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> D’une langue à l’autre ou l’œuvre de Mohya

24 juillet 2005, 22:53, par S.Meck

Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour le travail colossal, énorme que vous effectuez quotidiennement pour que vive tamazight et surtout pour l’hommage rendu à l’une des figures les plus emblématiques de la culture kabyle en particulier et algérienne en général, en l’occurrence feu MOHYA.

Vous avez pu, selon les moyens dont vous disposez, rendre compte, répertorier et inventorier l’œuvre fragmentée du poète dramaturge(on ne vous remerciera jamais assez pour cela) et par la même, aider beaucoup de gens dans leur quête effrénée des choses culturelles. Tâche ardue d’autant plus que, comme vous le savez, Mohya de son vivant haïssait la pub. (réelle ou mensongère) Il faisait son travail de fourmi dans la discrétion la plus mesurée, loin des feux de la rampe et ne citait ses références qu’à la fin de chaque volume.(pour ne pas violer les droits d’auteur)

En lisant votre article, sur lequel je suis tombé par pur hasard, le hasard qui arrange bien les choses comme on dit, je dois avouer que vous m’avez appris beaucoup de choses concernant certaines œuvres de Mohya et leur origine. Encore une fois mille merci !

Vous avez avancé dans l’article que Mohya s’est basé sur les jeux de mots de Raymond Queneau pour adapter 1er novembre nni iεeddan. Je suppose qu’au contraire, il s’est inspiré d’un jeu de mots similaire de Jacques Prévert qui figure dans son œuvre la plus populaire « paroles » que Mohya a du « travailler » de fond en comble puisque à ma connaissance, beaucoup d’autres histoires(poèmes ?) sont puisées de la même œuvre. Citons entre autres, c’est fini mon capitaine, l’enterrement d’un oiseau…etc.

Je vais essayer dans les prochains jours de vous faire parvenir un compte rendu des adaptations de Mohya à partir de l’œuvre de Prévert ou autres, encore faut-il les lire toutes et surtout écouter Mohya ! Je possède également une copie de Taqsit n Ganuc asmi yeznuzuy isγaren si vous voulez que je vous la fasse parvenir.

Pour finir, je vous dirais tout simplement ceci : « Heureusement qu’il y a des gens comme vous qui ne baissent jamais les bras et sur lesquels il faut compter. Mazal lxir ar zdat ! »
S.Meck