<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> TAMAZGHA https://tamazgha.fr/ fr SPIP - www.spip.net TAMAZGHA https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L144xH63/logo-site-f2488.png?1777930750 https://tamazgha.fr/ 63 144 Les Mozabites victimes du racisme du régime algérien... https://www.tamazgha.fr/Les-Mozabites-victimes-du-racisme.html https://www.tamazgha.fr/Les-Mozabites-victimes-du-racisme.html 2013-12-28T18:48:59Z text/html fr Masin Tamazgha DRS Mzab <p>Les affrontements entre Mozabites et Châanbas (population arabophone dite Arabe) dans les environs de Ghardaïa (Tagherdayt) ne datent pas d'aujourd'hui. Ils s'inscrivent dans une stratégie islamo-arabiste, menée par les autorités algériennes, qui consiste à accélérer le phénomène d'arabisation des communautés amazighes qui y résistent. La communauté mozabite est une de ces communautés pour laquelle l'identité amazighe est considérée comme une question centrale. Même le rite religieux que les (…)</p> - <a href="https://www.tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Tamazgha-+.html" rel="tag">Tamazgha</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-DRS-+.html" rel="tag">DRS</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Mzab-+.html" rel="tag">Mzab</a> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH77/arton3910-fe055.jpg?1777967389' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='77' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Les affrontements entre Mozabites et Châanbas (population arabophone dite Arabe) dans les environs de Ghardaïa (Tagherdayt) ne datent pas d'aujourd'hui. Ils s'inscrivent dans une stratégie islamo-arabiste, menée par les autorités algériennes, qui consiste à accélérer le phénomène d'arabisation des communautés amazighes qui y résistent. La communauté mozabite est une de ces communautés pour laquelle l'identité amazighe est considérée comme une question centrale. Même le rite religieux que les croyants de cette communauté pratiquent est un rite qui dérange. En effet, l'ibadisme est un courant dans l'islam qu'on ne retrouve spécifiquement, semble-t-il, qu'auprès de certaines communautés amazighes ; c'est le cas des Imazighen d'Adrar n Infusen (Libye), des Imazighen de Djerba et des Mozabites. Il est dit que l'ibadisme est un "islam identitaire" ! L'attachement de ces Imazighen des ces communautés à leur amazighité ne semble pas être altérée par leur adhésion, à leur façon, à la religion musulmane. Ce qui est doublement problématique pour les tenants de l'idéologie arabo-islamique. Ce qui expliquerait cet acharnement sur les Mozabites.</p></div> <div class='rss_texte'><p><br> Cette hypothèse, plausible, est confirmée par Kamel Eddine Fekhar, un mozabite militant des droits de l'Homme, interrogé par le quotidien algérien <i>El Watan</i>, dans son édition du 28 décembre 2013, et qui déclare que <i>"depuis 1962, c'est la même histoire. C'est un film d'horreur qu'on est en train de vivre en continu, avec des épisodes différents. Il y a une volonté politique de détruire l'identité d'un groupe. Cela s'appelle un ethnocide. Le pouvoir essaie depuis l'indépendance de casser la société mozabite. Il veut effacer l'identité mozabite. Aujourd'hui, nos jeunes ne connaissent ni l'ibadisme ni le tamazight. Certes, on ne tue pas physiquement les gens, mais on tue leur identité. Le pouvoir veut nous tuer culturellement."</i><br> <br> En effet, la communauté mozabite est exposée de manière quasi-régulière, depuis des décennies, à des attaques de la communauté arabe (Châanbas), installée dans la région du Mzab à l'époque de la colonisation française, notamment après l'abolition de l'autonomie du Mzab en 1882<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb1" class="spip_note" rel="appendix" title="A l'arrivée de la France dans le Mzab, les Mozabites avaient négocié leur (…)" id="nh1">1</a>]</span> Si les témoignages, et ce depuis le début des affrontements entre Châanba et Mozabites, attestent que les services de police algériens ont toujours couvert, voir encouragé, les Châanbas qui ont été systématiquement à l'origine des attaques, les affrontements que vit la région depuis mai 2013 ont révélé au grand jour la position des autorités algériennes. Nous avons les preuves, par les images, que les policiers algériens vont jusqu'à appuyer des groupes de voyous de Châanbas qui attaquent les Mozabites et leurs biens. Des vidéos montrent des policiers mêlés aux voyous Châanbas coordonner les attaques contre les Mozabites. En plus de la protection et la couverture qu'ils assurent aux voyous, les policiers vont jusqu'à lancer des projectiles en direction des Mozabites qui se défendent.<br> <br> Si l'approche de mascarades électorales a toujours été une période où le DRS<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb2" class="spip_note" rel="appendix" title="DRS : Département du renseignement et service" id="nh2">2</a>]</span> (renseignements algériens), au service des différents clans au pouvoir, font appel à diverses manipulations et instrumentalisations pour maintes raisons, ce qui peut expliquer, ne serait-ce qu'en partie, la situation suscitée à Guerrara, dans le Mzab, toujours est-il que le régime algérien ne perd pas de vue son projet de destruction du Mzab. Disons que, comme pour ce qu'il a l'habitude d'organiser en Kabylie assez souvent en de pareilles circonstances, il réalise là "une affaire" intéressante à deux titres : participer à une éventuelle diversion voulue par le régime d'Alger à l'approche de la mascarade électorale et faire quelques pas supplémentaires dans la destruction du Mzab.<br> <br> Ce qui arrive aujourd'hui dans le Mzab, notamment avec l'attitude au grand jour de la police algérienne, doit interpeller l'ensemble des Imazighen, notamment ceux qui subissent l'Etat algérien, et prendre conscience de ce que l'Etat algérien leur réserve. Cela devra donner à réfléchir à toutes et à tous quant à l'attitude à avoir face à ce nouvel Etat colonial. <br> <br> Au delà de la solidarité patriotiquement amazighe, évidente et naturelle, qui doit être exprimée envers les Mozabites qui sont sérieusement menacés jusque dans leur existence, c'est une réflexion, une mobilisation à long terme qui doit être mise en place à l'échelle de l'ensemble des composantes amazighes afin d'organiser la lutte, des actions à mener contre ce fléau arabo-islamiste, porté et soutenu par des Etats de type colonial, décidé à éradiquer l'amazighité de l'ensemble de l'Afrique du nord, avec la bénédiction et le soutien de l'ancienne puissance coloniale et du wahhabisme pétro-islamique. Une stratégie en cours dans l'Azawad. Hier, c'étaient les Touaregs<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb3" class="spip_note" rel="appendix" title="Souvenons-nous de l'épisode d'Inideq en aôut 2013 (voir nos articles à ce (…)" id="nh3">3</a>]</span>. Aujourd'hui, les Mozabites ! Demain, c'est l'Amazighité qui sera éradiquée !<br> <br> <br> <strong> <i>Masin Ferkal.</i> </strong> <br> <br></p> <hr> <br> <br> <center> <strong>Vidéo ne laissant aucun doute quant à l'implication de la police algérienne dans les attaques visant les Mozabites.</strong><br> <i>Malgré la qualité de l'image, il nous a semblé important de diffuser cette vidéo vu l'importance des faits qu'elle apporte...</i><iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/hCGG1e6Mo6k" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> </center> <p><br> <br> <br></p> <div class='spip_document_4201 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH281/Mzab8-b3b37.jpg?1777967389' width='500' height='281' alt='' /> </figure> </div> <center><i>La police qui fait usage d'un chasse neige pour faciliter le passage des Châanbas qui attaquent les Mozabites</i></center> <p><br> <br></p> <div class='spip_document_4202 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH404/Mzab7-f6584.jpg?1777967389' width='500' height='404' alt='' /> </figure> </div> <center><i>Des policiers mêlés aux Châanbas qui attaquent les Mozabites</i></center> <p><br> <br></p> <div class='spip_document_4203 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH303/Mzab6-ddcf1.jpg?1777967389' width='500' height='303' alt='' /> </figure> </div> <center><i>Des policiers mêlés aux Châanbas qui attaquent les Mozabites</i></center> <p><br> <br></p> <div class='spip_document_4204 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH334/Mzab5-e5644.jpg?1777967389' width='500' height='334' alt='' /> </figure> </div> <center><i>Des policiers mêlés aux Châanbas qui attaquent les Mozabites</i></center> <p><br> <br></p> <div class='spip_document_4205 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH299/Mzab4-8d615.jpg?1777967389' width='500' height='299' alt='' /> </figure> </div> <center><i>Policier faisant usage de bombes lacrymogènes lancées sur les Mozabites</i></center> <p><br> <br></p> <div class='spip_document_4206 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH320/Mzab3-f28e1.jpg?1777967389' width='500' height='320' alt='' /> </figure> </div> <center><i>Des éléments châanbas qui s'attaquent aux Mozabites</i></center> <p><br> <br></p> <div class='spip_document_4207 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH616/Mzab2-93479.jpg?1777967390' width='500' height='616' alt='' /> </figure> </div> <center><i>Un magasin appartenant à un mozabite complètement brûlée et complètement saccagé</i></center> <p><br> <br></p> <div class='spip_document_4208 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH564/Mzab1-498e7.jpg?1777967390' width='500' height='564' alt='' /> </figure> </div> <center><i>Un magasin appartenant à un mozabite complètement brûlée et complètement saccagé</i></center></div> <hr /> <div class='rss_notes'><div id="nb1"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh1" class="spip_note" title="Notes 1" rev="appendix">1</a>] </span>A l'arrivée de la France dans le Mzab, les Mozabites avaient négocié leur autonomie. C'est ainsi qu'en 1853, les sept cités du Mzab, organisées en fédération, signent un traité avec la France ; le texte garantit une autonomie à la région. En 1882, la France viole l'accord signé et annexe le Mzab. Une énième trahison des Imazighen par la France. En effet, la parole donnée ne semble pas être de la culture et des valeurs de la France ! Cette attitude, la France l'a eue avec les Amazighs mais aussi avec les Bretons, les Savoisiens, les Occitans, etc. En cela, on peut dire que la France a un point commun avec ses amis les régimes islamo-arabes !</p> </div><div id="nb2"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh2" class="spip_note" title="Notes 2" rev="appendix">2</a>] </span>DRS : <i>Département du renseignement et service</i></p> </div><div id="nb3"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh3" class="spip_note" title="Notes 3" rev="appendix">3</a>] </span>Souvenons-nous de l'épisode d'Inideq en aôut 2013 (<a href='https://www.tamazgha.fr/Le-cauchemar-des-Touaregs-a-In.html' class="spip_in">voir nos articles à ce sujet sur <i>Tamazgha.fr</i></a></p> </div></div> Le cauchemar des Touaregs à In-Ideq https://www.tamazgha.fr/Le-cauchemar-des-Touaregs-a-In.html https://www.tamazgha.fr/Le-cauchemar-des-Touaregs-a-In.html 2013-08-21T02:04:04Z text/html fr Masin Azawad Touareg MNLA DRS In-Ideq Bordj Badji Mokhtar <p>Avant de revenir sur la situation à In-Ideq (Borj Mokhtar), nous nous permettons une petite mise au point d'ordre terminologique qui consiste à rétablir certaines vérités historiques que les régimes arabo-islamiques en Terre amazighe tentent d'enterrer à jamais. <br class='autobr' /> "In-Ideq" est le véritable nom de ce que l'administration algérienne a choisi de baptiser par le toponyme arabo-turc "Bordj Badji Mokhtar". En effet, pendant les années 70 encore, les habitants de la région ne connaissaient que le (…)</p> - <a href="https://www.tamazgha.fr/-La-Une-.html" rel="directory">La Une</a> / <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Azawad,33-+.html" rel="tag">Azawad</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Touareg-+.html" rel="tag">Touareg</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-MNLA-+.html" rel="tag">MNLA</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-DRS-+.html" rel="tag">DRS</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-In-Ideq-+.html" rel="tag">In-Ideq</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Bordj-Badji-Mokhtar-+.html" rel="tag">Bordj Badji Mokhtar</a> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/arton3828-52b99.jpg?1777967354' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Avant de revenir sur la situation à In-Ideq (Borj Mokhtar), nous nous permettons une petite mise au point d'ordre terminologique qui consiste à rétablir certaines vérités historiques que les régimes arabo-islamiques en Terre amazighe tentent d'enterrer à jamais.</p></div> <div class='rss_texte'><div class='spip_document_3996 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH331/inideq2-a7099.jpg?1777967354' width='500' height='331' alt='' /> </figure> </div> <p><br> "<strong>In-Ideq</strong>" est le véritable nom de ce que l'administration algérienne a choisi de baptiser par le toponyme arabo-turc "Bordj Badji Mokhtar". En effet, pendant les années 70 encore, les habitants de la région ne connaissaient que le toponyme <i>In-Ideq</i>, qui veut dire "l'endroit de la terre argileuse", une terre de potiers. Les Touaregs qui vivent encore dans la brousse ne connaissent toujours que le toponyme <i>In-Ideq</i> pour désigner cet endroit. La destruction d'In-Ideq, comme l'ensemble du pays amazigh, par l'Etat l'algérien a donc commencé déjà lorsqu'il s'est attaqué à l'identité même de cet endroit. C'est cette logique d'arabisation et d'islamisation des territoires qui anime cet État hérité du colonialisme français. Car faudrait-il rappeler que c'est l'administration française qui a entamé, comme partout en Afrique du Nord d'ailleurs, la dépossession du lieu de son identité en le nommant <i>Borj Le Prieur</i>, du nom de Louis Le Prieur, un lieutenant méhariste chargé en décembre 1939 de diriger le chantier de l'aménagement de la piste qui traverse une partie de l'Azawad et qui mène à Reggane. Le lieutenant français construit alors un abri pour les voyageurs de passage qui a été nommé <i>Bordj Le-Prieur</i> et c'est ainsi que l'administration française a attribué ce toponyme au lieu dit, au mépris du toponyme autochtone : <i>In-Ideq</i>. Au départ des Français, l'administration algérienne a remplacé "Le Prieur" par "Badji Mokhtar".<br> Quant à nous, nous adopterons systématiquement le nom d'<i>In-Ideq</i> pour parler de ce que l'administration algérienne appelle "Bordj Badji Mokhtar".<br> <br></p> <div class='spip_document_3991 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH289/burj1-12cd1.jpg?1777967354' width='500' height='289' alt='' /> </figure> </div> <p><br> <strong>Intox des autorités algériennes.</strong><br> Le samedi 17 août 2013, l'APS (<i>Agence presse service</i>) parle d'un ″<i>accord pour mettre fin au conflit tribal à Bordj Badji-Mokhtar</i>″ qui aurait été scellé la veille au soir entre des représentants des deux communautés, touarègue et arabe. L'information émane de la préfecture d'Adrar qui aurait rendu public un communiqué selon l'agence qui précise que « <i>l'accord a été établi à l'issue d'une rencontre ayant regroupé, vendredi soir au siège de la daïra de Bordj Badji Mokhtar, des représentants des tribus arabe "Brabiche" et targuie "Idnane", en présence de notables de la région et des représentants de l'Assemblée populaire communale (APC) de Bordj Badji-Mokhtar.</i> ». Et selon cette même agence, les membres des deux communautés en conflit ont salué les <i>"efforts déployés par les autorités civiles et sécuritaires et leur mobilisation constante pour parvenir à cet important résultat"</i>. La réalité est tout autre. Si les deux communautés se sont mises d'accord sur une trêve afin de réfléchir justement à une sortie de crise, aucun accord n'a été scellé. Il est vrai que l'idée d'une commission réunissant quarante personnes, vingt représentant chaque communauté, était en projet, mais la dite commission n'est pas encore constituée et ne s'est jamais réunie. Il semblerait que la communauté arabe ne dispose pas de représentants crédibles. Ajouter à cela le manque de toute volonté de la part des autorités algériennes qui semblent tout faire pour alimenter ce conflit meurtrier et l'attiser. <br> Mais la trêve annoncée était plutôt bon signe pour aller vers une solution au problème si les membres de la communauté arabe l'avait respectée. Si la nuit du 17 au 18 août n'a effectivement pas vu d'affrontements, des membres de la communauté arabe se sont de nouveau attaqués aux quartiers touaregs le dimanche après-midi, faisant des dégâts importants : six maisons ont été incendiées après avoir été pillées. Ceci a contraint les Touaregs à réagir. Et ce non-respect de la trêve par la communauté arabe montre effectivement qu'ils n'ont pas de représentants crédibles. Cela montre en tous cas la volonté de ceux qui manipulent cette communauté d'envenimer la situation et poursuivre ce plan machiavélique visant les Touaregs. C'est aussi ce dimanche 18 août, sur la route qui relie In-Ideq à Tamanrasset, à 200 km, que les corps de trois touaregs ont été retrouvés. Les affrontements ont donc repris de plus belle et les Touaregs plus que jamais menacés.<br> L'intox et la désinformation pratiquées par l'APS contribuent ainsi à détourner l'opinion de la réalité de la situation à In-Ideq, ce qui permet l'accomplissement d'un véritable nettoyage ethnique à huis clos.<br> <br> <br> <strong> Les forces militaires algériennes couvrent les expéditions punitives visant les Touaregs.</strong><br> Pour être objectif et réaliste, il convient de parler d'organes de répression algériens qui regroupent les militaires, les gendarmes et les services de renseignement. L'armée et la gendarmerie qui a encerclé les quartiers touaregs ont procédé à l'arrestation de plusieurs jeunes. Même les médias algériens, autorisés à traiter de ce sujet, affirment que <i>les accès à la ville sont fermés par les gendarmes qui filtrent les entrées et sorties</i> et décrivent une ville <i>en état de siège</i>.<br> Les personnes surprises notamment entrain de prendre des photos ont été systématiquement arrêtées et leurs téléphones portables confisqués. En effet, les services algériens veillent à ce que rien ne filtre des dégâts subis et des traces de la barbarie subie par la population. Nombre des personnes arrêtées sont transférées à Reggane<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb2-1" class="spip_note" rel="appendix" title="Reggane est une ville où se trouve un centre d'expérimentation militaire qui (…)" id="nh2-1">1</a>]</span>, ville située à 650 km au nord-ouest d'In-Ideq et à 140 km au sud d'Adrar. <br> <br></p> <div class='spip_document_3995 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH238/Inideq1-249a6.jpg?1777967354' width='500' height='238' alt='' /> </figure> </div> <p><br> Le lundi 19 août, les violences ont repris et ce sont toujours les membres de la communauté arabe, bien protégés par les militaires algériens, qui s'attaquent aux quartiers touaregs. Trois attaques au moins ont eu lieu ; ce sont des familles (des femmes et des enfants) qui ont fait les frais de ces attaques. Les jeunes touaregs ont alors réagi violement ce qui a causé le décès de quatre des assaillants. Et ce n'est que là, lorsque les jeunes touaregs ont mis en difficulté les assaillants, que les militaires algériens sont intervenus sur le lieu des affrontements et ont procédé à l'arrestation de jeunes touaregs qui habitent dans le quartier au lieu de se pendre aux assaillants étrangers venus attaquer les habitants de ce quartier. Cet épisode mérite qu'on s'y attarde :<br> <br> Lorsque le quartier touareg a été pris d'assaut par des éléments de la communauté arabe, une petite unité de l'armée algérienne conduite par un officier kabyle était dans les environs. L'officier avait alors alerté son chef hiérarchique qui n'était pas loin pour lui demander du renfort. Le renfort a met au moins quarante minutes avant d'arriver ; c'est une fois le mal est fait. Les éléments du renfort se sont alors pris aux jeunes touaregs qui étaient dans leur quartier et le chef décide alors d'embarquer ces jeunes touaregs sans chercher à inquiéter les assaillants venus d'ailleurs. Scandalisé par cette attitude qu'il trouve absurde, l'officier kabyle s'était opposé à l'arrestation des jeunes touaregs estimant que ce sont plutôt les assaillants qui devaient être poursuivis et arrêtés. Et devant l'entêtement du chef de l'unité, les deux militaires en sont arrivés aux mains. La population touarègue témoin de cette attitude courageuse du militaire kabyle ont beaucoup apprécié le geste ce qui les a, quelque part rassuré, même si dans les faits la situation n'a pas changé et l'attitude coloniale des forces répressives algériennes se poursuit. <br> <br> Dans un autre quartier, ce sont des gendarmes qui interviennent et ont battu une femme touarègue ce qui a fait réagir, cette fois-ci, un gendarme touareg qui s'est interposé. Un jeune étudiant touareg aperçu entrain de filmer avec son téléphone portable a été poursuivi jusqu'à chez lui par des gendarmes qui l'ont gravement blessé et lui ont confisqué son appareil, et il a, bien entendu, été embarqué. <br> <br> <br> Aujourd'hui, on compte plus d'une cinquantaine de morts. La voix des autorités algériennes, l'APS, parle de huit morts seulement. <i>El-Watan</i> quant à lui parle de quinze victimes. L'autre instrument d'intox à grande envergure, entendez par là l'AFP, a fini par publier une dépêché datée du 19 août. Le but est de donner une audience internationale à la propagande algérienne. En effet, la dépêche de l'AFP n'est qu'une reprise de l'intox de son homologue algérienne ainsi que d'autres médias algériens, autrement dit il s'agit de relayer la propagande des autorités algériennes : schéma classique.<br> <br></p> <div class='spip_document_3994 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH256/Burj4-75f3a.jpg?1777967354' width='500' height='256' alt='' /> </figure> </div> <p><br> <strong>Le spectre du complot.</strong><br> Les relais des services algériens dans les médias ou au sein de la "classe politique" font courir l'idée d'un complot anti-algérien. <br> Par une dépêche de l'APS, datée du 19 août, nous apprenons l'existence d'un B<i>ureau communal de l'académie de la société civile de la commune de Bordj Badji Mokhtar,</i> lequel bureau qualifie les événements d'In-Ideq (Borj Mokhtar) de <i>"véritable</i> Fitna <i>semée par des parties occultes"</i> et appelle le <i>« peuple algérien, "arabes et amazighes", à "ne pas se laisser entraîner par les semeurs de</i> fitna <i>[…] »</i>. Salima Tlemçani, journaliste à El-Watani, dans un article intitulé "Bordj Badji Mokhtar en état de siège", paru dans l'édition du 18 août du quotidien algérien, fait parler "<i>un notable très connu dans la région qui a refusé de décliner son identité"</i> et qui lui a expliqué que <i>"L'Algérie n'a jamais été visée dans son unité comme cela est le cas depuis quelque temps. Il y a des mains étrangères qui veulent embraser le sud du pays. Il faut que les autorités algériennes soient suffisamment conscientes de ce danger et doivent réagir avant que le feu ne se propage."</i>, et comme pour exporter le conflit, "notre notable très connu, mais qui ne décline pas son identité à Salima Tlemçani" évoque des<i>″rumeurs sur des affrontements à Tamanrasset [qui] circulent depuis déjà quelques jours″</i> avant de conclure sur le fait que "<i>les tribus, qu'elles soient touareg ou arabes, ont toutes des prolongements dans les villes du Sud et la solidarité peut les entraîner dans des situations de crise extrêmement dangereuses"</i>.Ces propos attribués à un prétendu "notable très connu" sentent, en réalité, beaucoup l'intox si chère au DRS. <br> Dans une dépêche, en date du 19 août 2013, l'APS nous apprend que le secrétariat du bureau politique du <i>Parti des travailleurs</i> (PT) qui s'est exprimé sur les événements d'In-Ideq <i>considère que "l'ingérence d'un mouvement politique séparatiste malien dans ce conflit, dans le but évident de dresser les tribus touaregs et arabes les unes contre les autres, participe des plans divers et variés concoctés par les centres impérialistes"</i>. Le PT vise clairement, sans le nommer, le <i>Mouvement national pour la libération de l'Azawad</i> (MNLA) soutenue par al quasi-totalité des Touaregs d'In-Ideq. Faudrait-il d'ailleurs, au passage, souligner que la communauté arabe (berabiches) d'In-Ideq est dans sa quasi-totalité acquise à AQMI et au MUJAO qui agissent sous couvert du Mouvement des arabes de l'Azawad (MAA).<br> Un illustre inconnu, du nom de Naçer Hanani, délégué de l'<i>Association algérienne de l'émancipation du citoyen</i>, s'est également exprimé dans les colonnes du <i>Temps d'Algérie</i>, le 16 août 2013, dans un entretien intitulé "Des parties étrangères cherchent à semer la <i>fitna</i> aux frontières algériennes". Ainsi ce promoteur de l'émancipation citoyenne affirme que <i>"ce qui se passe à Bordj Badji Mokhtar a un lien direct avec la situation au nord du Mali. Il y a des parties qui veulent imposer au Sud algérien la situation enregistrée au nord du Mali, pour instaurer l'instabilité. C'est une fitna dont le but est de porter atteinte à la stabilité des frontières algériennes"</i>. Il également ceci : "Nous refusons que les citoyens algériens soient entraînés dans les problèmes de l'Azawad", a-t-il lancé. <br> Il faut dire que ce sont les mêmes propos qui reviennent quel que soit l'intervenant. Des propos confectionnés sans aucun doute dans les bureaux du DRS.<br> <br> <br> <strong>Le silence inexplicable de la classe politique algérienne.</strong><br> Exception faite de la prise de position du Bureau politique du PT, citée ci-dessus, et à moins que des choses nous échappent, aucun parti politique ni organisation des droits de l'Homme algériens n'a réagi pour dénoncer l'injustice que subissent des populations d'In-Ideq.<br> Même les partis algériens à base kabyle catalogués comme partis démocrates, le FFS et le RCD pour e pas les nommer, n'ont pas souffler un mot sur ces évènements. Aucun mot de sympathie à l'égard des Touaregs qui subissent la haine des autorités algériennes. Plus grave encore, la Maison des droits et du citoyen de Tizi-Ouzou dont nombre d'animateurs son issus du <i>Mouvement culturel berbère</i> (MCB) et des partis démocratiques basés en Kabylie n'a pas réagi. Ou encore la Ligue algérienne de défense des droits de l'Homme (LADDH) qui s'intéresse à des situations qui sont parfois à mille lieux d'Afrique du Nord qui n'a pas jugé important de dénoncer ce qui se passe à In-Ideq. <br> Peut-être que pour tout ce beau monde, les Touaregs d'In-Ideq ne sont pas considérés comme des algériens !?<br class='autobr' /> En revanche, un mouvement politique kabyle, le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), en l'occurrence, a pris position et a dénoncé l'agression barbare dont sont victimes les Touaregs d'In-Ideq et accuse le pouvoir d'Alger de racisme.<br> <br></p> <div class='spip_document_3993 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH412/Burj3-faf29.jpg?1777967354' width='500' height='412' alt='' /> </figure> </div> <p><br> <strong>Un État algérien qui ne cache pas son mépris à l'égard des Touaregs.</strong><br> - Plusieurs familles touarègues dont les maisons sont brûlées se sont réfugiées devant la brigade de gendarmerie e la ville et ont élu domicile sous des arbres. Plus e 500 personnes s'y sont installées sans aucune assistance ni des autorités algériennes ni d'organisations internationales comme HCR. Si ces centaines de personnes dont la majorité sont des personnes vulnérables (vieillards, enfants, ..) ont trouvé refuge cet endroit où les assaillants ne peuvent les atteindre, elles sont en revanche livrés à elles-mêmes dans des conditions d'hygiène dramatiques. Les blessés sont laissés sans soins ; seulement les cas graves ont été déplacés vers les centres de soin par les gendarmes. La seule réponse que les gendarmes ont apporté aux demandes d'aide et aux appels de ces citoyens venus trouver refuge était de leur dire d'aller voir plutôt la France ou encore le Burkina-Faso.<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb2-2" class="spip_note" rel="appendix" title="Les accords MNLA-Etat malien ont été signés à Ouagadoudou, au Burkina-Faso, (…)" id="nh2-2">2</a>]</span> <br> <br> - Un détail qui mérite d'être rappelé… Les affrontements ont toujours lieu dans les quartiers touaregs. Cela montre que ce sont des membres de la communauté arabe qui sont les agresseurs et qui s'attaquent aux Touaregs et à leurs biens. Les maisons brûlées, les commerces et biens saccagés et détruits appartiennent quasiment tous aux Touaregs. Ces derniers ont toujours été, et depuis le début du conflit, dans la défensive et ce sont eux qui subissent les attaques. Et malgré cela, les militaires et les gendarmes interviennent quasi-systématiquement dans les quartiers touaregs et c'est parmi cette population qu'ils arrêtent le plus. <br> <br> Ces deux éléments à eux seuls prouvent l'implication des autorités algériennes dans ces attaques organisées qui visent les Touaregs à In-Ideq. Ce qui conforte notre <a href='https://www.tamazgha.fr/L-Etat-algerien-organise-le.html' class="spip_in">précédente analyse</a> quant aux motivations de l'Etat algérien dans cette action machiavélique menée à l'encontre des Touaregs. <br> <br> L'opinion internationale, à la merci de médias inféodés aux diplomaties de leurs pays concernant les questions internationales notamment dans les régions dites sensibles, est loin de s'intéresser à ce que peuvent subir les Touaregs de la "bourgade" d'In-Ideq (déjà que le sort des Touaregs de l'ensemble de l'Azawad ne les a pas intéressé !), les Touaregs d'In-Ideq osent espérer une solidarité amazighe. Plus qu'un mouvement de solidarité, c'est un soulèvement généralisé partout en Afrique du Nord qui devient incontournable pour que cesse l'humiliation que nous font subir ces régimes voyous décidés à éradiquer l'amazighité. Il n'y a aucune raison pour que les Amazighs ne puissent réaliser leur libération et accéder à leur indépendance et se débarrasser définitivement du colonialisme. Il n'y a aucune raison pour que leur Terre soit livrée aux obscurantistes de tous genres et aux ennemis de la civilisation. Oui, Imazighen ne peuvent se passer d'une révolution, leur Révolution...<br> <br> <i> <strong>Masin Ferkal.</strong> </i> <br> <br></p> <div class='spip_document_3992 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH525/Burj2-2ef37.jpg?1777967355' width='500' height='525' alt='' /> </figure> </div></div> <hr /> <div class='rss_notes'><div id="nb2-1"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh2-1" class="spip_note" title="Notes 2-1" rev="appendix">1</a>] </span>Reggane est une ville où se trouve un centre d'expérimentation militaire qui remonte à l'époque de la colonisation française. C'est une ville très militarisée.</p> </div><div id="nb2-2"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh2-2" class="spip_note" title="Notes 2-2" rev="appendix">2</a>] </span>Les accords MNLA-Etat malien ont été signés à Ouagadoudou, au Burkina-Faso, et supervisés par la France. L'Etat algérien n'a pas été associé à ces accords ce qui lui est resté au travers la gorge. Du coup a eu une raison supplémentaire d'en vouloir au MNLA, et par la même à l'ensemble des Touaregs.</p> </div></div> La Kabylie, expliquée par Toufiq https://www.tamazgha.fr/La-Kabylie-expliquee-par-Toufiq.html https://www.tamazgha.fr/La-Kabylie-expliquee-par-Toufiq.html 2013-08-17T21:51:31Z text/html fr Masin Kabylie DRS <p>Après la journée du 3 août, où des citoyens de Kabylie ont déjeuné en plein ramadhan sur la place Lounes Matoub, Insi s'est rendu chez le général Toufiq pour recueillir ses impressions sur cette journée historique. Insi trouve le généralissime dans son bureau, un verre de whisky à la main , à la santé des jeûneurs. A ses pieds, il y avait Ali Benhadj, attaché à sa chaise. Voici l'entretien que "Rebb n Lzzayer" a accordé à notre ami Insi. <br class='autobr' /> Insi : Azul. <br class='autobr' /> Ali Benhadj (montre ses dents) : (…)</p> - <a href="https://www.tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Nouveau-mot,7-+.html" rel="tag">Kabylie</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-DRS-+.html" rel="tag">DRS</a> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH77/arton3827-0d52c.jpg?1777967401' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='77' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Après la journée du 3 août, où des citoyens de Kabylie ont déjeuné en plein ramadhan sur la place Lounes Matoub, Insi s'est rendu chez le général Toufiq pour recueillir ses impressions sur cette journée historique. Insi trouve le généralissime dans son bureau, un verre de whisky à la main , à la santé des jeûneurs. A ses pieds, il y avait Ali Benhadj, attaché à sa chaise. Voici l'entretien que "Rebb n Lzzayer" a accordé à notre ami Insi.</p></div> <div class='rss_texte'><br> <div class='spip_document_3990 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L349xH590/Toufik-2-6c16d.jpg?1777967401' width='349' height='590' alt='' /> </figure> </div> <p><br> <i> <strong>Insi :</strong> Azul. </i><br> <br> <i>Ali Benhadj (montre ses dents) </i> : Haw ! haw !<br> <strong>Toufiq </strong> <i>(lui donne un coup de pied)</i> : Oh là ! Chut !<br> <br> <br> <i> <strong>Insi </strong> </strong>(montre du doigt Ali Benhadj) : Que fait-il ici, lui ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Attention, chien méchant !<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Il est toujours serviable ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> A souhait ! C'est un ami fidèle. Depuis 1988, il ne nous a pas quittés.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Qu'est-ce qu'il mange ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Rien. Je l'affame exprès. Surtout quand je le lâche après les déjeûneurs.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Il est bien dressé !</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Surtout contre nos ennemis.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et ça marche ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Oui, bien sûr.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Alors, comment as-tu vécu la journée du 3 août, mon général ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Mal. Ils m'ont pris au dépourvu.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Es-tu derrière la démonstration des salafistes ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Oui. J'ai lâché mon chien et il est parti tout droit à Tizi-Ouzou pour pisser sur la place où les mécréants kabyles ont déjeuné. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Il a pissé ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Oui, pour marquer le territoire. Après avoir pissé, il a senti son urine, puis il a poussé un cri sur la place comme un loup, et le lendemain nombre d'autres chiens du pays ont rappliqué pour pisser à leur tour.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et il a accepté sans rien demander ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Il est très obéissant.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et s'il avait refusé ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Je l'aurais renvoyé dans sa niche de Blida. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Il y avait des chiens venus de Kabylie ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Juste quelques bâtards qui ont l'habitude de rôder en ville. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et Bouakouir, c'était toi aussi ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Oui, il m'a rendu juste un service.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> En contrepartie de quoi ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Hahahahahaha...<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Lui as-tu promis un poste de député ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Non, moins que ça.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Quoi ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Je lui ai donné juste une vieille veste en cuir.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Et l'APS ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> L'APS ne porte pas loin : elle est juste utile pour l'opinion algérienne. En revanche avec l'AFP, l'agence de notre ami Fabius, c'est le monde entier qui est intoxiqué...<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> L'AFP ! ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Ben oui, l'AFP est toujours avec nous. C'est ensemble que nous niquons les Berbères.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Tes frères.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Qui ? Les Berbères ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Oui.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Ils nous ont trahis pendant la guerre. Les salauds ont chassé la France. Les harkis.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Comment ça ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> N'ont-il pas trahi l'Algérie française ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Pour que tu deviennes indépendant.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Nous, les Algériens, n'avons rien demandé. C'est Abane et compagnie qui faisaient les zouaves. Et si nous sommes aujourd'hui au pouvoir, c'est grâce à la France et non aux Kabyles.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Je ne comprends pas.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Mais, vous les Kabyles, n'avez jamais rien compris, vous n'êtes qu'une bande de cons. Vous ne connaissez rien à la politique.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Explique-moi alors.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Est-ce que ça t'arrive d'aller en boîte de nuit à Paris ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Oui.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Qui trouves-tu devant la porte ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Des Arabes et des Blacks.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Pourquoi à ton avis ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Pour refouler leurs frères.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Très bien. C'est pareil, en partant d'Algérie, les Français ont fait la même chose. Ils nous ont confié la boîte et nous sommes là pour vous empêcher de danser en rond. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Effectivement. </i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Et pourtant ce n'est pas difficile à comprendre.<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> C'est vrai.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Tête de mule, va !<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Dis-moi, et les Salafistes dans tout cela ?</i><br> <br> <i>(Ali Benhadj ouvre un œil. Toufiq lui dit : Coucher ! Et la bête se rendort)</i><br> <strong>Toufiq :</strong> T'as compris ?<br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Oui.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Je vous donne un conseil d'ami. Dorénavant, ne revendiquez plus rien au pouvoir algérien. Tournez-vous vers la France. C'est la France qui vous a brisé et c'est à elle de vous réhabiliter. L'Etat français a juré de vous faire payer ce que vous lui avez fait subir pendant la guerre. Moi, je suis pour rien. Je suis un fonctionnaire français, Boutef est leur préfet d'outre-mer... Le pouvoir algérien n'est qu'un mirage. Un mirage qui trompe même vos cousins nomades Touaregs. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Merci, mon général.</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> De rien. Aller maintenant dégage. C'est le moment d'aller balader mon chien. <br> <br> <br> <i> <strong>Insi :</strong> Tu l'emmène où ?</i><br> <br> <strong>Toufiq :</strong> Pisser à Djamaâ Lyihoud. <br> <br> <br> <i>Sur ce, il lui dit : "Aller, debout, Alilou." Il se lève, se dirige vers la porte et le chien le suit en remuant fanatiquement sa queue. Insi quitte à son tour le bureau du généralisme et s'en va poster son entretien. </i></p></div> L'Etat algérien organise le massacre de Touaregs... https://www.tamazgha.fr/L-Etat-algerien-organise-le.html https://www.tamazgha.fr/L-Etat-algerien-organise-le.html 2013-08-17T13:10:08Z text/html fr Masin Touareg MNLA DRS <p>Des attaques sauvages visant la communauté touarègue à Borj Mokhtar, une ville qui se trouve sur le territoire de l'État algérien, ont été organisées selon toute vraisemblance par les services de renseignements algériens. <br class='autobr' /> Dans un quartier touareg à Borj, le 14 août 2013. <br class='autobr' /> Les médias parlent de six morts entre mardi 13 et jeudi 15 août dans des affrontements qui opposent des Maures (ou Arabes) et des Touaregs dans la ville de Borj Mokhta. Il s'agit du bilan que donnent les autorités (…)</p> - <a href="https://www.tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory">Actualité</a> / <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Touareg-+.html" rel="tag">Touareg</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-MNLA-+.html" rel="tag">MNLA</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-DRS-+.html" rel="tag">DRS</a> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH77/arton3826-ed632.jpg?1777967365' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='77' alt="" /> <div class='rss_chapo'><p>Des attaques sauvages visant la communauté touarègue à Borj Mokhtar, une ville qui se trouve sur le territoire de l'État algérien, ont été organisées selon toute vraisemblance par les services de renseignements algériens.</p></div> <div class='rss_texte'><div class='spip_document_3989 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L403xH302/Borj_aout2013-d1a0f.jpg?1777967365' width='403' height='302' alt='' /> </figure> </div> <center><i>Dans un quartier touareg à Borj, le 14 août 2013</i>.</center> <p><br> <br> Les médias parlent de six morts entre mardi 13 et jeudi 15 août dans des affrontements qui opposent des Maures (ou Arabes) et des Touaregs dans la ville de Borj Mokhta. Il s'agit du bilan que donnent les autorités algériennes.<br> <br> Pour le wali d'Adrar, Ahmed Abdelhafidh Saci, ce conflit, qu'il qualifie de tribal, "a été provoqué par la tentative d'un individu de voler un magasin, avant que la situation ne dégénère en échauffourées entre les proches du propriétaire du commerce et ceux de la personne impliquée dans la tentative de vol".<br> <br> L'explication semble trop légère. Comment croire qu'un simple conflit suite à une tentative de vol puisse dégénérer de la sorte et dans une ville frontalière très militarisée où la gendarmerie a élu domicile au sein même de la ville dans laquelle est installée également une caserne de l'armée. Par ailleurs, cette ville regorge de policiers en civil qui assurent un contrôle draconien de la population. Il est d'ailleurs difficile à un étranger à la ville de passer inaperçu et échapper à l'œil vigilant des policiers algériens.<br> <br> La vérité est que ces affrontements ont été provoqués par les autorités algériennes et ce n'est pas sans lien avec la situation dans l'Azawad. Tous les témoignages que nous avons eus et les personnes que nous avons contactées par téléphone sur place à Borj ou à In Khalil ou encore à Kidal s'accordent à dire que ce sont les autorités algériennes qui sont derrière ces membres de la communauté arabe qui se sont attaqués aux Touaregs et leurs biens. L'armée algérienne a eu même à assister et protéger les assaillants. <br> <br> Tout a commencé lorsqu'un Touareg proche du <i>Mouvement national de libération de l'Azawad</i> (MNLA) a été tué par des jeunes Maures<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb3-1" class="spip_note" rel="appendix" title="Les Maures s'appellent aussi “Arabes”. Ce sont comme tous ces Berbères (…)" id="nh3-1">1</a>]</span> à bord d'un véhicule mardi à Borj Mokhtar. Lorsque les Touaregs se sont rendus au cimetière pour l'enterrement du jeune homme, les jeunes maures les ont attaqués dans l'enceinte même du cimetière, ce qui a poussé les Touaregs à se défendre. Et c'est là que les affrontements violents entre les deux communautés ont commencé sans que les forces de la police algérienne interviennent. Les Touaregs ont pourtant fait appel aux autorités algériennes afin qu'elles interviennent, mais ces dernières ne sont non seulement pas intervenues mais elles ont protégé les Maures et les ont assistés. Des grenades lancées sur les maisons de Touaregs auraient été fournies par les militaires algériens.<br> <br> Même <i>El-Watan</i>, un quotidien algérien connu pour être le porte voix du DRS sur les questions internationales et sécuritaires, pour reprendre le jargon algérien, a rapporté dans son édition du 16 août que lorsque des Touaregs de Borj se sont plaints aux gendarmes algériens, ces derniers ont refusé de leur apporter assistance et leur ont dit d'aller demander de l'aide à la France ou au Burkina-Faso. <a href="http://www.rfi.fr/afrique/20130816-algerie-mali-touaregs-arabes-nouvelle-journee-violences-bordj-badji-mokhtar" class="spip_out" rel="external"><i>France Inter</i>, quant à elle, parle de "forces de sécurité mises en cause"</a> et rapporte que plusieurs habitants affirment que la gendarmerie aurait mis plus de douze heures avant d'intervenir. <i>France Inter </i>rapporte également que, selon certains, la gendarmerie algérienne aurait eu tendance à protéger en priorité les populations des tribus arabes.<br> <br> Les autorités algériennes et la presse parlent d'un clame précaire alors qu'en réalité les affrontements et les destructions continuent toujours. Le bilan est beaucoup plus lourd que ce que déclarent les autorités algériennes. Au samedi 17 août matin, la communauté touarègue a enregistré 7 victimes et des dizaines de blessés. Dans les rangs de la communauté maure, il y aurait une trentaine de victimes. Les quartiers touaregs ont subit des dégâts considérables. <br> <br> <strong>Mais quel intérêt ont les Algériens à susciter ces affrontements ? </strong> <br> <i>- Alger tient à reprendre son rôle de premier plan dans le dossier de l'Azawad.</i><br> Les négociations entre le MNLA et l'État malien sont restés au travers la gorge au régime algérien. En effet, Alger n'a pas supporté l'attitude du MNLA qui a, depuis janvier 2012, refusé de répondre aux appels d'Alger qui s'st proposé d'organiser les négociations entre les différentes parties en conflit au sujet de l'Azawad. Pire, le MNLA a fait savoir son refus de voir l'État algérien jouer les premiers rôles dans ces éventuelles négociations. Les Algériens qui considèrent toujours que l'Azawad est leur chasse gardée ont sans doute mal pris ce affront qui leur est fait. C'est l'une des raisons d'ailleurs qui on conduit Alger à renforcer la présence d'AQMI dans l'Azawad essayant par la même de neutraliser le MNLA tout en imposant <i>Ansar-Dine</i>. Et la conclusion des accords de Ouagadougou n'ayant pas associé <i>Ansar-Dine</i> qui devait représenter les intérêts d'Alger, n'a fait exacerber la colère des Algériens à l'égard des Touaregs et du MNLA.<br> <br> Un autre fait vient conforter la thèse de la manipulation algérienne dans ce qui se passe à Borj. Lorsque, le jeudi 15 août, des éléments du MNLA ont attaqué les positions d'AQMI, du MUJAO et une frange du <i>Mouvement des Arabes de l'Azawad</i> (MAA)<span class="spip_note_ref"> [<a href="#nb3-2" class="spip_note" rel="appendix" title="En réalité, le MAA est un mouvement sans aucune base. Tout comme Ansar-Dine, (…)" id="nh3-2">2</a>]</span> qui n'est en réalité qu'un relais de ces mouvements islamistes, à In Afaregh, sur le territoire de l'Azawad, à quelques kilomètres de Borj, ces derniers se sont retranchés dans le territoire de l'État algérien sans qu'ils soient inquiétés. Cela montre la complicité qu'il y a entre ces terroristes et les autorités algériennes. Mais plus encore, ce mouvement de troupes qui se produite sur les lieux mêmes où on lieu des affrontements mortels sans que les forces dites de sécurité algériennes réagissent, cela montre que tout cela est lié et que ces groupes terroristes sont impliqués dans les événements de Borj. Nos sources à Borj nous assurent d'ailleurs que les Maures auteurs des attaques contre les Touaregs à Borj seraient des éléments d'AQMI et du MUJAO engagés pour cette mission et nombre d'entre eux seraient venus d'ailleurs. Il est d'ailleurs surprenant que la communauté maure se découvre subitement une fougue guerrière...<br> <br> En effet, les Algériens reviennent assez souvent par là où on ne les attend pas. Le dossier de l'Azawad est loin d'être clos pour la junte algérienne qui n'acceptera jamais qu'elle en soit écartée. Avec ce conflit ethnique que les Algériens viennent d'organiser à Borj et qui a de fortes chances d'être exporté dans l'Azawad, Alger compte réorienter les futures négociations prévues entre les Mouvements de l'Azawad et l'État malien de sorte à ce que d'autres acteurs, qui ne seront que les portes paroles d'Alger, s'inviteront aux négociations. Mais les Algériens comptent aussi s'imposer dans ces négociations en prétextant du fait que le conflit dans l'Azawad a des conséquences sur le territoire algérien ce qui légitimerait leur implication. Et lorsqu'on sait que le nouveau président malien (je veux dire le nouveau gouverneur de Paris à Bamako) est un pro-algérien, l'on peut imaginer les calculs d'Alger pour s'inviter à la gestion du dossier de l'Azawad dont elle a été écartée jusque-là.<br> <br> -<i> Mais le régime algérien n'a jamais abandonné son projet d'arabisation et d'islamisation totales des populations qui y résistent. C'est donc un nettoyage ethnique que le régime algérien est entrain de planifier.</i><br> Oui, sinon comment expliquer cette indifférence des militaires algériens devant cette violence meurtrière à laquelle sont exposées les populations touarègues de Borj Mokhtar. Encerclées depuis quatre jours, attaqués par des grenades et bombes lacrymogènes jour et nuit. La quasi-totalité de leurs biens ont été saccagés et brûlés. Les Touaregs qui se réfugient dans les locaux de la gendarmerie pour échapper au lynchage des Maures, ils sont arrêtés par la gendarmerie et considérés comme des assaillants alors qu'ils en sont les victimes. Les blessés Touaregs ne sont pas soignés. Les populations encerclées manquent de tout y compris de l'eau et personne ne leur vient à l'aide. Pire encore, les gendarmes qui encerclent les quartiers touaregs empêchent l'accès à ces quartiers ce qui rend toute aide impossible.<br class='autobr' /> Et comment croire que dans une ville qui compte des dizaines de milliers de militaires, les autorités ne puissent pas assurer la sécurité des habitants ? Comment expliquer que les assaillants utilisent des moyens assez sophistiqués comme les bombes lacrymogène ?<br> Ce que les autorités algériennes sont entrain de faire à Borj n'est que le prolongement de cette politique d'arabisation et d'islamisation par tous les moyens de cette Terre amazighe. Le but recherché est de pousser les Touaregs qui résistent encore à l'arabisation (il faut dire que l'islamisation est presque achevée !) à quitter la ville et aller dans la brousse. <br> C'est dans ce contexte que, si l'on croit ce que rapporte e site touareg <a href="http://www.toumastpress.com/actualites/actualite/1043-3eme-jour-affrontements-communautaires-teleguides-borj-badji-mokhtar.html" class="spip_out" rel="external">Toumast Presse</a>, les autorités algériennes auraient destitué le Maire élu de la ville, Akli Ag Imale, qui est bien entendu touareg. Un autre touareg, le commandant de la commune, Marmori Amoumine, aurait été également démis de ses fonctions. C'est une guerre anti-touarègue à laquele se livre l'Etat algérien.<br> <br> Ce nettoyage ethnique à huis-clos organisé par les autorités algériennes ne fait pas réagir la communauté internationale qui prétend être sensible aux droits de l'Homme. La France très présente dans la région, notamment depuis l'opération Serval dans l'Azawad, ne semble pas inquiétée outre mesure par ce drame humain que vivent les Touaregs de Borj. Et ce n'est, bien entendu, pas l'AFP qui va informer l'opinion sur ce drame.<br> <br> Dans ces conditions, il nous appartient, à nous Amazighs, d'agir et de ne pas laisser nos frères Touaregs à Borj se faire tuer en silence. Nous avons le devoir d'être solidaires avec eux et de faire en sorte que ce drame qu'ils vivent cesse. Nous n'avons pas le droit de les abandonner à ces barbares décidés à les éradiquer.<r> <br> <br> <i> <strong>Masin Ferkal.</strong> </i> <br></p> <center> <iframe width="560" height="315" src="//www.youtube.com/embed/sqQB5qD6NME" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> </center></div> <hr /> <div class='rss_notes'><div id="nb3-1"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh3-1" class="spip_note" title="Notes 3-1" rev="appendix">1</a>] </span>Les Maures s'appellent aussi “Arabes”. Ce sont comme tous ces Berbères d'Afrique du Nord qui se sont arabisés, notamment par l'islamisation, et qui, par ignorance, pensent qu'ils sont descendants d'Arabes venus d'Arabie Saoudite.</p> </div><div id="nb3-2"> <p><span class="spip_note_ref">[<a href="#nh3-2" class="spip_note" title="Notes 3-2" rev="appendix">2</a>] </span>En réalité, le MAA est un mouvement sans aucune base. Tout comme <i>Ansar-Dine</i>, il a été impulsé par Alger afin de fausser les cartes dans l'Azawad et le mettre dans les pattes du MNLA, ce qui explique les liens entre le MAA et l'ensemble des mouvements islamistes et terroristes de la région. Par ailleurs, une frange du MAA semble échapper au contrôle d'Alger puisque des membres du MAA ont signé avec le MNLA et le HCUA un protocole d'entente à Nouakchott, le 5 août 2013, pour aller avec un projet commun aux négociations prévues avec les nouvelles autorités de Bamako au sujet de l'Azawad.</p> </div></div> Le MNLA dément toute négociation avec Ansar-Dine https://www.tamazgha.fr/Le-MNLA-dement-toute-negociation.html https://www.tamazgha.fr/Le-MNLA-dement-toute-negociation.html 2012-11-06T14:19:38Z text/html fr Masin Azawad Touareg MNLA DRS Mali <p>Certains organes d'information algériens, relais du DRS, font croire à des rencontres et négociations entre le MNLA et Ansar-Dine. Ce n'est pas sans collaboration de certains touaregs, eux-mêmes relais du DRS au sein du MNLA. En effet l'État algérien qui a compris qu'il ne peut avoir la main-mise sur le MNLA, ne peut compter que sur Ansar-Dine dirigé par le touareg Iyad ag Ghali connu par ses liens avec le régime algérien ; il serait même un agent du DRS et ce depuis déjà longtemps. (…)</p> - <a href="https://www.tamazgha.fr/-Azawad-.html" rel="directory">Guerre en Libye</a> / <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Azawad,33-+.html" rel="tag">Azawad</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Touareg-+.html" rel="tag">Touareg</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-MNLA-+.html" rel="tag">MNLA</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-DRS-+.html" rel="tag">DRS</a>, <a href="https://www.tamazgha.fr/+-Mali-+.html" rel="tag">Mali</a> <div class='rss_chapo'><p>Certains organes d'information algériens, relais du DRS, font croire à des rencontres et négociations entre le MNLA et <i>Ansar-Dine</i>. Ce n'est pas sans collaboration de certains touaregs, eux-mêmes relais du DRS au sein du MNLA. En effet l'État algérien qui a compris qu'il ne peut avoir la main-mise sur le MNLA, ne peut compter que sur <i>Ansar-Dine</i> dirigé par le touareg Iyad ag Ghali connu par ses liens avec le régime algérien ; il serait même un agent du DRS et ce depuis déjà longtemps. <i>Ansar-Dine</i> lui-même a été créé par cet homme de confiance ne doit son existence que pour servir les intérêts algériens dans l'Azawad. C'est ce qui explique la collusion d'<i>Ansar-Dine</i> avec Aqmi : ce que les services algériens ne peuvent pas faire avec Aqmi ils le font avec <i>Ansar-Dine</i>. <br></p></div> <div class='rss_texte'><br> <div class='spip_document_3626 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'> <figure class="spip_doc_inner"> <img src='https://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH325/Iyad-2-fee97.jpg?1777967370' width='500' height='325' alt='' /> </figure> </div> <center><i>Iyad ag Ghali, homme d'Alger, chef d'Ansar-Dine</i></center> <p><br> <br> Ainsi les Algériens veulent convaincre la communauté internationale de la crédibilité de ce mouvement obscurantiste qui s'est illustré par ses actes odieux dans l'Azawad, pourtant condamnés justement par l'ensemble de cette communauté internationale. Alors que les dirigeants d'<i>Ansar-Dine</i> doivent répondre de leurs actes barbares qui relèvent du Tribunal pénal international, l'État algérien fait tout pour les imposer dans l'éventuel dialogue qui se mettra en place pour trouver une issue à la situation dans l'Azawad. C'est une façon aussi de les épargner de l'éventuelle intervention militaire dans l'Azawad. Et cela ne choque nullement la communauté internationale qui se dit soucieuse des droits de l'Homme et qui prétend combattre le terrorisme. <br> <br> Et pour couper court à cette campagne de désinformation, menée par les Algériens, relayée par d'autres réseaux aux intérêts divers et variés, et qui consiste à mouiller le MNLA dans cette stratégie de légitimation d'<i>Ansar-Dine</i>, le MNLA rend public un communiqué par lequel il dément tout rapprochement ou négociation avec ce groupe dont il ne partage ni les idées ni le projet et qui, selon le MNLA, est responsable de crimes braves commis dans l'Azawad.<br> <br> Ci-après le communiqué du <i>Conseil transitoire de l'État de l'Azawad </i> (CTEA).<br> <br> <i> <strong>La Rédaction.</strong> </i> <br> <br></p> <hr> <br> <center> <strong>COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°36-CTEA </strong><h2 class="spip">Démenti du MNLA</h2></center> <p><br> Des organes de presse sont en train de diffuser l'information selon laquelle le MNLA et <i>Ansar-Dine</i> sont en train de négocier. Nous informons l'opinion publique nationale et internationale que cette information tendancieuse, distillée depuis un bon moment par des représentants de certains pays, est strictement fausse et sans fondement.<br> <br> Depuis mai dernier, nous avons posé deux préalables à nos discussions avec <i>Ansar-Dine</i> à savoir :<br> - l'abandon de l'application de la Charia ;<br> - et la rupture totale et officielle avec AQMI.<br> <br> A ce jour, cette condition n'est pas remplie par<i> Ansar-Dine</i>.<br class='autobr' /> En outre, <i>Ansar-Dine</i> a commis dans l'Azawad des crimes graves que nous condamnons vivement.<br> <br> <br> <i>Le 6 novembre 2012<br> <br> <br> <strong>Moussa Ag Assarid </strong> <br> Membre du Conseil Transitoire de l'État de l'Azawad (CTEA) <br> Chargé de la Communication et de l'Information<br></i><br class='autobr' /> <i>Contact :</i><strong> infosmnla@gmail.com</strong> <br> <br> <br> <br /><span class="spip-puce ltr"><b>–</b></span> Lire également : <a href='https://www.tamazgha.fr/Qui-peut-igL-Algerie-et-le.html' class="spip_in">"<strong>L'Algérie et le terrorisme islamiste dans l'Azawad...</strong>"</a> <br> <br> <br></p> <center> <iframe width="560" height="315" src="http://www.youtube.com/embed/HBu7rrjioAI" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> </center></div> Accès interdit

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