ». Ce proverbe kabyle qui illustre des pages provençales parlant de la figue renseigne sur la qualité de ce fruit du soleil.
La figue étant aussi une passion, les villageois de Lemsella ont les yeux résolument tournés vers la deuxième édition :
– foire aux figues, visite de vergers de figuiers avec dégustation sur place,
– élection du meilleur verger voire de la meilleure ambassadrice de la figue,
– randonnées autour des champs de figuiers,
– concours de meilleurs plats à base de figues,
– projet de pépinière,
– récompense du meilleur récit ou poème sur la figue,
seront selon un organisateur au programme de la prochaine édition qui mérite de figurer dans l’agenda de la wilaya.
S. Hammoum