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	<title>TAMAZGHA </title>
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		<title>TAMAZGHA </title>
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		<title>La monarchie marocaine devant le CERD</title>
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		<dc:date>2023-11-23T19:49:06Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;S&#233;ance du jeudi 23 novembre de 10h00 &#224; 13h00 S&#233;ance du jeudi 23 novembre 2023 (10h-13h)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-111e-session-du-CERD-.html" rel="directory"&gt;111e session du CERD&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;S&#233;ance du jeudi 23 novembre de 10h00 &#224; 13h00&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;
&lt;strong&gt;S&#233;ance du jeudi 23 novembre 2023 (10h-13h)&lt;/strong&gt;
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&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Etat alg&#233;rien et Tamazight</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/L-Etat-algerien-et-Tamazight.html</link>
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		<dc:date>2017-09-22T20:49:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A l'occasion de la 94&#232;me session du Comit&#233; pour l'&#233;limination de la discrimination raciale (CERD) des Nations Unies, l'Etat alg&#233;rien pr&#233;sente un rapport pour vanter ses efforts pour lutter contre les discriminations. Ci-dessous ce que l'Etat alg&#233;rien affirme au sujet des langue et culture amazighes. Vos commentaires sont les bienvenus. &lt;br class='autobr' /&gt; Promotion de la langue amazighe &lt;br class='autobr' /&gt;
65. La langue tamazight a &#233;t&#233; constitutionnalis&#233;e comme langue nationale en avril 2002 et officielle depuis le 7 f&#233;vrier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-94eme-session-du-CERD-.html" rel="directory"&gt;94&#232;me session du CERD&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'occasion de la 94&#232;me session du Comit&#233; pour l'&#233;limination de la discrimination raciale (CERD) des Nations Unies, l'Etat alg&#233;rien pr&#233;sente un rapport pour vanter ses efforts pour lutter contre les discriminations.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ci-dessous ce que l'Etat alg&#233;rien affirme au sujet des langue et culture amazighes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vos commentaires sont les bienvenus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Promotion de la langue amazighe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;65. La langue tamazight a &#233;t&#233; constitutionnalis&#233;e comme langue nationale en avril 2002 et officielle depuis le 7 f&#233;vrier 2016 en vertu de l'amendement de l'article 4 de la Constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;66. Le Gouvernement alg&#233;rien a franchi un grand pas dans le processus de r&#233;habilitation de l'amazighit&#233; en Alg&#233;rie. Cette reconnaissance constitutionnelle est accompagn&#233;e par la cr&#233;ation d'une acad&#233;mie alg&#233;rienne de la langue amazighe rattach&#233;e au Pr&#233;sident de la R&#233;publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;67. Des efforts sont d&#233;ploy&#233;s par le Gouvernement alg&#233;rien, &#224; travers le Haut-Commissariat &#224; l'Amazighit&#233;, pour la promotion et le d&#233;veloppement de la langue amazighe, &#224; travers ses activit&#233;s scientifiques, notamment l'&#233;dition d'ouvrages et de p&#233;riodiques en tamazight ainsi que son soutien au mouvement associatif.&lt;br class='autobr' /&gt;
68. L'Alg&#233;rie continue de travailler pour la lev&#233;e des diff&#233;rents verrous entravant l'enseignement de la langue amazighe, en assurant :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; L'impression d'une version en Tamazigh de la Constitution r&#233;vis&#233;e ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; La formation continue et de qualit&#233; pour les enseignants de tamazigh ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; L'op&#233;rationnalisation d'une chaine de radio permanente ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; L'institutionnalisation de nombreux festivals annuels (cin&#233;ma, th&#233;&#226;tre) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; La suppression du caract&#232;re optionnel de la mati&#232;re de tamazight dans l'&#233;cole alg&#233;rienne par l'amendement de la loi d'orientation de l'&#233;ducation nationale ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; La g&#233;n&#233;ralisation graduelle de cet enseignement &#224; travers toutes les wilayas du pays (on atteindra 32 wilayas au cours de l'exercice 2016/2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;69. Afin d'&#233;largir l'enseignement de tamazight, le Gouvernement alg&#233;rien a pr&#233;vu des postes d'enseignants &#224; m&#234;me de couvrir l'ensemble des besoins exprim&#233;s. Un nombre de postes budg&#233;taires a &#233;t&#233; octroy&#233;, pour le recrutement d'enseignants en langue tamazight &#224; travers tout le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;70. La strat&#233;gie de globalisation de l'enseignement de tamazight, pr&#233;voit l'ouverture de postes suppl&#233;mentaires et le recrutement d'enseignants dans d'autres wilaya, et ce en suivant des plans de recrutement &#224; court et moyen termes et en effectuant un travail de sensibilisation sur le terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;71. De nouvelles classes sont ouvertes pour la premi&#232;re fois dans sept (7) wilayas du pays, l'enseignement de tamazight est pass&#233; donc de onze (11) &#224; vingt-deux (22) wilayas pour l'ann&#233;e scolaire 2015/2016. Selon les statistiques fournies par le Minist&#232;re de l'&#201;ducation nationale, l'enseignement de la langue amazighe est pass&#233; de 233 enseignants pour 37 690 apprenants en 1995/1996 dans seize wilayas &#224; 2 600 enseignants pour 277 176 apprenants durant l'ann&#233;e scolaire 2015/2016 et l'on envisage de recruter 500 nouveaux enseignants pour la rentr&#233;e scolaire 2016/2017.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;72. Par ailleurs, convaincu que la promotion de la langue amazighe doit imp&#233;rativement passer par l'encouragement de l'&#233;dition en langue amazighe et de la n&#233;cessit&#233; de mettre &#224; la disposition du grand public des publications en langue amazighe, les institutions nationales se sont investies totalement dans le cr&#233;neau de l'&#233;dition et de la co&#233;dition en tamazight.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;73. Il existe plus de 300 titres, tous genres confondus. Pour l'ann&#233;e 2014, le HCA a &#233;dit&#233; une vingtaine de titres &#233;crits en tamazight pour ainsi renforcer son palmar&#232;s dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;74. Sur le plan de la communication, tamazight s'est enrichie par le lancement d'un fil d'information g&#233;n&#233;rale et multim&#233;dia relevant de l'Agence Presse Services (APS), qui vise &#224; former les journalistes exer&#231;ant en tamazight au niveau des radios r&#233;gionales, de la T&#233;l&#233;vision publique et chaine priv&#233;es et ceux relevant de la presse &#233;crite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;75. Enfin, un dispositif d'enseignement et d'apprentissage de tamazight pour adultes a &#233;t&#233; initi&#233; par les institutions nationales en collaboration avec la soci&#233;t&#233; civile, en vue de permettre &#224; tous les alg&#233;riens d'apprendre &#224; lire et &#224; &#233;crire cette langue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Promotion des droits &#233;conomiques, sociaux et culturels des amazighs &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;76. L'&#201;tat &#339;uvre &#224; promouvoir les droits &#233;conomiques, sociaux et culturels de tous les citoyens alg&#233;riens. La finalit&#233; de tous ses efforts se trouve &#234;tre concr&#233;tis&#233;e par l'officialisation de la langue amazighe, ce qui permettra de renforcer sa promotion sur toute l'&#233;tendue du territoire nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;77. Sur le volet culturel, il y a lieu de mettre en exergue l'importance du nouvel acquis mentionn&#233; dans la constitution &#224; savoir le droit &#224; la culture conform&#233;ment l'article 37 bis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;78. Depuis janvier 2014, le gouvernement a mis en place un dispositif sp&#233;cial &#171; Sortie sur le terrain &#187; en partenariat avec les D&#233;partements de langue et culture amazighes des Universit&#233;s alg&#233;riennes, pour la collecte et la pr&#233;servation du patrimoine culturel et linguistique amazigh des diff&#233;rentes r&#233;gions du pays. C'est ainsi que des r&#233;gions comme le grand sud alg&#233;rien (Djanet, Adrar, Timimoun, Tamanrasset), l'Ouest (Tlemcen, Chlef, Oran) et de l'Est (T&#233;bessa, Constantine, Souk Ahras, Batna, Khenchela&#8230;) ont accueilli durant l'ann&#233;e 2014 et le premier semestre 2015 des &#233;quipes de chercheurs. L'objectif principal de ces sorties &#233;tant la confection du grand dictionnaire pan-amazigh.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Droit d'utiliser les pr&#233;noms amazighs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;79. Tous les Alg&#233;riens jouissent de la libert&#233; du choix des pr&#233;noms de leurs enfants et ce &#224; travers les services de l'&#233;tat civil.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;80. L'article 64 (alin&#233;a 1) de l'ordonnance no 70-20 du 19 f&#233;vrier 1970 portant Code de l'&#233;tat civil modifi&#233;e et compl&#233;t&#233;e, pr&#233;voit que les pr&#233;noms doivent &#234;tre de consonance alg&#233;rienne. De facto, les pr&#233;noms amazighs sont des pr&#233;noms alg&#233;riens prot&#233;g&#233;s par toutes les lois en vigueur, notamment la constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;81. Le Code de l'&#233;tat civil, permet aussi d'inscrire les enfants n&#233;s de parents appartenant &#224; une confession non musulmane, sous des pr&#233;noms autres qu'alg&#233;riens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;82. Outre le cadre l&#233;gal susmentionn&#233;, inh&#233;rent aux proc&#233;dures juridiques d'attribution des pr&#233;noms, le Minist&#232;re de l'Int&#233;rieur et des Collectivit&#233;s Locales, a initi&#233; une liste non-exhaustive des pr&#233;noms au niveau des communes sur laquelle s'appuient, &#224; titre indicatif et non limitatif, les officiers de l'&#233;tat civil lors de la d&#233;claration des naissances, ce qui garantit la libert&#233; de choix des pr&#233;noms par les parents ou le d&#233;clarant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;83. &#192; ce titre, le Haut-Commissariat &#224; l'Amazighit&#233;, en se r&#233;f&#233;rant au d&#233;cret no 26/ 81 du 27 mars 1981 notamment l'article 5 qui stipule que la r&#233;visons du lexique national des pr&#233;noms doit se faire tous les 3 ans, a propos&#233; une liste de 500 pr&#233;noms alg&#233;riens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;84. Les quelques refus signal&#233;s et qui sont imputables individuellement a des fonctionnaires et non &#224; l'administration ont &#233;t&#233; diligemment pris en charge et r&#233;gl&#233;s dans des d&#233;lais tr&#232;s courts. C'est ainsi qu'en 2014, les instances comp&#233;tentes ont &#233;t&#233; saisis par le HCA pour faire inscrire des pr&#233;noms tels que Aderyan et Tara (Tizi-Ouzou), Maylana (Alger) et Atmas (Oran). &lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;
&lt;a href=&#034;http://docstore.ohchr.org/SelfServices/FilesHandler.ashx?enc=6QkG1d%2fPPRiCAqhKb7yhsoZSRkAkczO%2baWMNj6vjFvUAmQn8urOtZ8ahLbJcncZTrM3O5K9olm2xPjIkf1iOD7ZoFh8BvxpP%2bPTv0XQuHpwzPOnS9Q2j8ievIL697QgP&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;strong&gt;Pour consulter le rapport de l'Etat alg&#233;rien&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le berb&#232;re en Mauritanie : une langue en voie d'extinction.</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/Le-berbere-en-Mauritanie-une-langue-en-voie-d-extinction,936.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tamazgha.fr/Le-berbere-en-Mauritanie-une-langue-en-voie-d-extinction,936.html</guid>
		<dc:date>2004-08-08T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Ce rapport a &#233;t&#233;, bien entendu, remis aux experts du CERD. Il a &#233;t&#233;, &#233;galemnt, largement diffus&#233; aupr&#232;s des organisations de d&#233;fense de droits de l'Homme. &lt;br class='autobr' /&gt; TAMAZGHA Organisation Non Gouvernementale de d&#233;fense des droits des Imazighen (Berb&#232;res) &lt;br class='autobr' /&gt;
Le berb&#232;re en Mauritanie &lt;br class='autobr' /&gt;
Une langue en voie de d'extinction &lt;br class='autobr' /&gt;
Rapport alternatif de Tamazgha &lt;br class='autobr' /&gt;
au &lt;br class='autobr' /&gt;
Comit&#233; pour l'Elimination de la Discrimination Raciale (CERD) &lt;br class='autobr' /&gt;
Nations Unies &lt;br class='autobr' /&gt;
Conseil Economique et Social &lt;br class='autobr' /&gt;
Convention internationale (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-65eme-session-du-CERD-.html" rel="directory"&gt;65eme session du CERD&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ce rapport a &#233;t&#233;, bien entendu, remis aux experts du CERD. Il a &#233;t&#233;, &#233;galemnt, largement diffus&#233; aupr&#232;s des organisations de d&#233;fense de droits de l'Homme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt; &lt;div class='spip_document_630 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L143xH76/Tamazgha-logo_copie-f2c8c.jpg?1774397442' width='143' height='76' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;TAMAZGHA&lt;/b&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;Organisation Non Gouvernementale de d&#233;fense des droits des Imazighen (Berb&#232;res)&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;center&gt;&lt;b&gt;Le berb&#232;re en Mauritanie&lt;br&gt;
&lt;center&gt;Une langue en voie de d'extinction&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;&lt;b&gt;Rapport alternatif de Tamazgha&lt;br&gt;
&lt;center&gt;au&lt;br&gt;
&lt;center&gt;Comit&#233; pour l'Elimination de la Discrimination Raciale &lt;/i&gt;(CERD)&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Nations Unies&lt;br&gt;
&lt;center&gt;Conseil Economique et Social&lt;br&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale (ICERD)&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;center&gt;&lt;i&gt;65eme session du Comit&#233; pour l'&#233;limination de la discrimination raciale&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;center&gt;Gen&#232;ve, 2-20 ao&#251;t 2004&lt;/center&gt;&lt;br&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;center&gt;&lt;b&gt;Sommaire&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Pr&#233;ambule&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Partie 1.&lt;/i&gt; - Donn&#233;es historiques g&#233;n&#233;rales&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
1. G&#233;n&#233;ralit&#233;s&lt;br&gt;
2. L'Afrique du Nord, une terre amazighe (berb&#232;re) &lt;br&gt;
3. Le berb&#232;re en Mauritanie : une langue en voie d'extinction &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;&lt;i&gt;Partie 2 &lt;/i&gt;- Principales violations de la convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
1.	La n&#233;gation officielle et institutionnelle du fait amazigh (berb&#232;re)&lt;br&gt;
2.	Une arabisation et une assimilation programm&#233;es &lt;br&gt;
3.	Exclusion des champs culturel et &#233;ducationnel officiels &lt;br&gt;
4.	Le rapport de la Mauritanie : contradictions &lt;br&gt;
5. En Mauritanie, la discrimination est un fait de l'Etat &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Partie 3 &lt;/i&gt;- Nos propositions pour &#233;liminer les discriminations officielles&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Annexes&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;- Annexe 1.&lt;/i&gt; Carte linguistique de la Mauritanie&lt;br&gt;
&lt;i&gt;-	Annexe 2.&lt;/i&gt; Extraits de la Constitution de la Mauritanie&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Pr&#233;ambule&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;Avant d'exposer les principales discriminations dont est victime la minorit&#233; berb&#233;rophone en Mauritanie et nos propositions en vue de l'&#233;limination de ces discriminations, il nous semble important de rappeler un certain nombre d'&#233;l&#233;ments historiques sur l'Afrique du Nord, ce qui permettra au lecteur non familier des questions linguistiques et culturelles qui divisent gravement l'Afrique du Nord de comprendre le d&#233;ni fait aux berb&#233;rophones de Mauritanie et aux Nord-africains de mani&#232;re g&#233;n&#233;rale (Partie 1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout comme les Berb&#232;res en Tunisie et en Libye en particulier, la minorit&#233; berb&#233;rophone de Mauritanie subit diverses discriminations qui la menacent jusqu'&#224; son existence et celle de ses langue et culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'ensemble des populations mauritaniennes subissent la r&#233;pression et l'autoritarisme du r&#233;gime en place, les berb&#233;rophones, eux, subissent une discrimination suppl&#233;mentaire due &#224; leur appartenance ethnique berb&#232;re. En effet, sur le plan linguistique, si l'essentiel des langues parl&#233;es en Mauritanie b&#233;n&#233;ficient d'une reconnaissance institutionnelle, la langue berb&#232;re est tout simplement ignor&#233;e et n'a donc pas droit de cit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous t&#226;cherons donc de pointer les principales discriminations officielles de l'Etat mauritanien desquelles proc&#232;dent les violations des stipulations de la &lt;i&gt;Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale&lt;/i&gt; (Partie 2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, nous exposerons nos propositions pour &#233;liminer ces discriminations (Partie 3).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PARTIE 1.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;DONNEES HISTORIQUES GENERALES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1 - G&#233;n&#233;ralit&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Mauritanie, comme partout en Afrique du Nord, un tr&#232;s grave d&#233;ni culturel et identitaire, bas&#233; sur la discrimination, est &#224; la base de l'action de l'Etat national qui se veut arabe et musulman. Il a tout fait pour achever la politique d'arabisation des berb&#233;rophones qui sont r&#233;duits aujourd'hui &#224; une minorit&#233; en voie de disparition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'objet de cette discrimination officielle permet d'&#233;tablir la violation des principes de la &lt;i&gt;Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale.&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit d'une atteinte extr&#234;mement grave aux droits culturels, linguistiques et identitaires des berb&#233;rophones, par ailleurs reconnus par tous les textes internationaux, au premier chef la D&#233;claration universelle des droits de l'Homme et la &lt;i&gt;Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale&lt;/i&gt; que la Mauritanie semble ignorer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette politique qui confine &#224; un &#034;imp&#233;rialisme linguistique et culturel&#034; emp&#234;che naturellement la soci&#233;t&#233; d'aller vers un v&#233;ritable pluralisme et une v&#233;ritable d&#233;mocratie n&#233;cessaires &#224; la lutte contre le sous-d&#233;veloppement. Une folle &#233;nergie sociale est ainsi dilapid&#233;e &#224; contrarier les valeurs ancestrales et l'identit&#233; premi&#232;re des Berb&#232;res au lieu d'en faire le point d'appui pour la construction d'une soci&#233;t&#233; vraiment r&#233;concili&#233;e et ouverte, plurielle et d&#233;mocratique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arabisation des Berb&#232;res est ainsi au c&#339;ur d'une politique &#233;tatique de n&#233;gation des droits humains les plus &#233;l&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 - L'Afrique du Nord, une terre amazighe (berb&#232;re)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les historiens de l'Afrique du Nord attestent que le pays est peupl&#233; de Berb&#232;res depuis les temps les plus anciens. Ainsi, Ibn Khaldoun dans son Histoire des Berb&#232;res, peut &#233;crire &#224; propos du pays que l'on appelle le Maghreb et que nous appelons Tamazgha ou pays des &lt;i&gt;Imazighen&lt;/i&gt; (Berb&#232;res) : &#034;Depuis les temps les plus anciens, cette race d'hommes habite le Maghreb dont elle a peupl&#233; les plaines, les montagnes, les plateaux, les r&#233;gions maritimes, les campagnes et les villes&#034; (Ibn Khaldoun - &lt;i&gt;Histoire des Berb&#232;res&lt;/i&gt;, Paris, Geuthner, 1999 p. 167).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant &lt;i&gt;tamazight&lt;/i&gt;, la langue des &lt;i&gt;Imazighen&lt;/i&gt; : &#034;leur langue est un idiome &#233;tranger, diff&#233;rent de tout autre : circonstances qui leur a valu le nom de Berb&#232;res&#034; (Ibn Khaldoun, 1999, &lt;i&gt;opus&lt;/i&gt; cit&#233; p. 168).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant, enfin, les religions profess&#233;es en Afrique du Nord : &#034;il y avait parmi eux [des tribus] qui professaient la religion juive ; d'autres chr&#233;tiennes, et d'autres pa&#239;ennes, adorateurs du soleil, de la lune et des idoles. Comme ils avaient &#224; leur t&#234;te des rois et des chefs, ils soutinrent contre les musulmans plusieurs guerres tr&#232;s c&#233;l&#232;bres&#034;. (Ibn Khaldoun, 1999, &lt;i&gt;opus&lt;/i&gt; cit&#233;, p. 177).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Gabriel Camps, &#034;Les mill&#233;naires ont pass&#233; et malgr&#233; les vicissitudes d'une histoire particuli&#232;rement riche en conqu&#234;tes, invasions et tentatives d'assimilation, des populations du m&#234;me groupe ethnique, les Berb&#232;res, subsistent dans un immense territoire qui commence &#224; l'ouest de l'Egypte. Actuellement des populations parlant une langue berb&#232;re habitent dans une douzaine de pays africains, de la M&#233;diterran&#233;e au sud du Niger, de l'Atlantique au voisinage du Nil. (G. Camps, &lt;i&gt;Les Berb&#232;res. M&#233;moire et identit&#233;&lt;/i&gt;, &#233;ditions Errance, Paris, 1987, p.5). La Mauritanie fait partie, bien entendu, de cet espace.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Actuellement, le lecteur exigeant, qui souhaite avoir l'avis de grands savants du domaine berb&#232;re, peut lire utilement L'&lt;i&gt;Encyclop&#233;die berb&#232;re&lt;/i&gt;, publi&#233;e en France avec le concours du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines de l'UNESCO.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 - Le berb&#232;re en Mauritanie : une langue en voie d'extinction.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le pass&#233; berb&#232;re de la Mauritanie, &#224; l'instar de l'ensemble de l'Afrique du Nord, est incontestable, l'usage de la langue berb&#232;re est, aujourd'hui, r&#233;duite &#224; une infime minorit&#233;. La langue berb&#232;re se trouve ainsi s&#233;rieusement menac&#233;e et si aucune mesure n'est prise, et de fa&#231;on urgente, en sa faveur, sa disparition serait in&#233;luctable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'aux premiers mouvements d'islamisation, la langue utilis&#233;e dans cette partie sud occidentale de l'Afrique du Nord &#233;tait le berb&#232;re. M&#234;me apr&#232;s l'islamisation, et pendant longtemps, la langue berb&#232;re a jou&#233; un r&#244;le primordial dans la vie religieuse. Il faut noter l'existence, dans cette r&#233;gion, de manuscrits en berb&#232;re, &#233;crits en caract&#232;res arabes, &#224; th&#232;mes religieux. Dans cette r&#233;gion, toujours, a exist&#233; &#233;galement l'habitude de commenter le Coran et les textes fondamentaux de l'islam en berb&#232;re. (voir Catherine Taine-Cheikh, &#034;Langues, savoirs et pouvoirs en milieu maure&#034;, in &lt;i&gt;Les Cahiers de l'IREMAM&lt;/i&gt;, 13/14- &lt;i&gt;Elites du monde nomade touareg et maure&lt;/i&gt;, Aix-en-Provence, 2000. pp : 167-184.)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Catherine Taine-Cheikh, dans l'article sus-cit&#233;, affirme que l'un de ses informateurs berb&#233;rophones lui a rapport&#233; qu'il y a vingt ou trente ans, il a fait ses &#233;tudes dans une &#233;cole au Sud-ouest mauritanien et c'est en berb&#232;re que le Coran et les textes coraniques &#233;taient comment&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son livre &#034;Histoire de l'Afrique du Nord&#034; (Payot, 1951, 1969, 1994), Charles-Andr&#233; Julien affirme dit :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Au moment m&#234;me o&#249; les tribus arabes prenaient pied sur le sol du Maghreb par le sud-est, un autre groupement nomade, berb&#232;re celui-l&#224;, se formait dans le Sahara occidental et se pr&#233;parait, lui aussi, &#224; d&#233;ferler sur l'Afrique du Nord par le sud-ouest. C'&#233;tait les Sanhadja voil&#233;s, que l'histoire conna&#238;t sous le nom d'Almoravides. En l'espace d'&#224; peine un demi-si&#232;cle, ils allaient constituer dans la partie occidentale du pays et en Espagne un immense empire berb&#232;re.&#034; (p. 417)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette dynastie berb&#232;re connue sous le nom des Almoravides eut pour cellule originaire une puissante tribu sanhadjienne du Sahara dont le berceau &#233;tait l'Adrar de Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut noter que suite &#224; leur d&#233;faite face aux tribus arabes Beni Hassan et leur suj&#233;tion, au XIVe si&#232;cle, les Berb&#232;res se sont investis dans la connaissance religieuse et soint devenus des lettr&#233;s (marabouts) et c'est l&#224; que leur arabisation a commenc&#233; &#224; prendre de l'importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son ouvrage publi&#233; en 1953, Francis Nicolas fournit des &#233;l&#233;ments concernant la population z&#233;naga ; il pr&#233;cise les quatre grands groupements de tribus berb&#232;res et donne le nombre de locuteurs au d&#233;but des ann&#233;es 1950. Ainsi il estime le nombre de berb&#233;rphones &#224; 13300 sur les 29000 composant les tribus berb&#232;res. A cette &#233;poque d&#233;j&#224;, la langue berb&#232;re (z&#233;naga) a perdu du terrain face &#224; l'arabe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les raisons de ce recul de la langue berb&#232;re s'expliquent principalement par sa non-reconnaissance et le fait que la scolarisation se fait en arabe uniquement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui le nombre de berb&#233;rophones en Mauritanie n'exc&#232;de pas 5000. Le site &lt;i&gt;ethnologue.com&lt;/i&gt; avance le chiffre de &#034;200 &#224; 300&#034; ce qui nous semble en de&#231;&#224; de la r&#233;alit&#233;. Mais cela nous renseigne sur le danger qui guette la langue berb&#232;re en Mauritanie qui risque de dispara&#238;tre rapidement si rien n'est fait pour sa protection et son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le linguiste Kamal Na&#239;t-Zerrad, Professeur associ&#233; au Centre de Recherche Berb&#232;re &#224; l'Inalco (Paris), quant &#224; lui, suite &#224; ses premi&#232;res investigations en 2003 en Mauritanie, estime le nombre de berb&#233;rophones &#224; environ 1000 individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La majorit&#233; des locuteurs de la langue berb&#232;re en Mauritanie sont des personnes d'un certain &#226;ge ; les jeunes sont tr&#232;s peu nombreux &#224; la pratiquer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De s&#233;rieuses inqui&#233;tudes demeurent quant &#224; la survie de la langue berb&#232;re en Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si rien n'est fait pour sauver cette langue et si l'Etat mauritanien poursuit sa politique d'exclusion de la langue berb&#232;re, cette derni&#232;re ne saura survivre encore plus longtemps. Elle dispara&#238;tra avec la disparition des quelques milliers de ses locuteurs actuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat mauritanien se doit d'&#339;uvrer, et de toute urgence, par tous les moyens afin de prot&#233;ger la langue berb&#232;re et d&#233;ployer les moyens n&#233;cessaires &#224; son d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PARTIE 2&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PRINCIPALES VIOLATIONS DE LA CONVENTION INTERNATIONALE SUR L'ELIMINATION DE TOUTES LES FORMES DE DISCRIMINATION RACIALE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1. La n&#233;gation officielle et institutionnelle du fait amazigh (berb&#232;re).&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La discrimination anti-berb&#232;re est un fait officiel d&#233;lib&#233;r&#233; et organis&#233;, inscrit dans les textes et b&#233;n&#233;ficie du concours des institutions de l'Etat lesquelles sont instrument&#233;es dans le but de nier l'identit&#233; ancestrale des Berb&#232;res en vue de les arabiser par la force et de les int&#233;grer ainsi dans une conception politique arabo-islamique comme domin&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans la &lt;i&gt;Constitution&lt;/i&gt; de la Mauritanie (1991) que la discrimination que subissent les Berb&#232;res est officiellement exprim&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;ambule de cette Constitution affirme que &#034;le peuple mauritanien [est un] peuple musulman et arabe&#034;. Ainsi la dimension berb&#232;re, ainsi que le pass&#233; berb&#232;re de la Mauritanie sont tout simplement ignor&#233;s et exclus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'article 6 de cette m&#234;me &lt;i&gt;Constitution&lt;/i&gt; &#233;nonce que &#034;Les langues nationales sont l'arabe, le poular, le sonink&#233; et le wolof&#034;. Si l'on se r&#233;jouit que les langues poular, sonink&#233; et wolof sont reconnues et b&#233;n&#233;ficient du statut de langues nationales, il est &#224; noter que la langue berb&#232;re est tout simplement ignor&#233;e. Ceci d&#233;note, par ailleurs, le m&#233;pris des autorit&#233;s mauritaniennes &#224; l'&#233;gard des locuteurs de la langue berb&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La langue berb&#232;re se trouve ainsi officiellement exclue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc sur la Constitution elle-m&#234;me, Loi fondamentale de l'Etat, que se base la politique d'arabisation et de n&#233;gation de l'identit&#233; amazighe de la Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notons que le rapport de l'Etat mauritanien ne donne aucune pr&#233;cision quant la composition ethnique de la Mauritanie, ni sur les langues en usage r&#233;el dans la soci&#233;t&#233;. Si le rapport mentionne l'existence de populations non-arabophones : Poulars, Sonink&#233;s et Wolofs (CERD/C/421/Add.1 - paragraphe 7), il reste superficiel mais, surtout, ignore la pr&#233;sence du peuple berb&#232;re, le plus ancien sur ce territoire ; un peuple dont la civilisation, la culture et la langue ont travers&#233; des mill&#233;naires et sont toujours vivantes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, le CERD dans ses conclusions suite &#224; l'examen des 1er, 2eme, 3eme, 4eme et 5eme rapports pr&#233;sent&#233;s par la Mauritanie en 1999 (CERD/C/304/Add.82), a soulign&#233; comme sujet de pr&#233;occupation le fait que les renseignements fournis sur la composition ethnique soient incomplets : &#034;Il est not&#233; que les renseignements fournis par l'&#201;tat partie en ce qui concerne la composition ethnique de la population et les indicateurs socio&#233;conomiques concernant l'application des dispositions de la Convention sont incomplets.&#034; (CERD/C/304/Add.82, paragraphe 7). Dans le paragraphe 10 du m&#234;me document, &#034;Le Comit&#233; recommande que lorsqu'il pr&#233;sentera son prochain rapport p&#233;riodique, l'&#201;tat partie fournisse plus de renseignements d&#233;taill&#233;s concernant la composition ethnique de la population [...]&#034;.(CERD/C/304/Add.82, paragraphe 10)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Mauritanie persiste dans sa n&#233;gation de l'existence de Berb&#232;res sur son territoire et refuse de donner la composition ethnique en Mauritanie. Elle se contente de noter que &#034;[...] le peuple mauritanien est constitu&#233; d'une majorit&#233; arabe compos&#233;e de Noirs et de Blancs, et de non-arabophones : Poulars, Sonink&#233;s et Wolofs.&#034; (CERD/C/421/Add.1 - paragraphe 7)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La langue arabe &#233;tant consid&#233;r&#233;e comme la seule langue officielle de l'Etat mauritanien ; cela d&#233;note une r&#233;elle volont&#233; d'arabisation des populations mauritaniennes. Si les langues des minorit&#233;s poular, sonink&#233; et wolof sont reconnues par l'Etat comme langues nationales, la langue berb&#232;re, quant &#224; elle, ne dispose d'aucun statut : elle est tout simplement ignor&#233;e et m&#233;pris&#233;e. Ainsi, nous constatons, non sans amertume, que tout le fondement amazigh (berb&#232;re) de la Mauritanie soit d&#233;lib&#233;r&#233;ment ignor&#233;. D&#232;s lors, c'est une partie de la population mauritanienne qui se trouve exclue de jure, de l'Histoire. Ce traitement contraire &#224; la lettre et &#224; l'esprit de la &lt;i&gt;Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale&lt;/i&gt; constitue une atteinte inadmissible aux droits fondamentaux des berb&#233;rophones mauritaniens contraints &#224; une arabisation in&#233;luctable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les textes officiels traitant de l'Histoire de la Mauritanie, s'ils &#233;voquent le pass&#233; berb&#232;re du pays, n'accordent pas son importance au sujet et rien n'est fait pour valoriser le pass&#233; amazigh (berb&#232;re) de la Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une volont&#233; d&#233;lib&#233;r&#233;e de ne pas faire allusion &#224; la berb&#233;rit&#233;, une composante qui forme le socle de la civilisation nord-africaine, dans le but, &#224; terme, par le fait notamment de l'arabisation forc&#233;e, de faire en sorte que le fait berb&#232;re disparaisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2. Une arabisation et une assimilation programm&#233;es.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me si la langue berb&#232;re en Mauritanie, comme partout en Afrique du Nord, a pu r&#233;sister aux langues de presque tous les conqu&#233;rants (Phyniciens, Byzantins, Vandales, Romains,...), l'arabe, langue du Coran, a r&#233;ussi &#224; la bousculer et &#224; la menacer s&#233;rieusement puisque aujourd'hui l'&#233;crasante majorit&#233; des Mauritaniens sont compl&#232;tement arabis&#233;s et ont perdu l'usage de leur langue ancestrale qui est la langue berb&#232;re. Cette derni&#232;re s'est maintenue notamment dans le Sud-ouest de la Mauritanie et n'est parl&#233;e aujourd'hui que par quelques milliers d'individus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La politique linguistique arabisante de l'Etat mauritanien menace s&#233;rieusement les berb&#233;rophones ainsi que leurs langue et culture et risque de conduire, &#224; terme, &#224; la mort de la langue berb&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La langue arabe jouit d'une grande puissance culturelle. Langue officielle de l'Etat, langue de la religion qui est elle-m&#234;me religion officielle, langue obligatoire de l'&#233;cole, langue de la radio et de la T&#233;l&#233;vision, unique langue de l'administration, l'arabe occupe tous les espaces alors que la langue berb&#232;re se trouve interdite d'usage. Elle est r&#233;duite au seul usage familial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La langue berb&#232;re en Mauritanie se trouve ainsi s&#233;rieusement menac&#233;e. Cette menace est du fait du seul Etat mauritanien qui, par son attitude marginalisante &#224; l'&#233;gard du berb&#232;re, viole l'un des principes fondamentaux de la &lt;i&gt;Convention internationale pour la lutte contre toutes les formes de discrimination raciale&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'obstiner dans cette politique d'arabisation et d'assimilation forc&#233;es des Berb&#232;res, l'Etat mauritanien commet l'un des crimes les plus horribles &#224; savoir priver la Mauritanie d'une composante essentielle de son Histoire, identit&#233; et culture. C'est par ailleurs le patrimoine de toute l'Humanit&#233; qui sera priv&#233;e de cet apport mill&#233;naire qui repr&#233;sente une richesse aussi bien pour la Mauritanie qu'&#224; l'Humanit&#233; enti&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat mauritanien se doit de d&#233;ployer tous les moyens et efforts n&#233;cessaires pour prot&#233;ger ce patrimoine de la Mauritanie et faire en sorte que la langue et la culture berb&#232;res soient prises en charge. L'Etat doit leur assurer une protection r&#233;elle et cons&#233;quente en vue de leur promotion et d&#233;veloppement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3. Exclusion des champs culturel et &#233;ducationnel officiels.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien entendu, la langue berb&#232;re ne b&#233;n&#233;ficie pas d'enseignement par le syst&#232;me &#233;ducatif mauritanien. Les manuels scolaires ne consacrent aucun espace &#224; l'enseignement de l'Histoire des Berb&#232;res ni &#224; leur civilisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les projets de d&#233;veloppement, de promotion et de soutien de la culture n'ont pas inscrit la culture berb&#232;re dans leur priorit&#233;. Seuls les arts d'expression arabe b&#233;n&#233;ficient des aides de l'Etat. De fa&#231;on marginale, trois autres langues reconnues langues nationales semblent b&#233;n&#233;ficier d'un soutien qui reste toutefois timide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La loi n&#176; 099-012 du 26 avril 1999 portant r&#233;forme du syst&#232;me &#233;ducatif pr&#233;voit la cr&#233;ation au sein de l'Universit&#233; de Nouakchott d'un d&#233;partement des langues nationales poular, sonink&#233; et wolof. (CERD/C/421/Add.1 - paragraphe 167). Encore une fois, l'Etat mauritanien exclut la langue berb&#232;re de tout programme de recherche et de d&#233;veloppement. Ainsi, l'Etat mauritanien ne donne ni les moyens ni la possibilit&#233; d'entreprendre des recherches sur la langue berb&#232;re au sein de l'Universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat mauritanien ne peut justifier cette situation et ne peut pr&#233;tendre ignorer la situation inacceptable que vivent les berb&#233;rophones de Mauritanie ainsi que leurs langue et culture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous ces faits montrent la discrimination linguistique et culturelle dont est victime la minorit&#233; berb&#233;rophone en Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4. Le rapport de la Mauritanie : contradictions.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'introduction de son rapport (CERD/C/421/Add.1 - paragraphe 5), l'Etat mauritanien se d&#233;finit comme &#8220;Pays musulman, arabe et africain&#8221;. Cette d&#233;finition, &#224; elle seule, par ailleurs ethniciste, montre l'exclusion pure et simple de tout ce qui n'est pas arabe ni musulman. La berb&#233;rit&#233; de la Mauritanie est de fait exclue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me lorsque l'Etat mauritanien admet l'existence de certains groupes ethniques autres qu'arabes, il ne donne aucun d&#233;tail quant &#224; la compositions ethnique de la Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut admettre que les Mauritaniens soient d&#233;finis uniquement sur la base de la race (laquelle ?) et de la religion musulmane lorsqu'on sait que l'Afrique du Nord a &#233;t&#233; et est le carrefour de multiples civilisations qui dans leur syncr&#233;tisme ont donn&#233; la civilisation actuelle. En effet, faudrait-il rappeler que sur les terres nord-africaines se sont succ&#233;d&#233;es, &#224; travers les si&#232;cles, les civilisations suivantes : Ph&#233;niciens, Romains, Vandales, Byzantins, Arabes, Turcs, Fran&#231;ais,... Et comme religions, il est de notori&#233;t&#233; que l'Afrique du Nord ait &#233;t&#233; travers&#233;e par les diff&#233;rentes religions monoth&#233;istes qu'a connue l'Humanit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;finition raciale (voire raciste) de l'identit&#233; de la Mauritanie est pour le moins insens&#233; et d&#233;nu&#233;e de toute cr&#233;dibilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le paragraphe 9 de son rapport (Chapitre I. Quelques donn&#233;es socio&#233;conomiques r&#233;centes), l'Etat mauritanien affirme que &#8220;le peuple mauritanien est exclusivement de religion musulmane [...]&#8221;. (CERD/C/421/Add.1 - Paragraphe 9).&lt;br class='autobr' /&gt;
Faut-il comprendre qu'un Mauritanien (citoyen de nationalit&#233; mauritanienne) ne peut avoir une autre religion autre que celle d&#233;cr&#233;t&#233;e officiellement &#224; savoir l'Islam ? Quelles protections et quelles garanties l'Etat mauritanien offre-t-il aux croyants &#224; une autre religion autre que l'islam, aux non croyants, aux ath&#233;es, aux libres penseurs,...?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce propos, il convient de signaler l'incompatibilit&#233; de la &lt;i&gt;Constitution&lt;/i&gt; de la Mauritanie avec la &lt;i&gt;Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale&lt;/i&gt;. En effet, la Convention, dans son article 5 stipule que les Etats parties s'engagent &#224; garantir le droit de chacun &#224; l'&#233;galit&#233; devant la loi sans distinction de race, de couleur ou d'origine nationale ou ethnique notamment dans la jouissance du droit &#224; la libert&#233; de pens&#233;e, de conscience et de religion (Article 5-d-vii). La Constitution mauritanienne &#233;nonce les libert&#233;s publiques et individuelles garanties aux citoyens et parmi ces libert&#233;s ne figure pas &lt;strong&gt;la libert&#233; de religion&lt;/strong&gt;. (voir extraits de la &lt;i&gt;Constitution&lt;/i&gt; en annexe). &lt;br class='autobr' /&gt;
En r&#233;alit&#233; c'est l'absence de toute libert&#233; religieuse, en dehors de l'islam, que l'Etat mauritanien veut masquer par cette formulation : l'islam est impos&#233; et aucune libert&#233; n'est garantie aux citoyens quant au choix confessionnel.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, quelle que soit l'importance des citoyens pratiquant la religion musulmane, il est difficile d'affirmer que l'ensemble des Mauritaniens sont de confession musulmane. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'Etat mauritanien doit se conformer &#224; la &lt;i&gt;Convention&lt;/i&gt; dont il est partie et int&#233;grer dans sa l&#233;gislation le respect de la libert&#233; religieuse tel que stipul&#233; par la &lt;i&gt;Convention&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le paragraphe 15 de son rapport, l'Etat mauritanien affirme que &#034;Sur les plans &#233;conomiques, sociaux et culturels, la l&#233;gislation mauritanienne reconna&#238;t les droits et libert&#233;s de tous les groupes sociaux.&#034; (CERD/C/421/Add. 1 - paragraphe 15).&lt;br class='autobr' /&gt;
Sauf que les droits du groupe berb&#233;rophone sont compl&#232;tement ignor&#233;s. Par ailleurs, il est difficile de reconna&#238;tre des droits &#224; un groupe qui, lui-m&#234;me, est d&#233;j&#224; ignor&#233; : c'est le cas des berb&#233;rophones de Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour illustrer les efforts d&#233;ploy&#233;s pour garantir le droit de prendre part dans des conditions d'&#233;galit&#233; aux activit&#233;s culturelles, l'Etat mauritanien, dans son rapport, affirme que &#034;Des programmes et &#233;missions sont quotidiennement diffus&#233;s &#224; la radio et &#224; la t&#233;l&#233;vision dans les diff&#233;rentes langues nationales. Les radios rurales &#233;mettent plus de 60 % de leurs programmes en langues nationales, poular, sonink&#233; et wolof.&#034; (CERD/C/421/Add.1 - paragraphe 147).&lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; aussi, l'on constate que les berb&#233;rophones de Mauritanie sont exclus de ces programmes. Ils se voient donc imposer, dans les m&#233;dias et moyens de communication, d'autres langues que la leur. N'est-ce pas l&#224; une politique d'assimilation forc&#233;e des berb&#233;rophones. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comment assurer la transmission et le d&#233;veloppement d'une langue maternelle lorsque cette derni&#232;re est bannie de tous les moyens de communication ainsi que des programmes et activit&#233;s culturels. Ainsi les enfants des berb&#233;rophones sont victimes d'une discrimination incontestable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son rapport l'Etat mauritanien &#233;voque le droit &#224; l'&#233;ducation garanti aux citoyens et affirme que &#034;[...] En plus de la r&#233;f&#233;rence dont il est l'objet dans la Constitution (art. 10), le droit &#224; l'&#233;ducation pour tous, sans aucune discrimination de race, de religion et de sexe, est garanti par tout un arsenal de textes d'ordre l&#233;gislatif et r&#233;glementaire.&#034; (CERD/C/421/Add.1 - paragraphe 163).&lt;br class='autobr' /&gt;
Sauf qu'il faut noter que cette &#233;ducation se fait dans la seule langue arabe, impos&#233;e &#224; tous les Mauritaniens. En effet, la langue maternelle des berb&#233;rophones de Mauritanie n'est pas enseign&#233;e et n'est pas tol&#233;r&#233;e. Les Mauritaniens berb&#233;rophones qui souhaitent apprendre la langue berb&#232;re &#224; l'&#233;cole et dispenser &#224; leurs enfants des cours d'Histoire et de civilisation berb&#232;res n'ont jamais acc&#233;d&#233; &#224; ces v&#339;ux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les enfants berb&#233;rophones sont victimes d'une discrimination due &#224; leur appartenance ethnique. Cette discrimination est l'&#339;uvre de l'Etat mauritanien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le paragraphe 167 de son rapport, l'Etat mauritanien annonce le projet de cr&#233;ation d'un d&#233;partement des langues nationales au sein de l'Universit&#233; de Nouakchott. Les langues concern&#233;es sont seulement les langues reconnues par la Constitution comme langues nationales &#224; savoir le poular, le sonink&#233; et le wolof. &lt;br class='autobr' /&gt;
Encore une fois, la langue berb&#232;re est exclue des programmes de la recherche scientifique et universitaire. Voici un autre &#233;l&#233;ment discriminatoire visant la langue berb&#232;re qui pourtant fait partie int&#233;grante du patrimoine linguistique de la Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le paragraphe 189 de son rapport, l'Etat mauritanien affirme que &#034;Par ailleurs, il existe des associations nationales et locales de promotion des langues et cultures poular, sonink&#233; et wolof.&#034; (CERD/C/421/Add.1 - paragraphe 189). &lt;br class='autobr' /&gt;
On remarquera l'absence d'associations de promotion de la langue et la culture berb&#232;res. Ceci illustre la discrimination dont sont objet les berb&#233;rophones de Mauritanie priv&#233;s de cr&#233;ation d'associations de promotion de leurs langue et culture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;5. En Mauritanie, la discrimination est un fait de l'Etat&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au vu des &#233;l&#233;ments expos&#233;s, il appara&#238;t que l'Etat mauritanien conduit une politique visant &#224; assimiler les populations berb&#233;rophones au reste de leurs concitoyens afin qu'ils s'arabisent pour qu'&#224; terme la langue berb&#232;re devienne une langue morte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En se conduisant de la sorte, les autorit&#233;s mauritaniennes mettent en place une politique dont l'objet est la disparition pure et simple du fait berb&#232;re. Ainsi, la discrimination et le m&#233;pris dont sont victimes les Berb&#233;rophones de Mauritanie constitue une violation non &#233;quivoque des dispositions de la &lt;i&gt;Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale.&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Aussi, les &#233;l&#233;ments expos&#233;s pr&#233;c&#233;demment montrent que l'Etat mauritanien est en violation de toutes les conventions internationales qui recommandent la protection des minorit&#233;s et de leurs int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat mauritanien doit d&#233;ployer encore beaucoup d'efforts pour que cesse la discrimination sur son territoire. Il doit reconna&#238;tre aux berb&#233;rophones qui sont sous son autorit&#233; leurs droits fondamentaux &#233;nonc&#233;s dans la &lt;i&gt;Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale&lt;/i&gt; ainsi que dans nombre d'autres instruments internationaux de droits de l'Homme auxquels il adh&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;PARTIE 3.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;NOS PROPOSITIONS POUR L'ELIMINATION DES DISCRIMINATIONS OFFICIELLES&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous demandons instamment &#224; l'Etat Mauritanien la reconnaissance de tamazight (langue berb&#232;re) comme langue nationale de la Mauritanie. En effet, la langue berb&#232;re doit &#234;tre reconnue langue nationale par les textes officiels et institutions de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat mauritanien doit garantir aux citoyens le droit de cr&#233;er des associations pour la sauvegarde et la promotion des langue et culture berb&#232;res. Il doit encourager et ssoutenir ce genre d'initiative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il est fait pour les autres langues nationales de Mauritanie, et afin que les berb&#233;rophones ne se sentent pas &#233;trangers dans leur propre pays et qu'ils ne soient pas en marge de la vie du pays, l'Etat mauritanien doit consacrer une partie des programmes de ses m&#233;dias (radio et t&#233;l&#233;vision) &#224; la langue et la culture berb&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat mauritanien doit int&#233;grer l'enseignement de la langue berb&#232;re dans les programmes de l'&#233;ducation et de formation. Dans les r&#233;gions berb&#233;rophones, la langue berb&#232;re doit &#234;tre une langue obligatoire &#224; tous les niveaux de l'enseignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat mauritanien doit encourager l'art berb&#232;re dans toutes ses manifestations (th&#233;&#226;tre, musique, danse, po&#233;sie,...).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat mauritanien doit proc&#233;der &#224; la mise en place d'institutions ayant pour but la pr&#233;servation, la promotion et le d&#233;veloppement des patrimoines linguistique et culturel berb&#232;res en Mauritanie. Il doit, &#224; ce titre, int&#233;grer la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel berb&#232;re dans son &#034;Projet sauvegarde et valorisation du patrimoine culturel mauritanien&#034; (voir d&#233;cret n&#176; 2000-130 du 8 novembre 2000).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat mauritanien doit int&#233;grer la langue berb&#232;re parmi les langues qui feront l'objet des pr&#233;occupations et priorit&#233;s du d&#233;partement des langues nationales cr&#233;&#233; au sein de l'Universit&#233; de Nouakchott. Ainsi la langue berb&#232;re doit b&#233;n&#233;ficier des programmes de recherche au sein de l'Universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus g&#233;n&#233;ralement, la langue berb&#232;re doit b&#233;n&#233;ficier des programmes d&#233;j&#224; existants et qui sont consacr&#233;s aux langues nationales de la Mauritanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;En somme, l'Etat mauritanien doit prendre toutes les mesures n&#233;cessaires pour rendre aux berb&#233;rophones leur dignit&#233; et que cesse la discrimination dont ils sont victimes. Il doit engager tous les moyens n&#233;cessaires pour assurer la pr&#233;servation, la protection et le d&#233;veloppement de la langue et la culture berb&#232;res.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences bibliographiques.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - Al-Chennafi M. &amp; Norris H. T., &#034;How the Hassaniyya vernacular of Mauritania supplanted Zenaga&#034; - The Maghreb-Review 76 (5-6), 1981. pp : 77-78.&lt;br&gt;
&lt;i&gt;Comment le dialecte hassaniyya a supplant&#233; le berb&#232;re z&#233;naga en Mauritanie&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - ARNAUD J. &amp; LAVROFF D.-G., L'espace et l'homme mauritaniens. Introduction &#224; la Mauritanie, CNRS, Paris, 1979. pp : 103-125.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Evoque le processus d'arabisation et la survivance du berb&#232;re z&#233;naga.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - BASSET Andr&#233;, &#034;Notes sur les parlers z&#233;naga&#034;, Articles de dialectologie berb&#232;re, Klincksiekck, Paris, 1959.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - BASSET Ren&#233;, Mission au S&#233;n&#233;gal. 1 : &#233;tude sur le dialecte z&#233;naga, Leroux, Paris, 1909.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - CAMPS Gabriel, Les Berb&#232;res. M&#233;moire et identit&#233;, &#233;ditions Errance, Paris, 1987.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - CHAKER Salem, Berb&#232;res aujourd'hui, L'Harmattan, Paris, 1989.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - FAIDHERBE L.L., Le z&#233;naga des tribus s&#233;n&#233;galaises : contribution &#224; l'&#233;tude de la langue berb&#232;re, Leroux, Paris, 1877.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - GRANGUILLAUME Gilbert, Arabisation et politique linguistique au Maghreb, Maisonneuve &amp; Larose, Paris, 1983.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - HACHID Malika, Les Premiers Berb&#232;res. Entre M&#233;diterran&#233;e, Tassili et Nil, Ina-Yas / Edisud, Aix-en-Provence, 2000.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - Ibn Khaldoun, Histoire des Berb&#232;res, Geuthner, Paris, 1999. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - JULIEN Charles-Andr&#233;, Histoire de l'Afrique du Nord, Payot, Paris, 1931.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - TAINE-CHEIKH Catherine, &#034;Le z&#233;naga de Mauritanie &#224; la lumi&#232;re du berb&#232;re commun&#034;, in Afroasiatica Tergestina - Papers from the 9th Italian Meeting of Afro-Asiatic (Hamito-Semitic) Linguistics, Trieste April 23-24, 1998, &#233;d. par M. Lamberti et L. Tonelli, Padova, Italy : Unipress, pp. 299-324.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - TAINE-CHEIKH Catherine, &#034;Aper&#231;u sur la situation socio-linguistqiue en Mauritanie&#034;, in Introduction &#224; la Mauritanie, CNRS, Paris, 1979. pp : 167-173.&lt;br&gt;
&lt;i&gt;Etat linguistqiue de la Mauritanie &#224; la fin du 19eme si&#232;cle et impact de la colonisation dans cette sph&#232;re. Arabisation&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - TAINE-CHEIKH Catherine, &#034;De la morphogen&#232;se du diminutif en z&#233;naga (berb&#232;re de Mauritanie)&#034;, in K. Na&#239;t-Zerrad &#233;d., Articles de linguistique berb&#232;re. M&#233;morial Werner Vycichl, L'Harmattan, Paris, 2002. pp. 427-454.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - TAINE-CHEIKH Catherine, &#034; Le probl&#232;me des verbes d&#233;riv&#233;s en berb&#232;re et l'exemple du z&#233;naga&#034;, in Proceedings of the 10th Italian Meeting of Afro-Asiatic (Hamito-Semitic) Linguistics (Florence, 17-21 avril 2001), Florence.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - TAINE-CHEIKH Catherine, &#034;La corr&#233;lation de g&#233;mination consonantique en z&#233;naga (berb&#232;re de Mauritanie)&#034;, Comptes rendus du GLECS (s&#233;ance du 28 mai 1998), n&#176; 34 (1998-1999).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - TAINE-CHEIKH Catherine, &#034;Langues, savoirs et pouvoirs en milieu maure&#034;, in Les Cahiers de l'IREMAM, 13/14- &#034;Elites du monde nomade touareg et maure&#034;, Aix-en-Provence, 2000. pp : 167-184.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;N.B. :&lt;/b&gt;&lt;i&gt; Pour les annexes, voir le document attach&#233; sous format word.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_631 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;27&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://www.tamazgha.fr/IMG/Mauritanie-CERD-2004.doc' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='Word - 397 kio' type=&#034;application/msword&#034;&gt;&lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/doc-d03fe.svg?1774397442' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le berb&#232;re en Mauritanie.
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
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&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tamazgha.fr/Rapport-de-l-Etat-mauritanien-au-CERD,935.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Voir le rapport de l'Etat mauritanien&lt;/a&gt;
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47, rue B&#233;nard&lt;br&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/Convention-internationale-sur-l-elimination-de-toutes-les-formes-de-discrimination-raciale,2611.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tamazgha.fr/Convention-internationale-sur-l-elimination-de-toutes-les-formes-de-discrimination-raciale,2611.html</guid>
		<dc:date>2004-08-06T17:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Adopt&#233;e et ouverte &#224; la signature et &#224; la ratification par l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale dans sa r&#233;solution 2106 A(XX) du 21 d&#233;cembre 1965 &lt;br class='autobr' /&gt;
Entr&#233;e en vigueur : le 4 janvier 1969, conform&#233;ment aux dispositions de l'article 19 &lt;br class='autobr' /&gt; Les Etats parties &#224; la pr&#233;sente convention, &lt;br class='autobr' /&gt; Consid&#233;rant que la Charte des Nations Unies est fond&#233;e sur les principes de la dignit&#233; et de l'&#233;galit&#233; de tous les &#234;tres humains, et que tous les Etats Membres se sont engag&#233;s &#224; agir, tant conjointement que s&#233;par&#233;ment, en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-Comite-pour-l-elimination-de-la-.html" rel="directory"&gt;Comit&#233; pour l'&#233;limination de la discrimination raciale (CERD)&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Adopt&#233;e et ouverte &#224; la signature et &#224; la ratification par l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale dans sa r&#233;solution 2106 A(XX) du 21 d&#233;cembre 1965&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entr&#233;e en vigueur : le 4 janvier 1969, conform&#233;ment aux dispositions de l'article 19&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Etats parties &#224; la pr&#233;sente convention, &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Consid&#233;rant que la Charte des Nations Unies est fond&#233;e sur les principes de la dignit&#233; et de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;galit&#233; de tous les &#234;tres humains, et que tous les Etats Membres se sont engag&#233;s &#224; agir, tant&lt;br class='autobr' /&gt;
conjointement que s&#233;par&#233;ment, en coop&#233;ration avec l'Organisation, en vue d'atteindre l'un des&lt;br class='autobr' /&gt;
buts des Nations Unies, &#224; savoir : d&#233;velopper et encourager le respect universel et effectif des&lt;br class='autobr' /&gt;
droits de l'homme et des libert&#233;s fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de&lt;br class='autobr' /&gt;
langue ou de religion, &lt;br /&gt;
Consid&#233;rant que la D&#233;claration universelle des droits de l'homme proclame que tous les &#234;tres&lt;br class='autobr' /&gt;
humains naissent libres et &#233;gaux en dignit&#233; et en droit et que chacun peut se pr&#233;valoir de tous les&lt;br class='autobr' /&gt;
droits et de toutes les libert&#233;s qui y sont &#233;nonc&#233;s, sans distinction aucune notamment de race, de&lt;br class='autobr' /&gt;
couleur ou d'origine nationale,&lt;br /&gt;
Consid&#233;rant que tous les hommes sont &#233;gaux devant la loi et ont droit &#224; une &#233;gale protection de&lt;br class='autobr' /&gt;
la loi contre toute discrimination et contre toute incitation &#224; la discrimination,&lt;br /&gt;
Consid&#233;rant que les Nations Unies ont condamn&#233; le colonialisme et toutes les pratiques de&lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;gr&#233;gation et de discrimination dont il s'accompagne, sous quelque forme et en quelque endroit&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'ils existent, et que la D&#233;claration sur l'octroi de l'ind&#233;pendance aux pays et aux peuples&lt;br class='autobr' /&gt;
coloniaux, du 14 d&#233;cembre 1960 [r&#233;solution 1514(XV) de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale], a affirm&#233; et&lt;br class='autobr' /&gt;
solennellement proclam&#233; la n&#233;cessit&#233; d'y mettre rapidement et inconditionnellement fin,&lt;br /&gt;
Consid&#233;rant que la D&#233;claration des Nations Unies sur l'&#233;limination de toutes les formes de&lt;br class='autobr' /&gt;
discrimination raciale, du 20 novembre 1963 [r&#233;solution 1904(XVIII) de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale],&lt;br class='autobr' /&gt;
affirme solennellement la n&#233;cessit&#233; d'&#233;liminer rapidement toutes les formes et toutes les&lt;br class='autobr' /&gt;
manifestations de discrimination raciale dans toutes les parties du monde et d'assurer la&lt;br class='autobr' /&gt;
compr&#233;hension et le respect de la dignit&#233; de la personne humaine,&lt;br /&gt;
Convaincus que toute doctrine de sup&#233;riorit&#233; fond&#233;e sur la diff&#233;renciation entre les races est&lt;br class='autobr' /&gt;
scientifiquement fausse, moralement condamnable et socialement injuste et dangereuse et que&lt;br class='autobr' /&gt;
rien ne saurait justifier, o&#249; que ce soit, la discrimination raciale, ni en th&#233;orie ni en pratique,&lt;br /&gt;
R&#233;affirmant que la discrimination entre les &#234;tre humains pour des motifs fond&#233;s sur la race, la&lt;br class='autobr' /&gt;
couleur ou l'origine ethnique est un obstacle aux relations amicales et pacifiques entre les&lt;br class='autobr' /&gt;
nations et est susceptible de troubler la paix et la s&#233;curit&#233; entre les peuples ainsi que la&lt;br class='autobr' /&gt;
coexistence harmonieuse des personnes au sein d'un m&#234;me Etat,&lt;br /&gt;
Convaincus que l'existence de barri&#232;res raciales est incompatible avec les id&#233;als de toute soci&#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
humaine,&lt;br /&gt;
Alarm&#233;s par les manifestations de discrimination raciale qui existent encore dans certaines&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;gions du monde et par les politiques gouvernementales fond&#233;es sur la sup&#233;riorit&#233; ou la haine&lt;br class='autobr' /&gt;
raciale, telles que les politiques d'apartheid, de s&#233;gr&#233;gation ou de s&#233;paration,&lt;br /&gt;
R&#233;solus &#224; adopter toutes les mesures n&#233;cessaires pour l'&#233;limination rapide de toutes les formes&lt;br class='autobr' /&gt;
et de toutes les manifestations de discrimination raciale et &#224; pr&#233;venir et combattre les doctrines&lt;br class='autobr' /&gt;
et pratiques racistes afin de favoriser la bonne entente entre les races et d'&#233;difier une&lt;br class='autobr' /&gt;
communaut&#233; internationale affranchie de toutes les formes de s&#233;gr&#233;gation et de discrimination&lt;br class='autobr' /&gt;
raciales, Ayant pr&#233;sentes &#224; l'esprit la Convention concernant la discrimination en mati&#232;re d'emploi et de&lt;br class='autobr' /&gt;
profession adopt&#233;e par l'Organisation internationale du Travail en 1958 et la Convention&lt;br class='autobr' /&gt;
concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement adopt&#233;e par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Organisation des Nations Unies pour l'&#233;ducation, la science et la culture en 1960,&lt;br /&gt;
D&#233;sireux de donner effet aux principes &#233;nonc&#233;s dans la D&#233;claration des Nations Unies sur&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale et d'assurer le plus rapidement&lt;br class='autobr' /&gt;
possible l'adoption de mesures pratiques &#224; cette fin, Sont convenus de ce qui suit :&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;[|PREMI&#200;RE PARTIE|]&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article premier&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Dans la pr&#233;sente Convention, l'expression &#171; discrimination raciale &#187; vise toute distinction, exclusion, restriction ou pr&#233;f&#233;rence fond&#233;e sur la race, la couleur, l'ascendance ou l'origine&lt;br class='autobr' /&gt;
nationale ou ethnique, qui a pour but ou pour effet de d&#233;truire ou de compromettre la&lt;br class='autobr' /&gt;
reconnaissance, la jouissance ou l'exercice, dans des conditions d'&#233;galit&#233;, des droits de l'homme&lt;br class='autobr' /&gt;
et des libert&#233;s fondamentales dans les domaines politique, &#233;conomique, social et culturel ou&lt;br class='autobr' /&gt;
dans tout autre domaine de la vie publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. La pr&#233;sente Convention ne s'applique pas aux distinctions, exclusions, restrictions ou&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;f&#233;rences &#233;tablies par un Etat partie &#224; la Convention selon qu'il s'agit de ses ressortissants ou&lt;br class='autobr' /&gt;
de non-ressortissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Aucune disposition de la pr&#233;sente Convention ne peut &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme affectant de&lt;br class='autobr' /&gt;
quelque mani&#232;re que ce soit les dispositions l&#233;gislatives des Etats parties &#224; la Convention&lt;br class='autobr' /&gt;
concernant la nationalit&#233;, la citoyennet&#233; ou la naturalisation, &#224; condition que ces dispositions ne&lt;br class='autobr' /&gt;
soient pas discriminatoires &#224; l'&#233;gard d'une nationalit&#233; particuli&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Les mesures sp&#233;ciales prises &#224; seule fin d'assurer comme il convient le progr&#232;s de certains&lt;br class='autobr' /&gt;
groupes raciaux ou ethniques ou d'individus ayant besoin de la protection qui peut &#234;tre&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;cessaire pour leur garantir la jouissance et l'exercice des droits de l'homme et des libert&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
fondamentales dans des conditions d'&#233;galit&#233; ne sont pas consid&#233;r&#233;es comme des mesures de&lt;br class='autobr' /&gt;
discrimination raciale, &#224; condition toutefois qu'elles n'aient pas pour effet le maintien de droits&lt;br class='autobr' /&gt;
distincts pour des groupes raciaux diff&#233;rents et qu'elles ne soient pas maintenues en vigueur une&lt;br class='autobr' /&gt;
fois atteints les objectifs auxquels elles r&#233;pondaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 2&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Les Etats parties condamnent la discrimination raciale et s'engagent &#224; poursuivre par tous les&lt;br class='autobr' /&gt;
moyens appropri&#233;s et sans retard une politique tendant &#224; &#233;liminer toute forme de discrimination&lt;br class='autobr' /&gt;
raciale et &#224; favoriser l'entente entre toutes les races, et, &#224; cette fin :&lt;br /&gt;
a) Chaque Etat partie s'engage &#224; ne se livrer &#224; aucun acte ou pratique de discrimination raciale&lt;br class='autobr' /&gt;
contre des personnes, groupes de personnes ou institutions et &#224; faire en sorte que toutes les&lt;br class='autobr' /&gt;
autorit&#233;s publiques et institutions publiques, nationales et locales, se conforment &#224; cette&lt;br class='autobr' /&gt;
obligation ;&lt;br /&gt;
b) Chaque Etat partie s'engage &#224; ne pas encourager, d&#233;fendre ou appuyer la discrimination&lt;br class='autobr' /&gt;
raciale pratiqu&#233;e par une personne ou une organisation quelconque ;&lt;br /&gt;
c) Chaque Etat partie doit prendre des mesures efficaces pour revoir les politiques&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernementales nationales et locales et pour modifier, abroger ou annuler toute loi et toute&lt;br class='autobr' /&gt;
disposition r&#233;glementaire ayant pour effet de cr&#233;er la discrimination raciale ou de la perp&#233;tuer l&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
o&#249; elle existe ;&lt;br /&gt;
d) Chaque Etat partie doit, par tous les moyens appropri&#233;s, y compris, si les circonstances&lt;br class='autobr' /&gt;
l'exigent, des mesures l&#233;gislatives, interdire la discrimination raciale pratiqu&#233;e par des&lt;br class='autobr' /&gt;
personnes, des groupes ou des organisations et y mettre fin ;&lt;br /&gt;
e) Chaque Etat partie s'engage &#224; favoriser, le cas &#233;ch&#233;ant, les organisations et mouvements&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;grationnistes multiraciaux et autres moyens propres &#224; &#233;liminer les barri&#232;res entre les races,&lt;br class='autobr' /&gt;
et &#224; d&#233;courager ce qui tend &#224; renforcer la division raciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Les Etats parties prendront, si les circonstances l'exigent, dans les domaines social,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;conomique, culturel et autres, des mesures sp&#233;ciales et concr&#232;tes pour assurer comme il&lt;br class='autobr' /&gt;
convient le d&#233;veloppement ou la protection de certains groupes raciaux ou d'individus&lt;br class='autobr' /&gt;
appartenant &#224; ces groupes en vue de leur garantir, dans des conditions d'&#233;galit&#233;, le plein exercice&lt;br class='autobr' /&gt;
des droits de l'homme et des libert&#233;s fondamentales. Ces mesures ne pourront en aucun cas&lt;br class='autobr' /&gt;
avoir pour effet le maintien de droits in&#233;gaux ou distincts pour les divers groupes raciaux, une&lt;br class='autobr' /&gt;
fois atteints les objectifs auxquels elles r&#233;pondaient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Article 3&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats parties condamnent sp&#233;cialement la s&#233;gr&#233;gation raciale et l'apartheid et s'engagent &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;venir, &#224; interdire et &#224; &#233;liminer sur les territoires relevant de leur juridiction toutes les&lt;br class='autobr' /&gt;
pratiques de cette nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 4&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats parties condamnent toute propagande et toutes organisations qui s'inspirent d'id&#233;es ou&lt;br class='autobr' /&gt;
de th&#233;ories fond&#233;es sur la sup&#233;riorit&#233; d'une race ou d'un groupe de personnes d'une certaine&lt;br class='autobr' /&gt;
couleur ou d'une certaine origine ethnique, ou qui pr&#233;tendent justifier ou encourager toute forme&lt;br class='autobr' /&gt;
de haine et de discrimination raciales ; ils s'engagent &#224; adopter imm&#233;diatement des mesures&lt;br class='autobr' /&gt;
positives destin&#233;es &#224; &#233;liminer toute incitation &#224; une telle discrimination, ou tous actes de&lt;br class='autobr' /&gt;
discrimination, et, &#224; cette fin, tenant d&#251;ment compte des principes formul&#233;s dans la D&#233;claration&lt;br class='autobr' /&gt;
universelle des droits de l'homme et des droits express&#233;ment &#233;nonc&#233;s &#224; l'article 5 de la pr&#233;sente&lt;br class='autobr' /&gt;
Convention, ils s'engagent notamment :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;a) A d&#233;clarer d&#233;lits punissables par la loi toute diffusion d'id&#233;es fond&#233;es sur la sup&#233;riorit&#233; ou la&lt;br class='autobr' /&gt;
haine raciale, toute incitation &#224; la discrimination raciale, ainsi que tous actes de violence, ou&lt;br class='autobr' /&gt;
provocation &#224; de tels actes, dirig&#233;s contre toute race ou tout groupe de personnes d'une autre&lt;br class='autobr' /&gt;
couleur ou d'une autre origine ethnique, de m&#234;me que toute assistance apport&#233;e &#224; des activit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
racistes, y compris leur financement ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;b) A d&#233;clarer ill&#233;gales et &#224; interdire les organisations ainsi que les activit&#233;s de propagande&lt;br class='autobr' /&gt;
organis&#233;e et tout autre type d'activit&#233; de propagande qui incitent &#224; la discrimination raciale et&lt;br class='autobr' /&gt;
qui l'encouragent et &#224; d&#233;clarer d&#233;lit punissable par la loi la participation &#224; ces organisations ou &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
ces activit&#233;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;c) A ne pas permettre aux autorit&#233;s publiques ni aux institutions publiques, nationales ou&lt;br class='autobr' /&gt;
locales, d'inciter &#224; la discrimination raciale ou de l'encourager.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 5&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conform&#233;ment aux obligations fondamentales &#233;nonc&#233;es &#224; l'article 2 de la pr&#233;sente Convention,&lt;br class='autobr' /&gt;
les Etats parties s'engagent &#224; interdire et &#224; &#233;liminer la discrimination raciale sous toute ses&lt;br class='autobr' /&gt;
formes et &#224; garantir le droit de chacun &#224; l'&#233;galit&#233; devant la loi sans distinction de race, de&lt;br class='autobr' /&gt;
couleur ou d'origine nationale ou ethnique, notamment dans la jouissance des droits suivants : &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;a)&lt;br class='autobr' /&gt;
Droit &#224; un traitement &#233;gal devant les tribunaux et tout autre organe administrant la justice ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
b) Droit &#224; la s&#251;ret&#233; de la personne et &#224; la protection de l'Etat contre les voies de fait ou les&lt;br class='autobr' /&gt;
s&#233;vices de la part soit de fonctionnaires du gouvernement, soit de tout individu, groupe ou&lt;br class='autobr' /&gt;
institution ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
c) Droits politiques, notamment droit de participer aux &#233;lections &#8212; de voter et d'&#234;tre candidat &#8212;&lt;br class='autobr' /&gt;
selon le syst&#232;me du suffrage universel et &#233;gal, droit de prendre part au gouvernement ainsi qu'&#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
la direction des affaires publiques, &#224; tous les &#233;chelons, et droit d'acc&#233;der, dans des conditions&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;galit&#233;, aux fonctions publiques ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
d) Autres droits civils, notamment :&lt;br /&gt;
i) Droit de circuler librement et de choisir sa r&#233;sidence &#224; l'int&#233;rieur d'un Etat ;&lt;br /&gt;
ii) Droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ;&lt;br /&gt;
iii) Droit &#224; une nationalit&#233; ;&lt;br /&gt;
iv) Droit de se marier et de choisir son conjoint ;&lt;br /&gt;
v) Droit de toute personne, aussi bien seule qu'en association, &#224; la propri&#233;t&#233; ;&lt;br /&gt;
vi) Droit d'h&#233;riter ;&lt;br /&gt;
vii) Droit &#224; la libert&#233; de pens&#233;e, de conscience et de religion ;&lt;br /&gt;
viii) Droit &#224; la libert&#233; d'opinion et d'expression ;&lt;br /&gt;
ix) Droit &#224; la libert&#233; de r&#233;union et d'association pacifiques ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;e) Droits &#233;conomiques, sociaux et culturels, notamment :&lt;br /&gt;
i) Droits au travail, au libre choix de son travail, &#224; des conditions &#233;quitables et satisfaisantes de&lt;br class='autobr' /&gt;
travail, &#224; la protection contre le ch&#244;mage, &#224; un salaire &#233;gal pour un travail &#233;gal, &#224; une&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;mun&#233;ration &#233;quitable et satisfaisante ;&lt;br /&gt;
ii) Droit de fonder des syndicats et de s'affilier &#224; des syndicats ;&lt;br /&gt;
iii) Droit au logement ;&lt;br /&gt;
iv) Droit &#224; la sant&#233;, aux soins m&#233;dicaux, &#224; la s&#233;curit&#233; sociale et aux services sociaux ;&lt;br /&gt;
v) Droit &#224; l'&#233;ducation et &#224; la formation professionnelle ;&lt;br /&gt;
vi) Droit de prendre part, dans des conditions d'&#233;galit&#233;, aux activit&#233;s culturelles ; f) Droit d'acc&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; tous lieux et services destin&#233;s &#224; l'usage du public, tels que moyens de transport, h&#244;tels,&lt;br class='autobr' /&gt;
restaurants, caf&#233;s, spectacles et parcs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 6&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats parties assureront &#224; toute personne soumise &#224; leur juridiction une protection et une&lt;br class='autobr' /&gt;
voie de recours effectives, devant les tribunaux nationaux et autres organismes d'Etat&lt;br class='autobr' /&gt;
comp&#233;tents, contre tous actes de discrimination raciale qui, contrairement &#224; la pr&#233;sente&lt;br class='autobr' /&gt;
Convention, violeraient ses droits individuels et ses libert&#233;s fondamentales, ainsi que le droit de&lt;br class='autobr' /&gt;
demander &#224; ces tribunaux satisfaction ou r&#233;paration juste et ad&#233;quate pour tout dommage dont&lt;br class='autobr' /&gt;
elle pourrait &#234;tre victime par suite d'une telle discrimination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Article 7&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Etats parties s'engagent &#224; prendre des mesures imm&#233;diates et efficaces, notamment dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
domaines de l'enseignement, de l'&#233;ducation, de la culture et de l'information, pour lutter contre&lt;br class='autobr' /&gt;
les pr&#233;jug&#233;s conduisant &#224; la discrimination raciale et favoriser la compr&#233;hension, la tol&#233;rance et&lt;br class='autobr' /&gt;
l'amiti&#233; entre nations et groupes raciaux ou ethniques, ainsi que pour promouvoir les buts et les&lt;br class='autobr' /&gt;
principes de la Charte des Nations Unies, de la D&#233;claration universelle des droits de l'homme,&lt;br class='autobr' /&gt;
de la D&#233;claration des Nations Unies sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination&lt;br class='autobr' /&gt;
raciale et de la pr&#233;sente Convention.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;DEUXI&#200;ME PARTIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 8&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Il est constitu&#233; un Comit&#233; pour l'&#233;limination de la discrimination raciale (ci-apr&#232;s d&#233;nomm&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
le Comit&#233;) compos&#233; de dix-huit experts connus pour leur haute moralit&#233; et leur impartialit&#233;, qui&lt;br class='autobr' /&gt;
sont &#233;lus par les Etats parties parmi leurs ressortissants et qui si&#232;gent &#224; titre individuel, compte&lt;br class='autobr' /&gt;
tenu d'une r&#233;partition g&#233;ographique &#233;quitable et de la repr&#233;sentation des diff&#233;rentes formes de&lt;br class='autobr' /&gt;
civilisation ainsi que des principaux syst&#232;mes juridiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Les membres du Comit&#233; sont &#233;lus au scrutin secret sur une liste de candidats d&#233;sign&#233;s par les&lt;br class='autobr' /&gt;
Etats parties. Chaque Etat partie peut d&#233;signer un candidat choisi parmi ses ressortissants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. La premi&#232;re &#233;lection aura lieu six mois apr&#232;s la date de l'entr&#233;e en vigueur de la pr&#233;sente&lt;br class='autobr' /&gt;
Convention. Trois mois au moins avant la date de chaque &#233;lection, le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Organisation des Nations Unies envoie une lettre aux Etats parties pour les inviter &#224; pr&#233;senter&lt;br class='autobr' /&gt;
leurs candidatures dans un d&#233;lai de deux mois. Le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral dresse une liste par ordre&lt;br class='autobr' /&gt;
alphab&#233;tique de tous les candidats ainsi d&#233;sign&#233;s, avec indication des Etats parties qui les ont&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;sign&#233;s, et la communique aux Etats parties.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Les membres du Comit&#233; sont &#233;lus au cours d'une r&#233;union des Etats parties convoqu&#233;e par le&lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral au Si&#232;ge de l'Organisation des Nations Unies. A cette r&#233;union o&#249; le quorum&lt;br class='autobr' /&gt;
est constitu&#233; par les deux tiers des Etats parties, sont &#233;lus membres du Comit&#233; les candidats qui&lt;br class='autobr' /&gt;
obtiennent le plus grand nombre de voix et la majorit&#233; absolue des votes des repr&#233;sentants des&lt;br class='autobr' /&gt;
Etats parties pr&#233;sents et votants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5.&lt;br /&gt;
a) Les membres du Comit&#233; sont &#233;lus pour quatre ans. Toutefois, le mandat de neuf des membres&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;lus lors de la premi&#232;re &#233;lection prendra fin au bout de deux ans ; imm&#233;diatement apr&#232;s la&lt;br class='autobr' /&gt;
premi&#232;re &#233;lection, le nom de ces neuf membres sera tir&#233; au sort par le Pr&#233;sident du Comit&#233; ;&lt;br /&gt;
b) Pour remplir les vacances fortuites, l'Etat partie dont l'expert a cess&#233; d'exercer ses fonctions&lt;br class='autobr' /&gt;
de membre du Comit&#233; nommera un autre expert parmi ses ressortissants, sous r&#233;serve de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'approbation du Comit&#233; ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. Les Etats parties prennent &#224; leur charge les d&#233;penses des membres du Comit&#233; pour la p&#233;riode&lt;br class='autobr' /&gt;
o&#249; ceux-ci s'acquittent de fonctions au Comit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 9&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Les Etats parties s'engagent &#224; pr&#233;senter au Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations&lt;br class='autobr' /&gt;
Unies, pour examen par le Comit&#233;, un rapport sur les mesures d'ordre l&#233;gislatif, judiciaire,&lt;br class='autobr' /&gt;
administratif ou autre qu'ils ont arr&#234;t&#233;es et qui donnent effet aux dispositions de la pr&#233;sente&lt;br class='autobr' /&gt;
Convention : &lt;br /&gt;
a) dans un d&#233;lai d'un an &#224; compter de l'entr&#233;e en vigueur de la Convention, pour&lt;br class='autobr' /&gt;
chaque Etat int&#233;ress&#233; en ce qui le concerne et &lt;br /&gt;
b) par la suite, tous les deux ans et, en outre,&lt;br class='autobr' /&gt;
chaque fois que le Comit&#233; en fera la demande. Le Comit&#233; peut demander des renseignements&lt;br class='autobr' /&gt;
compl&#233;mentaires aux Etats parties.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Le Comit&#233; soumet chaque ann&#233;e &#224; l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Organisation des Nations Unies,&lt;br class='autobr' /&gt;
par l'interm&#233;diaire du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, un rapport sur ses activit&#233;s et peut faire des&lt;br class='autobr' /&gt;
suggestions et des recommandations d'ordre g&#233;n&#233;ral fond&#233;es sur l'examen des rapports et des&lt;br class='autobr' /&gt;
renseignements re&#231;us des Etats parties. Il porte ces suggestions et recommandations d'ordre&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#233;n&#233;ral &#224; la connaissance de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale avec, le cas &#233;ch&#233;ant, les observations des&lt;br class='autobr' /&gt;
Etats parties.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 10&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Le Comit&#233; adopte son r&#232;glement int&#233;rieur.&lt;br /&gt;
2. Le Comit&#233; &#233;lit son bureau pour une p&#233;riode de deux ans.&lt;br /&gt;
3. Le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations Unies assure le secr&#233;tariat du Comit&#233;.&lt;br /&gt;
4. Le Comit&#233; tient normalement ses r&#233;unions au Si&#232;ge de l'Organisation des Nations Unies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 11&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Si un Etat partie estime qu'un autre Etat &#233;galement partie n'applique pas les dispositions de la&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;sente Convention, il peut appeler l'attention du Comit&#233; sur la question. Le Comit&#233; transmet&lt;br class='autobr' /&gt;
alors la communication &#224; l'Etat partie int&#233;ress&#233;. Dans un d&#233;lai de trois mois, l'Etat destinataire&lt;br class='autobr' /&gt;
soumet au Comit&#233; des explications ou d&#233;clarations &#233;crites &#233;claircissant la question et indiquant,&lt;br class='autobr' /&gt;
le cas &#233;ch&#233;ant, les mesures qui peuvent avoir &#233;t&#233; prises par ledit Etat pour rem&#233;dier &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Si, dans un d&#233;lai de six mois &#224; compter de la date de r&#233;ception de la communication originale&lt;br class='autobr' /&gt;
par l'Etat destinataire, la question n'est pas r&#233;gl&#233;e &#224; la satisfaction des deux Etats, par voie de&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;gociations bilat&#233;rales ou par toute autre proc&#233;dure qui serait &#224; leur disposition, l'un comme&lt;br class='autobr' /&gt;
l'autre auront le droit de la soumettre &#224; nouveau au Comit&#233; en adressant une notification au&lt;br class='autobr' /&gt;
Comit&#233; ainsi qu'&#224; l'autre Etat int&#233;ress&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Le Comit&#233; ne peut conna&#238;tre d'une affaire qui lui est soumise conform&#233;ment au paragraphe 2&lt;br class='autobr' /&gt;
du pr&#233;sent article qu'apr&#232;s s'&#234;tre assur&#233; que tous les recours internes disponibles ont &#233;t&#233; utilis&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
ou &#233;puis&#233;s, conform&#233;ment aux principes de droit international g&#233;n&#233;ralement reconnus. Cette&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#232;gle ne s'applique pas si les proc&#233;dures de recours exc&#232;dent des d&#233;lais raisonnables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4. Dans toute affaire qui lui est soumise, le Comit&#233; peut demander aux Etats parties en pr&#233;sence&lt;br class='autobr' /&gt;
de lui fournir tout renseignement compl&#233;mentaire pertinent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. Lorsque le Comit&#233; examine une question en application du pr&#233;sent article, les Etats parties&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;ress&#233;s ont le droit de d&#233;signer un repr&#233;sentant qui participera sans droit de vote aux travaux&lt;br class='autobr' /&gt;
du Comit&#233; pendant toute la dur&#233;e des d&#233;bats.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 12&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1.&lt;br /&gt;
a) Une fois que le Comit&#233; a obtenu et d&#233;pouill&#233; tous les renseignements qu'il juge n&#233;cessaires, le&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sident d&#233;signe une Commission de conciliation ad hoc (ci-apr&#232;s d&#233;nomm&#233;e la Commission)&lt;br class='autobr' /&gt;
compos&#233;e de cinq personnes qui peuvent ou non &#234;tre membres du Comit&#233;. Les membres en sont&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;sign&#233;s avec l'assentiment entier et unanime des parties au diff&#233;rend et la Commission met ses&lt;br class='autobr' /&gt;
bons offices &#224; la disposition des Etats int&#233;ress&#233;s, afin de parvenir &#224; une solution amiable de la&lt;br class='autobr' /&gt;
question, fond&#233;e sur le respect de la pr&#233;sente Convention.&lt;br /&gt;
b) Si les Etats parties au diff&#233;rend ne parviennent pas &#224; une entente sur tout ou partie de la&lt;br class='autobr' /&gt;
composition de la Commission dans un d&#233;lai de trois mois, les membres de la Commission qui&lt;br class='autobr' /&gt;
n'ont pas l'assentiment des Etats parties au diff&#233;rend sont &#233;lus au scrutin secret parmi les&lt;br class='autobr' /&gt;
membres du Comit&#233;, &#224; la majorit&#233; des deux tiers des membres du Comit&#233;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Les membres de la Commission si&#232;gent &#224; titre individuel. Ils ne doivent pas &#234;tre ressortissants&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'un des Etats parties au diff&#233;rend ni d'un Etat qui n'est pas partie &#224; la pr&#233;sente Convention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. La Commission &#233;lit son Pr&#233;sident et adopte son r&#232;glement int&#233;rieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. La Commission tient normalement ses r&#233;unions au Si&#232;ge de l'Organisation des Nations Unies&lt;br class='autobr' /&gt;
ou en tout autre lieu appropri&#233; que d&#233;terminera la Commission.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
5. Le secr&#233;tariat pr&#233;vu au paragraphe 3 de l'article 10 de la pr&#233;sente Convention pr&#234;te &#233;galement ses services &#224; la Commission chaque fois qu'un diff&#233;rend entre des Etats parties entra&#238;ne la&lt;br class='autobr' /&gt;
constitution de la Commission.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6. Toutes les d&#233;penses des membres de la Commission sont r&#233;parties &#233;galement entre les Etats&lt;br class='autobr' /&gt;
parties au diff&#233;rend, sur la base d'un &#233;tat estimatif &#233;tabli par le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Organisation des Nations Unies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7. Le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral sera habilit&#233;, si besoin est, &#224; d&#233;frayer les membres de la Commission de&lt;br class='autobr' /&gt;
leurs d&#233;penses, avant que le remboursement en ait &#233;t&#233; effectu&#233; par les Etats parties au diff&#233;rend&lt;br class='autobr' /&gt;
conform&#233;ment au paragraphe 6 du pr&#233;sent article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
8. Les renseignements obtenus et d&#233;pouill&#233;s par le Comit&#233; sont mis &#224; la disposition de la&lt;br class='autobr' /&gt;
Commission, et la Commission peut demander aux Etats int&#233;ress&#233;s de lui fournir tout&lt;br class='autobr' /&gt;
renseignement compl&#233;mentaire pertinent.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 13&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Apr&#232;s avoir &#233;tudi&#233; la question sous tous ses aspects, la Commission pr&#233;pare et soumet au&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;sident du Comit&#233; un rapport contenant ses conclusions sur toutes les questions de fait&lt;br class='autobr' /&gt;
relatives au litige entre les parties et renfermant les recommandations qu'elle juge opportunes en&lt;br class='autobr' /&gt;
vue de parvenir &#224; un r&#232;glement amiable au diff&#233;rend.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Le Pr&#233;sident du Comit&#233; transmet le rapport de la Commission &#224; chacun des Etats parties au&lt;br class='autobr' /&gt;
diff&#233;rend. Lesdits Etats font savoir au Pr&#233;sident du Comit&#233;, dans un d&#233;lai de trois mois, s'ils&lt;br class='autobr' /&gt;
acceptent, ou non, les recommandations contenues dans le rapport de la Commission.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Une fois expir&#233; le d&#233;lai pr&#233;vu au paragraphe 2 du pr&#233;sent article, le Pr&#233;sident du Comit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
communique le rapport de la Commission et les d&#233;clarations des Etats parties int&#233;ress&#233;s aux&lt;br class='autobr' /&gt;
autres Etats parties &#224; la Convention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 14&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Tout Etat partie peut d&#233;clarer &#224; tout moment qu'il reconna&#238;t la comp&#233;tence du Comit&#233; pour&lt;br class='autobr' /&gt;
recevoir et examiner des communications &#233;manant de personnes ou de groupes de personnes&lt;br class='autobr' /&gt;
relevant de sa juridiction qui se plaignent d'&#234;tre victimes d'une violation, par ledit Etat partie, de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'un quelconque des droits &#233;nonc&#233;s dans la pr&#233;sente Convention. Le Comit&#233; ne re&#231;oit aucune&lt;br class='autobr' /&gt;
communication int&#233;ressant un Etat partie qui n'a pas fait une telle d&#233;claration.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Tout Etat partie qui fait une d&#233;claration conform&#233;ment au paragraphe 1 du pr&#233;sent article peut&lt;br class='autobr' /&gt;
cr&#233;er ou d&#233;signer un organisme dans le cadre de son ordre juridique national qui aura&lt;br class='autobr' /&gt;
comp&#233;tence pour recevoir et examiner les p&#233;titions &#233;manant de personnes ou de groupes de&lt;br class='autobr' /&gt;
personnes relevant de la juridiction dudit Etat qui se plaignent d'&#234;tre victimes d'une violation de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'un quelconque des droits &#233;nonc&#233;s dans la pr&#233;sente Convention et qui ont &#233;puis&#233; les autres&lt;br class='autobr' /&gt;
recours locaux disponibles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. La d&#233;claration faite conform&#233;ment au paragraphe 1 du pr&#233;sent article et le nom de tout&lt;br class='autobr' /&gt;
organisme cr&#233;&#233; ou d&#233;sign&#233; conform&#233;ment au paragraphe 2 du pr&#233;sent article sont d&#233;pos&#233;s par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Etat partie int&#233;ress&#233; aupr&#232;s du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations Unies, qui en&lt;br class='autobr' /&gt;
communique copie aux autres Etats parties. La d&#233;claration peut &#234;tre retir&#233;e &#224; tout moment au&lt;br class='autobr' /&gt;
moyen d'une notification adress&#233;e au Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, mais ce retrait n'affecte pas les&lt;br class='autobr' /&gt;
communications dont le Comit&#233; est d&#233;j&#224; saisi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. L'organisme cr&#233;&#233; ou d&#233;sign&#233; conform&#233;ment au paragraphe 2 du pr&#233;sent article devra tenir un&lt;br class='autobr' /&gt;
registre des p&#233;titions et des copies certifi&#233;es conformes du registre seront d&#233;pos&#233;es chaque&lt;br class='autobr' /&gt;
ann&#233;e aupr&#232;s du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral par les voies appropri&#233;es, &#233;tant entendu que le contenu&lt;br class='autobr' /&gt;
desdites copies ne sera pas divulgu&#233; au public.&lt;br class='autobr' /&gt;
5. S'il n'obtient pas satisfaction de l'organisme cr&#233;&#233; ou d&#233;sign&#233; conform&#233;ment au paragraphe 2&lt;br class='autobr' /&gt;
du pr&#233;sent article, le p&#233;titionnaire a le droit d'adresser, dans les six mois, une communication &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
cet effet au Comit&#233;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
6.&lt;br /&gt;
a) Le Comit&#233; porte, &#224; titre confidentiel, toute communication qui lui est adress&#233;e &#224; l'attention de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Etat partie qui a pr&#233;tendument viol&#233; l'une quelconque des dispositions de la Convention, mais&lt;br class='autobr' /&gt;
l'identit&#233; de la personne ou des groupes de personnes int&#233;ress&#233;s ne peut &#234;tre r&#233;v&#233;l&#233;e sans le&lt;br class='autobr' /&gt;
consentement expr&#232;s de ladite personne ou desdits groupes de personnes. Le Comit&#233; ne re&#231;oit&lt;br class='autobr' /&gt;
pas de communications anonymes.&lt;br /&gt;
b) Dans les trois mois qui suivent, ledit Etat soumet par &#233;crit au Comit&#233; des explications ou&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;clarations &#233;claircissant la question et indiquant, le cas &#233;ch&#233;ant, les mesures qu'il pourrait avoir&lt;br class='autobr' /&gt;
prises pour rem&#233;dier &#224; la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
7.&lt;br /&gt;
a) Le Comit&#233; examine les communications en tenant compte de toutes les informations qui lui&lt;br class='autobr' /&gt;
sont soumises par l'Etat partie int&#233;ress&#233; et par le p&#233;titionnaire. Le Comit&#233; n'examinera aucune&lt;br class='autobr' /&gt;
communication d'un p&#233;titionnaire sans s'&#234;tre assur&#233; que celui-ci a &#233;puis&#233; tous les recours&lt;br class='autobr' /&gt;
internes disponibles. Toutefois, cette r&#232;gle ne s'applique pas si les proc&#233;dures de recours&lt;br class='autobr' /&gt;
exc&#232;dent des d&#233;lais raisonnables.&lt;br /&gt;
b) Le Comit&#233; adresse ses suggestions et recommandations &#233;ventuelles &#224; l'Etat partie int&#233;ress&#233; et&lt;br class='autobr' /&gt;
au p&#233;titionnaire.&lt;br /&gt;
8. Le Comit&#233; inclut dans son rapport annuel un r&#233;sum&#233; de ces communications et, le cas&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;ch&#233;ant, un r&#233;sum&#233; des explications et d&#233;clarations des Etats parties int&#233;ress&#233;s ainsi que de ses&lt;br class='autobr' /&gt;
propres suggestions et recommandations.&lt;br /&gt;
9. Le Comit&#233; n'a comp&#233;tence pour s'acquitter des fonctions pr&#233;vues au pr&#233;sent article que si au&lt;br class='autobr' /&gt;
moins dix Etats parties &#224; la Convention sont li&#233;s par des d&#233;clarations faites conform&#233;ment au&lt;br class='autobr' /&gt;
paragraphe 1 du pr&#233;sent article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 15&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. En attendant la r&#233;alisation des objectifs de la D&#233;claration sur l'octroi de l'ind&#233;pendance aux&lt;br class='autobr' /&gt;
pays et aux peuples coloniaux, contenue dans la r&#233;solution 1514 (XV) de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'Organisation des Nations Unies, en date du 14 d&#233;cembre 1960, les dispositions de la&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;sente Convention ne restreignent en rien le droit de p&#233;tition accord&#233; &#224; ces peuples par&lt;br class='autobr' /&gt;
d'autres instruments internationaux ou par l'Organisation des Nations Unies ou ses institutions&lt;br class='autobr' /&gt;
sp&#233;cialis&#233;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2.&lt;br /&gt;
a) Le Comit&#233; constitu&#233; conform&#233;ment au paragraphe 1 de l'article 8 de la pr&#233;sente Convention&lt;br class='autobr' /&gt;
re&#231;oit copie des p&#233;titions venant des organes de l'Organisation des Nations Unies qui s'occupent&lt;br class='autobr' /&gt;
de questions ayant un rapport direct avec les principes et les objectifs de la pr&#233;sente Convention,&lt;br class='autobr' /&gt;
et exprime une opinion et fait des recommandations au sujet des p&#233;titions re&#231;ues lors de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'examen des p&#233;titions &#233;manant des habitants de territoires sous tutelle ou non autonomes ou de&lt;br class='autobr' /&gt;
tout autre territoire auquel s'applique la r&#233;solution 1514(XV) de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale, et ayant&lt;br class='autobr' /&gt;
trait &#224; des questions vis&#233;es par la pr&#233;sente Convention, dont sont saisis lesdits organes.&lt;br /&gt;
b) Le Comit&#233; re&#231;oit des organes comp&#233;tents de l'Organisation des Nations Unies copie des&lt;br class='autobr' /&gt;
rapports concernant les mesures d'ordre l&#233;gislatif, judiciaire, administratif ou autre int&#233;ressant&lt;br class='autobr' /&gt;
directement les principes et objectifs de la pr&#233;sente Convention que les puissances&lt;br class='autobr' /&gt;
administrantes ont appliqu&#233;es dans les territoires mentionn&#233;s &#224; l'alin&#233;a a) du pr&#233;sent paragraphe&lt;br class='autobr' /&gt;
et exprime des avis et fait des recommandations &#224; ces organes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Le Comit&#233; inclut dans ses rapports &#224; l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale un r&#233;sum&#233; des p&#233;titions et des&lt;br class='autobr' /&gt;
rapports qu'il a re&#231;us d'organes de l'Organisation des Nations Unies, ainsi que les expressions&lt;br class='autobr' /&gt;
d'opinion et les recommandations qu'ont appel&#233;es de sa part lesdits p&#233;titions et rapports.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
4. Le Comit&#233; prie le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations Unies de lui fournir tous&lt;br class='autobr' /&gt;
renseignements ayant trait aux objectifs de la pr&#233;sente Convention, dont celui-ci dispose au sujet des territoires mentionn&#233;s &#224; l'alin&#233;a a) du paragraphe 2 du pr&#233;sent article.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 16&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les dispositions de la pr&#233;sente Convention concernant les mesures &#224; prendre pour r&#233;gler un&lt;br class='autobr' /&gt;
diff&#233;rend ou liquider une plainte s'appliquent sans pr&#233;judice des autres proc&#233;dures de r&#232;glement&lt;br class='autobr' /&gt;
des diff&#233;rends ou de liquidation des plaintes en mati&#232;re de discrimination pr&#233;vues dans des&lt;br class='autobr' /&gt;
instruments constitutifs de l'Organisation des Nations Unies et de ses institutions sp&#233;cialis&#233;es ou&lt;br class='autobr' /&gt;
dans des conventions adopt&#233;es par ces organisations, et n'emp&#234;chent pas les Etats parties de&lt;br class='autobr' /&gt;
recourir &#224; d'autres proc&#233;dures pour le r&#232;glement d'un diff&#233;rend conform&#233;ment aux accords&lt;br class='autobr' /&gt;
internationaux g&#233;n&#233;raux ou sp&#233;ciaux qui les lient.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;TROISI&#200;ME PARTIE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 17&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La pr&#233;sente Convention est ouverte &#224; la signature de tout Etat Membre de l'Organisation des&lt;br class='autobr' /&gt;
Nations Unies ou membre de l'une quelconque de ses institutions sp&#233;cialis&#233;es, de tout Etat&lt;br class='autobr' /&gt;
partie au Statut de la Cour internationale de Justice, ainsi que de tout autre Etat invit&#233; par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Organisation des Nations Unies &#224; devenir partie &#224; la pr&#233;sente&lt;br class='autobr' /&gt;
Convention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. La pr&#233;sente Convention est sujette &#224; ratification et les instruments de ratification seront&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;pos&#233;s aupr&#232;s du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations Unies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 18&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La pr&#233;sente Convention sera ouverte &#224; l'adh&#233;sion de tout Etat vis&#233; au paragraphe 1 de l'article&lt;br class='autobr' /&gt;
17 de la Convention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. L'adh&#233;sion se fera par le d&#233;p&#244;t d'un instrument d'adh&#233;sion aupr&#232;s du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Organisation des Nations Unies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 19&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La pr&#233;sente Convention entrera en vigueur le trenti&#232;me jour qui suivra la date du d&#233;p&#244;t aupr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations Unies du vingt-septi&#232;me instrument de&lt;br class='autobr' /&gt;
ratification ou d'adh&#233;sion.&lt;br /&gt;
2. Pour chacun des Etats qui ratifieront la pr&#233;sente Convention ou y adh&#233;reront apr&#232;s le d&#233;p&#244;t du&lt;br class='autobr' /&gt;
vingt-septi&#232;me instrument de ratification ou d'adh&#233;sion, ladite Convention entrera en vigueur le&lt;br class='autobr' /&gt;
trenti&#232;me jour apr&#232;s la date du d&#233;p&#244;t par cet Etat de son instrument de ratification ou d'adh&#233;sion.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 20&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations Unies recevra et communiquera &#224; tous les&lt;br class='autobr' /&gt;
Etats qui sont ou qui peuvent devenir parties &#224; la pr&#233;sente Convention le texte des r&#233;serves qui&lt;br class='autobr' /&gt;
auront &#233;t&#233; faites au moment de la ratification ou de l'adh&#233;sion. Tout Etat qui &#233;l&#232;ve des objections&lt;br class='autobr' /&gt;
contre la r&#233;serve avisera le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral, dans un d&#233;lai de quatre-vingt-dix jours &#224; compter&lt;br class='autobr' /&gt;
de la date de ladite communication, qu'il n'accepte pas ladite r&#233;serve.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
2. Aucune r&#233;serve incompatible avec l'objet et le but de la pr&#233;sente Convention ne sera autoris&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
non plus qu'aucune r&#233;serve qui aurait pour effet de paralyser le fonctionnement de l'un&lt;br class='autobr' /&gt;
quelconque des organes cr&#233;&#233;s par la Convention. Une r&#233;serve sera consid&#233;r&#233;e comme rentrant&lt;br class='autobr' /&gt;
dans les cat&#233;gories d&#233;finies ci-dessus si les deux tiers au moins des Etats parties &#224; la Convention&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;l&#232;vent des objections.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
3. Les r&#233;serves peuvent &#234;tre retir&#233;es &#224; tout moment par voie de notification adress&#233;e au&lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral. La notification prendra effet &#224; la date de r&#233;ception.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 21&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout Etat partie peut d&#233;noncer la pr&#233;sente Convention par voie de notification adress&#233;e au&lt;br class='autobr' /&gt;
Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations Unies. La d&#233;nonciation portera effet un an&lt;br class='autobr' /&gt;
apr&#232;s la date &#224; laquelle le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral en aura re&#231;u notification.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 22&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout diff&#233;rend entre deux ou plusieurs Etats parties touchant l'interpr&#233;tation ou l'application de&lt;br class='autobr' /&gt;
la pr&#233;sente Convention qui n'aura pas &#233;t&#233; r&#233;gl&#233; par voie de n&#233;gociation ou au moyen des&lt;br class='autobr' /&gt;
proc&#233;dures express&#233;ment pr&#233;vues par ladite Convention sera port&#233;, &#224; la requ&#234;te de toute partie&lt;br class='autobr' /&gt;
au diff&#233;rend, devant la Cour internationale de Justice pour qu'elle statue &#224; son sujet, &#224; moins que&lt;br class='autobr' /&gt;
les parties au diff&#233;rend ne conviennent d'un autre mode de r&#232;glement.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 23&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Tout Etat partie peut formuler &#224; tout moment une demande de r&#233;vision de la pr&#233;sente&lt;br class='autobr' /&gt;
Convention par voie de notification &#233;crite adress&#233;e au Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des&lt;br class='autobr' /&gt;
Nations Unies.&lt;br /&gt;
2. L'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'Organisation des Nations Unies statuera sur les mesures &#224; prendre,&lt;br class='autobr' /&gt;
le cas &#233;ch&#233;ant, au sujet de cette demande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 24&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations Unies informera tous les Etats vis&#233;s au&lt;br class='autobr' /&gt;
paragraphe 1 de l'article 17 de la pr&#233;sente Convention : a) Des signatures appos&#233;es &#224; la pr&#233;sente&lt;br class='autobr' /&gt;
Convention et des instruments de ratification et d'adh&#233;sion d&#233;pos&#233;s conform&#233;ment aux articles&lt;br class='autobr' /&gt;
17 et 18 ;&lt;br /&gt;
b) De la date &#224; laquelle la pr&#233;sente Convention entrera en vigueur conform&#233;ment &#224; l'article 19 ;&lt;br /&gt;
c) Des communications et d&#233;clarations re&#231;ues conform&#233;ment aux articles 14, 20 et 23 ;&lt;br /&gt;
d) Des d&#233;nonciations notifi&#233;es conform&#233;ment &#224; l'article 21.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Article 25&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. La pr&#233;sente Convention, dont les textes anglais, chinois, espagnol, fran&#231;ais et russe font&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;galement foi, sera d&#233;pos&#233;e aux archives de l'Organisation des Nations Unies.&lt;br /&gt;
2. Le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'Organisation des Nations Unies fera tenir une copie certifi&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
conforme de la pr&#233;sente Convention &#224; tous les Etats appartenant &#224; l'une quelconque des&lt;br class='autobr' /&gt;
cat&#233;gories mentionn&#233;es au paragraphe 1 de l'article 17 de la Convention.&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;&lt;center&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www2.ohchr.org/french/law/cerd.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Consulter la Convention sur le site de l'OHCHR&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;a href=&#034;http://www2.ohchr.org/english/law/cerd.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Consulter la Convention en anglais sur le site de l'OHCHR&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rapport de l'Etat mauritanien au CERD</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/Rapport-de-l-Etat-mauritanien-au-CERD,935.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tamazgha.fr/Rapport-de-l-Etat-mauritanien-au-CERD,935.html</guid>
		<dc:date>2004-08-05T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Vu sa longueur, le rapport est en document pdf. &lt;br class='autobr' /&gt;
Rapport de l'Etat mauritanien examin&#233; par le CERD lors de 65eme session. CERD/C/421/Add.1&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-65eme-session-du-CERD-.html" rel="directory"&gt;65eme session du CERD&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vu sa longueur, le rapport est en document pdf.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_632 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://www.tamazgha.fr/IMG/Rapport-Mauritanie.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 298.7 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1774390856' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rapport de l'Etat mauritanien examin&#233; par le CERD lors de 65eme session.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;CERD/C/421/Add.1&lt;/h2&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Libya : Concluding observations of the CERD.</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/Libya-Concluding-observations-of-the-CERD,942.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tamazgha.fr/Libya-Concluding-observations-of-the-CERD,942.html</guid>
		<dc:date>2004-04-14T22:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Distr. GENERAL &lt;br class='autobr' /&gt;
CERD/C/64/CO/4 &lt;br class='autobr' /&gt;
12 March 2004 &lt;br class='autobr' /&gt;
Original : ENGLISH &lt;br class='autobr' /&gt;
Concluding observations of the Committee on the Elimination of Racial Discrimination : Libyan Arab Jamahiriya. &lt;br class='autobr' /&gt;
12/03/2004. &lt;br class='autobr' /&gt;
CERD/C/64/CO/4. (Concluding Observations/Comments) &lt;br class='autobr' /&gt; Convention Abbreviation : CERD &lt;br class='autobr' /&gt; UNEDITED VERSION &lt;br class='autobr' /&gt;
COMMITTEE ON THE ELIMINATION &lt;br class='autobr' /&gt;
OF RACIAL DISCRIMINATION &lt;br class='autobr' /&gt;
Sixty-fourth session &lt;br class='autobr' /&gt;
23 February - 12 March 2004 &lt;br class='autobr' /&gt; CONSIDERATION OF REPORTS SUBMITTED BY STATES PARTIES UNDER ARTICLE 9 OF THE (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-64eme-session-du-CERD-.html" rel="directory"&gt;64&#232;me session du CERD&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_635 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L450xH62/ONU1-4a68d.jpg?1774397443' width='450' height='62' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_636 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L220xH68/ONU2-73791.jpg?1774397443' width='220' height='68' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Distr.&lt;br class='autobr' /&gt;
GENERAL &lt;br&gt;
CERD/C/64/CO/4&lt;br&gt;
12 March 2004 &lt;br&gt;
Original : ENGLISH &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Concluding observations of the Committee on the Elimination of Racial Discrimination : Libyan Arab Jamahiriya.&lt;/b&gt; &lt;br&gt;
12/03/2004. &lt;br&gt;
&lt;b&gt;CERD/C/64/CO/4. (Concluding Observations/Comments)&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Convention Abbreviation :&lt;/b&gt; CERD &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;UNEDITED VERSION &lt;br&gt;
COMMITTEE ON THE ELIMINATION&lt;br&gt;
OF RACIAL DISCRIMINATION&lt;br&gt;
Sixty-fourth session&lt;br&gt;
23 February - 12 March 2004&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;CONSIDERATION OF REPORTS SUBMITTED BY STATES
PARTIES UNDER ARTICLE 9 OF THE CONVENTION&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Concluding observations of the Committee on the&lt;br class='autobr' /&gt;
Elimination of Racial Discrimination&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
LIBYAN ARAB JAMAHIRIYA
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
1. The Committee considered the fifteenth to seventeenth periodic reports of the Libyan Arab Jamahiriya, respectively due from 1998 to 2002, submitted as one document (CERD/C/431/Add.5), at its 1626th and 1627th meetings (CERD/C/SR/1626 and 1627), held on 2 and 3 March 2004. At its 1639th meeting, held on 11 March 2003, it adopted the following concluding observations.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;A. Introduction&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
2. The Committee welcomes the reports submitted by the State party and the opportunity to resume its dialogue with the Libyan Arab Jamahiriya, in a context more favourable than in 1998. The Committee is encouraged by the attendance of a delegation and expresses its appreciation for its efforts to respond to the questions asked.
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
3. The Committee appreciates the efforts made by the State party to comply with the reporting guidelines of the Committee, but regrets the lack of information regarding the practical implementation of the Convention and of answers to issues raised in the previous concluding observations. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;B. Positive aspects&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
4. The Committee notes with appreciation that steps towards the ratification of the International Convention on the Protection of the Rights of All Migrant Workers and Members of Their Families have been taken.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
5. The Committee also notes with appreciation the steps taken by the State party to ratify the amendments to article 8, paragraph 6 of the Convention.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;b&gt;C. Concerns and recommendations&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
6. The Committee takes note again of the discrepancy between the assessment of the State party, according to which Libyan society is ethnically homogenous, and information indicating that Amazigh, Tuareg, and Black African populations live in the country. &lt;br&gt;
The Committee draws the attention of the State party its General Recommendation IV (1973) as well as to paragraph 8 of its Reporting guidelines, and reiterates its recommendation that information on the ethnic composition of the population be provided in its next periodic report.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
7. The Committee regrets that no detailed information was provided by the State party on non-citizens residing in the Libyan Arab Jamahiriya, despite the request made in its previous concluding observations. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
The Committee wishes to receive information in the next periodic report relating to documented and undocumented migrant workers and members of their families, as well as refugees, in particular regarding their country of origin, their status and their living conditions. It invites the State party to ratify the 1951 Convention Relating to the Status of Refugees and its 1967 Protocol.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
8. The Committee notes that the State party, in its periodic report, categorically maintains that racial discrimination does not exist in the Libyan Arab Jamahiriya. It understands that, in the view of the State party, although incidents of racial discrimination may occur, there is no systematic racial discrimination on the part of the State party.&lt;br&gt;
The Committee recommends that the State party conduct studies with a view to effectively assessing and evaluating the occurrence of racial discrimination in the country, and review its assessment.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
9. The Committee further notes the absence of comprehensive legislation to prevent and prohibit racial discrimination, in particular under article 4 of the Convention. It wishes to underline that, although the Convention prevails over the State party's domestic law, article 4 cannot be directly implemented, as it calls for the enactment of specific provisions setting out sanctions to be applied to offences strictly defined under the law.&lt;br&gt;
The Committee recommends the State party to enact legislation responding to all requirements of article 4 of the Convention.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
10. The Committee is deeply concerned about reported acts of violence, stemming from anti-black sentiment in the population, which were perpetrated in September 2000 against African migrant workers and led to the death of many persons. The Committee regrets that no updated response was provided by the State party on the action taken to sanction those responsible and prevent the occurrence of such violence in the future. &lt;br&gt;
The Committee requests that the State party submit detailed information about the number of persons who died and their nationality, the results of the inquiry made by the authorities, the prosecution of persons in relation to these events, and sentences, if any, that were pronounced. The Committee also wishes to receive information about the results of the measures previously announced by the State party in response to these events, in particular the creation of a committee to look into the events and to study all manifestations of xenophobia, as well as measures for the regularization of undocumented migrants.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
11. The Committee is concerned that, according to some information, thousands of African migrant workers have been expelled since the year 2000.&lt;br&gt;
The Committee wishes to receive more detailed information about the rules for return, deportation or expulsion of migrants. It recommends that the State party ensure that removal of non-citizens does not discriminate amongst them on the basis of ethnic or national origin.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
12. The Committee is concerned that, according to some information, deaths of African migrants regrettably occur during transit to settle in the Libyan Arab Jamahiriya or through the Jamahiriya towards Europe. &lt;br class='autobr' /&gt;
The Committee recommends that the State party provide information about this issue in its next periodic report, including on the measures it has adopted in this regard. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
13. The Committee regrets that information provided on the implementation of article 5 of the Convention is incomplete.&lt;br&gt;
The Committee recommends that the State party focus more precisely on the issue of non discrimination when reporting on the enjoyment of diverse rights under article 5 of the Convention, and provide practical information on the enjoyment of these rights by migrants, Blacks, Tuaregs and Amazighs, within the jurisdiction of the State party.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
14. The Committee is concerned at information that anti-black sentiment and racially motivated acts against foreign workers have an adverse impact on their employment situation and terms and conditions of employment.&lt;br&gt;
The Committee recommends that the State party ensure that foreign workers are not discriminated against in employment on the basis of their colour or their ethnic or national origin.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
15. The Committee notes that, according to some information, there is no recognition of Amazigh language and culture in the Libyan Arab Jamahiriya and Amazighs are impeded from preserving and expressing their cultural and linguistic identity.&lt;br&gt;
The Committee stresses the obligation of the State party, under article 5 of the Convention, to respect the right of Amazighs to enjoy their own culture and to use their own language, in private and public, freely and without discrimination. It invites the State party to enhance the enjoyment of the right of association for the protection and promotion of Amazigh culture, and to take measures especially in the field of education in order to encourage knowledge of the history, language and culture of Amazighs.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
16. Noting that the State party has not provided information on the practical implementation of article 6 of the Convention, the Committee recommends that the State party raise the awareness of the population on their rights under the Convention, including their right to an effective remedy, and to sensitize the police and judicial authorities to the issue of racial discrimination.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
17. The Committee takes note of the reportedly insufficient human rights education programmes in school curricula, in particular regarding the promotion of tolerance and respect for religious and ethnic minorities. &lt;br&gt;
The Committee encourages the State party to strengthen its efforts in this area, and to submit detailed information on this issue in its next periodic report.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
18. The Committee further notes that the State party has not made the optional declaration provided for in article 14 of the Convention, and recommends it to consider the possibility of making such a declaration.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
19. The Committee recommends that the State party take into account the relevant parts of the Durban Declaration and Programme of Action when implementing the Convention in the domestic legal order, in particular in respect of articles 2 to 7 of the Convention, and that it include in its next periodic report information on action plans or other measures they have taken to implement the Durban Declaration and Programme of Action at national level.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
20. The Committee invites the State party to take advantage of the technical assistance available under the advisory services and technical assistance programme of the Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights for the purpose of drafting comprehensive legislation aimed at preventing and prohibiting racial discrimination.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
21. The Committee recommends that the State party's reports be made readily available to the public from the time they are submitted and that the observations of the Committee on these reports be similarly publicized.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
22. The Committee recommends that the State party submit its 18th periodic report jointly with its 19th periodic report, due on 4 July 2006, that the report be comprehensive and address all points raised in the present concluding observations.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;i&gt;&#169;1996-2001&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights
Geneva, Switzerland &lt;/center&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>CERD and Libya</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/CERD-and-Libya,675.html</link>
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		<dc:date>2004-03-19T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;CONSIDERATION OF REPORTS SUBMITTED BY STATES PARTIES UNDER ARTICLE 9 OF THE CONVENTION &lt;br class='autobr' /&gt; Concluding observations of the Committee on the Elimination of Racial Discrimination &lt;br class='autobr' /&gt; 1. The Committee considered the fifteenth to seventeenth periodic reports of the Libyan Arab Jamahiriya, respectively due from 1998 to 2002, submitted as one document (CERD/C/431/Add.5), at its 1626th and 1627th meetings (CERD/C/SR/1626 and 1627), held on 2 and 3 March 2004. At its 1639th meeting, held on 11 March (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-64eme-session-du-CERD-.html" rel="directory"&gt;64&#232;me session du CERD&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;center&gt;&lt;b&gt;CONSIDERATION OF REPORTS SUBMITTED BY STATES
PARTIES UNDER ARTICLE 9 OF THE CONVENTION&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;center&gt;&lt;b&gt;Concluding observations of the Committee on the
Elimination of Racial Discrimination&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;1. The Committee considered the fifteenth to seventeenth periodic reports of the Libyan Arab Jamahiriya, respectively due from 1998 to 2002, submitted as one document (CERD/C/431/Add.5), at its 1626th and 1627th meetings (CERD/C/SR/1626 and 1627), held on 2 and 3 March 2004. At its 1639th meeting, held on 11 March 2003, it adopted the following concluding observations.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;A. Introduction&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;2. The Committee welcomes the reports submitted by the State party and the opportunity to resume its dialogue with the Libyan Arab Jamahiriya, in a context more favourable than in 1998. The Committee is encouraged by the attendance of a delegation and expresses its appreciation for its efforts to respond to the questions asked.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. The Committee appreciates the efforts made by the State party to comply with the reporting guidelines of the Committee, but regrets the lack of information regarding the practical implementation of the Convention and of answers to issues raised in the previous concluding observations.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;B. Positive aspects&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;4. The Committee notes with appreciation that steps towards the ratification of the International Convention on the Protection of the Rights of All Migrant Workers and Members of Their Families have been taken.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5. The Committee also notes with appreciation the steps taken by the State party to ratify the amendments to article 8, paragraph 6 of the Convention.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;C. Concerns and recommendations&lt;/b&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;6. The Committee takes note again of the discrepancy between the assessment of the State party, according to which Libyan society is ethnically homogenous, and information indicating that Amazigh, Tuareg, and Black African populations live in the country.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee draws the attention of the State party its General Recommendation IV (1973) as well as to paragraph 8 of its Reporting guidelines, and reiterates its recommendation that information on the ethnic composition of the population be provided in its next periodic report.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7. The Committee regrets that no detailed information was provided by the State party on non-citizens residing in the Libyan Arab Jamahiriya, despite the request made in its previous concluding observations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee wishes to receive information in the next periodic report relating to documented and undocumented migrant workers and members of their families, as well as refugees, in particular regarding their country of origin, their status and their living conditions. It invites the State party to ratify the 1951 Convention Relating to the Status of Refugees and its 1967 Protocol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8. The Committee notes that the State party, in its periodic report, categorically maintains that racial discrimination does not exist in the Libyan Arab Jamahiriya. It understands that, in the view of the State party, although incidents of racial discrimination may occur, there is no systematic racial discrimination on the part of the State party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee recommends that the State party conduct studies with a view to effectively assessing and evaluating the occurrence of racial discrimination in the country, and review its assessment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9. The Committee further notes the absence of comprehensive legislation to prevent and prohibit racial discrimination, in particular under article 4 of the Convention. It wishes to underline that, although the Convention prevails over the State party's domestic law, article 4 cannot be directly implemented, as it calls for the enactment of specific provisions setting out sanctions to be applied to offences strictly defined under the law.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee recommends the State party to enact legislation responding to all requirements of article 4 of the Convention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10. The Committee is deeply concerned about reported acts of violence, stemming from anti-black sentiment in the population, which were perpetrated in September 2000 against African migrant workers and led to the death of many persons. The Committee regrets that no updated response was provided by the State party on the action taken to sanction those responsible and prevent the occurrence of such violence in the future.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee requests that the State party submit detailed information about the number of persons who died and their nationality, the results of the inquiry made by the authorities, the prosecution of persons in relation to these events, and sentences, if any, that were pronounced. The Committee also wishes to receive information about the results of the measures previously announced by the State party in response to these events, in particular the creation of a committee to look into the events and to study all manifestations of xenophobia, as well as measures for the regularization of undocumented migrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;11. The Committee is concerned that, according to some information, thousands of African migrant workers have been expelled since the year 2000.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee wishes to receive more detailed information about the rules for return, deportation or expulsion of migrants. It recommends that the State party ensure that removal of non-citizens does not discriminate amongst them on the basis of ethnic or national origin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;12. The Committee is concerned that, according to some information, deaths of African migrants regrettably occur during transit to settle in the Libyan Arab Jamahiriya or through the Jamahiriya towards Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee recommends that the State party provide information about this issue in its next periodic report, including on the measures it has adopted in this regard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;13. The Committee regrets that information provided on the implementation of article 5 of the Convention is incomplete.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee recommends that the State party focus more precisely on the issue of non discrimination when reporting on the enjoyment of diverse rights under article 5 of the Convention, and provide practical information on the enjoyment of these rights by migrants, Blacks, Tuaregs and Amazighs, within the jurisdiction of the State party.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;14. The Committee is concerned at information that anti-black sentiment and racially motivated acts against foreign workers have an adverse impact on their employment situation and terms and conditions of employment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee recommends that the State party ensure that foreign workers are not discriminated against in employment on the basis of their colour or their ethnic or national origin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15. The Committee notes that, according to some information, there is no recognition of Amazigh language and culture in the Libyan Arab Jamahiriya and Amazighs are impeded from preserving and expressing their cultural and linguistic identity.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee stresses the obligation of the State party, under article 5 of the Convention, to respect the right of Amazighs to enjoy their own culture and to use their own language, in private and public, freely and without discrimination. It invites the State party to enhance the enjoyment of the right of association for the protection and promotion of Amazigh culture, and to take measures especially in the field of education in order to encourage knowledge of the history, language and culture of Amazighs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;16. Noting that the State party has not provided information on the practical implementation of article 6 of the Convention, the Committee recommends that the State party raise the awareness of the population on their rights under the Convention, including their right to an effective remedy, and to sensitize the police and judicial authorities to the issue of racial discrimination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;17. The Committee takes note of the reportedly insufficient human rights education programmes in school curricula, in particular regarding the promotion of tolerance and respect for religious and ethnic minorities.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The Committee encourages the State party to strengthen its efforts in this area, and to submit detailed information on this issue in its next periodic report.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18. The Committee further notes that the State party has not made the optional declaration provided for in article 14 of the Convention, and recommends it to consider the possibility of making such a declaration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;19. The Committee recommends that the State party take into account the relevant parts of the Durban Declaration and Programme of Action when implementing the Convention in the domestic legal order, in particular in respect of articles 2 to 7 of the Convention, and that it include in its next periodic report information on action plans or other measures they have taken to implement the Durban Declaration and Programme of Action at national level.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;20. The Committee invites the State party to take advantage of the technical assistance available under the advisory services and technical assistance programme of the Office of the United Nations High Commissioner for Human Rights for the purpose of drafting comprehensive legislation aimed at preventing and prohibiting racial discrimination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;21. The Committee recommends that the State party's reports be made readily available to the public from the time they are submitted and that the observations of the Committee on these reports be similarly publicized.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;22. The Committee recommends that the State party submit its 18th periodic report jointly with its 19th periodic report, due on 4 July 2006, that the report be comprehensive and address all points raised in the present concluding observations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div &lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;References of the CERD document :&lt;/b&gt;&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Concluding observations of the Committee on the Elimination of Racial Discrimination : Libyan Arab Jamahiriya. &lt;br class='autobr' /&gt;
12/03/2004. &lt;br class='autobr' /&gt;
CERD/C/64/CO/4. (Concluding Observations/Comments)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Convention Abbreviation : CERD&lt;br class='autobr' /&gt;
UNEDITED VERSION&lt;br class='autobr' /&gt;
COMMITTEE ON THE ELIMINATION&lt;br class='autobr' /&gt;
OF RACIAL DISCRIMINATION&lt;br class='autobr' /&gt;
Sixty-fourth session&lt;br class='autobr' /&gt;
23 February - 12 March 2004&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La question amazighe au centre des discussions</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/La-question-amazighe-au-centre-des-discussions,550.html</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.tamazgha.fr/La-question-amazighe-au-centre-des-discussions,550.html</guid>
		<dc:date>2004-03-04T00:21:41Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un communiqu&#233; de presse du CERD, rendu public le 3 mars 2004, &#233;tablit une synth&#232;se des discussions et d&#233;bats ayant eu lieu entre les experts membres du CERD et la d&#233;l&#233;gation libyenne venue pr&#233;senter son rapport. La question amazighe est revenue &#224; plusieurs reprises et les r&#233;ponses des Libyens laissent &#224; d&#233;sirer... &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous publions ci-apr&#232;s l'int&#233;gralit&#233; du Communiqu&#233; de presse du CERD &lt;br class='autobr' /&gt;
UNITED NATIONS &lt;br class='autobr' /&gt; Press Release &lt;br class='autobr' /&gt; LE COMIT&#201; POUR L'&#201;LIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE EXAMINE LE (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-64eme-session-du-CERD-.html" rel="directory"&gt;64&#232;me session du CERD&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L68xH55/arton550-c7bdd.jpg?1774397443' class='spip_logo spip_logo_right' width='68' height='55' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un communiqu&#233; de presse du CERD, rendu public le 3 mars 2004, &#233;tablit une synth&#232;se des discussions et d&#233;bats ayant eu lieu entre les experts membres du CERD et la d&#233;l&#233;gation libyenne venue pr&#233;senter son rapport. La question amazighe est revenue &#224; plusieurs reprises et les r&#233;ponses des Libyens laissent &#224; d&#233;sirer...&lt;br&gt;
Nous publions ci-apr&#232;s l'int&#233;gralit&#233; du Communiqu&#233; de presse du CERD&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr&gt;&lt;br&gt;&lt;div class='spip_document_381 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L74xH75/NU-add1f.jpg?1774397443' width='74' height='75' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;UNITED NATIONS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Press Release&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;LE COMIT&#201; POUR L'&#201;LIMINATION DE LA DISCRIMINATION RACIALE EXAMINE LE RAPPORT DE LA LIBYE&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Comit&#233; pour l'&#233;limination de la discrimination raciale&lt;br&gt;
3 mars 2004&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; pour l'&#233;limination de la discrimination raciale a examin&#233;, hier apr&#232;s-midi et ce matin, le rapport p&#233;riodique de la Libye sur les mesures prises par ce pays pour mettre en &#339;uvre les dispositions de la Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ses observations pr&#233;liminaires, le rapporteur du Comit&#233; charg&#233; de l'examen de ce rapport, M. Raghavan Vasudevan Pillai, a relev&#233; que la Libye affirme qu'il n'y a pas de discrimination raciale dans le pays et a soulign&#233; que le Comit&#233; &#233;prouve des difficult&#233;s &#224; accepter une telle affirmation de la part de quelque pays que ce soit. M. Pillai a par ailleurs souhait&#233; que la Libye fournisse des informations sur les suites donn&#233;es aux incidents qui avaient abouti &#224; l'expulsion de nombreux Noirs de Libye. M. Pillai a par ailleurs d&#233;clar&#233; que le rapport de la Libye constitue une nette am&#233;lioration par rapport au pr&#233;c&#233;dent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans une br&#232;ve d&#233;claration liminaire, M. Mahmud Abuseif, membre du D&#233;partement charg&#233; des Nations Unies au Comit&#233; g&#233;n&#233;ral du peuple pour les relations et la coop&#233;ration internationales de la Libye, a rappel&#233; que le pays a &#233;t&#233; un pionnier pour ce qui est de prendre des mesures pour lutter contre toutes les formes de discrimination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation libyenne &#233;tait &#233;galement compos&#233;e de repr&#233;sentants du Comit&#233; g&#233;n&#233;ral du peuple pour les relations et la coop&#233;ration internationale et du Comit&#233; g&#233;n&#233;ral du peuple pour la s&#233;curit&#233; et la justice. Elle a r&#233;pondu aux questions soulev&#233;es par les experts s'agissant notamment de la situation des travailleurs migrants ; de la question de l'h&#233;ritage pour les non-musulmans ; de la situation des Berb&#232;res. &#192; cet &#233;gard, la d&#233;l&#233;gation a expliqu&#233; que personne ne parle de minorit&#233; berb&#232;re dans la soci&#233;t&#233; libyenne. La soci&#233;t&#233; libyenne est une soci&#233;t&#233; musulmane et homog&#232;ne dont les Berb&#232;res font partie et dans laquelle ils sont int&#233;gr&#233;s, a-t-elle insist&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; pr&#233;sentera ult&#233;rieurement, avant la fin de la pr&#233;sente session, ses observations finales sur le rapport libyen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Comit&#233; entame cet apr&#232;s-midi, &#224; 15 heures, l'examen des quatorzi&#232;me &#224; seizi&#232;me rapports p&#233;riodiques du Liban (CERD/C/383/Add.2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr&#233;sentation du rapport la Libye&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentant bri&#232;vement le rapport de son pays, M. MAHMUD ABUSEIF, du D&#233;partement des Nations Unies au Comit&#233; g&#233;n&#233;ral du peuple pour les relations et la coop&#233;ration internationales de la Libye, a soulign&#233; que la Convention se fonde sur les principes de dignit&#233; et d'&#233;galit&#233; entre les hommes et traduit donc le principe fondamental de la D&#233;claration universelle des droits de l'homme selon lequel les hommes naissent &#233;gaux en droit. Il a rappel&#233; que la Libye a &#233;t&#233; un pays pionnier pour ce qui est de prendre des mesures pour lutter contre toutes les formes de discrimination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de la &lt;strong&gt;Jamahiriya arabe libyenne&lt;/strong&gt; (CERD/C/431/Add.5), qui contient en un seul document les quinzi&#232;me &#224; dix-septi&#232;me rapports p&#233;riodiques du pays, souligne que les Libyens, qui sont tous de m&#234;me origine raciale, professent l'islam et parlent l'arabe. Leur nombre a plus que quadrupl&#233; en moins de 40 ans pour atteindre 4 389 739 lors du recensement de 1995. La population non libyenne, qui est venue vivre et travailler en Libye, a augment&#233;, passant d'environ 47 000 personnes en 1954 &#224; quelque 412 000 en 1984. Lors du recensement de 1995, le pays comptait 409 326 non-Libyens, soit 8,53% de la population totale. Cela &#233;tant, le nombre effectif de non-Libyens vivant dans le pays pourrait &#234;tre sup&#233;rieur &#224; ce chiffre, car de nombreux non-Libyens qui ne sont pas r&#233;sidents permanents effectuent en Libye des s&#233;jours de courte dur&#233;e allant d'une semaine &#224; six mois. Enfin, certains entrent dans le pays autrement que par les points d'entr&#233;e officiels et y vivent clandestinement. On ne dispose pas de donn&#233;es exactes et fiables sur ces personnes, pr&#233;cise le rapport. Les travailleurs migrants qui entrent en Libye l&#233;galement ou avec des visas d'entr&#233;e valides, ou qui b&#233;n&#233;ficient de contrats de travail conclu conform&#233;ment &#224; la l&#233;gislation sur les travailleurs migrants, jouissent de tous les droits accord&#233;s &#224; leurs homologues libyens, y compris, en particulier, le droit &#224; une assurance sant&#233; et &#224; la s&#233;curit&#233; sociale, les droits en mati&#232;re de licenciement, le droit &#224; des cong&#233;s et le droit &#224; l'&#233;ducation pour leurs enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les migrants qui entrent dans le pays clandestinement ou y entrent l&#233;galement mais n'ont pas le droit, aux termes de leur visa d'entr&#233;e ou des accords applicables, de travailler ou de r&#233;sider en Libye ou ceux qui occupent un emploi occasionnel, saisonnier ou autre, sont soumis &#224; la l&#233;gislation relative au s&#233;jour des &#233;trangers. L'expulsion de ces personnes se fait en coordination avec les &#201;tats concern&#233;s, en particulier en cas de menace &#224; l'ordre public ou &#224; la sant&#233; publique, et conform&#233;ment aux lois en vigueur, dans le respect de la dignit&#233; de la personne expuls&#233;e et de ses droits en vertu des lois applicables et des dispositions des accords bilat&#233;raux, r&#233;gionaux et internationaux. Ces accords s'appliquent &#233;galement lors de conflits du travail ou lorsque des &#233;trangers ne respectent pas les valeurs, coutumes, traditions et m&#339;urs locales sur leur lieu de vie ou de travail. On ne saurait consid&#233;rer cette attitude comme une manifestation de x&#233;nophobie ou d'intol&#233;rance &#224; l'&#233;gard des &#233;trangers ni en faire une question politique ou raciste, souligne le rapport.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut affirmer cat&#233;goriquement qu'il n'y a aucune discrimination raciale de quelque sorte que ce soit en Libye, affirme le rapport. Il n'existe aucune communaut&#233; religieuse ou ethnique d&#233;finie par sa religion, sa race, sa langue, son sexe, sa couleur de peau ou ses affiliations politiques, ces &#233;l&#233;ments &#233;tant essentiels pour l'apparition du ph&#233;nom&#232;ne de discrimination raciale, pr&#233;cise-t-il. Le fait que tous les citoyens libyens aient la m&#234;me origine, la m&#234;me religion et la m&#234;me langue a sans aucun doute contribu&#233; de mani&#232;re d&#233;terminante &#224; l'absence de discrimination raciale dans le pays, insiste-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Examen du rapport&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapporteur du Comit&#233; charg&#233; de l'examen du rapport libyen, M. Raghavan Vasudevan Pillai, a d&#233;clar&#233; que le rapport de la Libye constitue une nette am&#233;lioration sur le pr&#233;c&#233;dent. Il a fait observer que la Libye a d&#233;j&#224; ratifi&#233; les six principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l'homme et s'appr&#234;terait &#224; ratifier le septi&#232;me, &#224; savoir la Convention sur la protection des droits des travailleurs migrants. M. Pillai a par ailleurs relev&#233; que la Libye ne m&#233;nage aucun effort pour cesser de compter uniquement sur le p&#233;trole comme source de revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Pillai a n&#233;anmoins estim&#233; qu'aucun pays au monde ne peut pr&#233;tendre, comme le fait la Libye dans son rapport, qu'il n'y a aucune discrimination raciale de quelque sorte que ce soit sur son territoire. L'expert a rappel&#233; qu'en vertu des directives g&#233;n&#233;rales du Comit&#233; relatives &#224; la pr&#233;sentation des rapports des &#201;tats parties, il est important que des informations soient fournies sur la composition ethnique de la population. Rappelant que les incidents qui se sont produits dans le pays en septembre 2000 avaient notamment abouti &#224; l'expulsion de nombreux Noirs de Libye, M. Pillai s'est enquis de la suite donn&#233;e &#224; ces &#233;v&#233;nements, en particulier en ce qui concerne les travaux du comit&#233; qui avait &#233;t&#233; mis en place par les autorit&#233;s afin d'enqu&#234;ter sur ces incidents. Les victimes de ces &#233;v&#233;nements ont-elles &#233;t&#233; d&#233;dommag&#233;es, a-t-il &#233;galement demand&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Pillai a demand&#233; s'il y avait des cas, dont pourrait rendre compte la d&#233;l&#233;gation, o&#249; la Convention aurait &#233;t&#233; directement invoqu&#233;e devant les tribunaux libyens et o&#249; ses dispositions auraient prim&#233; sur celles du droit interne. L'expert a en outre demand&#233; des pr&#233;cisions sur la mani&#232;re dont la Libye aborde la protection des droits de chacun, qu'il s'agisse de ressortissants ou de non-ressortissants. Relevant que l'article 206 du Code p&#233;nal pr&#233;voit des peines contre ceux qui militent en faveur de groupements ou associations interdits par la loi, M. Pillai a souhait&#233; savoir comment les autorit&#233;s d&#233;finissent de tels groupements ou associations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Pillai a par ailleurs relev&#233; que le Comit&#233; des droits de l'enfant avait re&#231;u de la Libye une information selon laquelle &#233;tait examin&#233;e la possibilit&#233; d'une r&#232;gle permettant &#224; une m&#232;re libyenne de transmettre la nationalit&#233; &#224; ses enfants quelle que soit la nationalit&#233; de son mari. Qu'en est-il actuellement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Pillai s'est inqui&#233;t&#233; des informations faisant &#233;tat de d&#233;c&#232;s de migrants africains dans le d&#233;sert de Libye ou en mer M&#233;diterran&#233;e alors qu'ils cherchaient &#224; traverser la Libye ou transitaient par ce pays pour se rendre en Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'instar de M. Pillai, un membre du Comit&#233; a attir&#233; l'attention de la d&#233;l&#233;gation sur le rapport publi&#233; en 2001 par le Rapporteur sp&#233;cial sur les formes contemporaines de racisme qui avait d&#233;nonc&#233; les pers&#233;cutions dont avaient fait l'objet, dans le contexte des &#233;v&#233;nements de septembre 2000, des habitants noirs, victimes d'atteintes &#224; leurs droits fondamentaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre expert a relev&#233;, dans le rapport libyen, plusieurs points positifs, au nombre desquels figurent la primaut&#233; des instruments internationaux sur le droit interne ; les efforts d&#233;ploy&#233;s afin de diffuser la Convention aupr&#232;s du public ; ainsi que les efforts accomplis pour promouvoir les droits des femmes dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, comme l'ont relev&#233; la plupart des membres du Comit&#233;, l'assertion selon laquelle il n'y a pas de discrimination raciale en Libye doit &#234;tre accueillie avec la plus grande r&#233;serve car aucune soci&#233;t&#233; n'est &#224; l'abri de ph&#233;nom&#232;nes de discrimination raciale ou ethnique, a poursuivi cet expert. Et m&#234;me s'il s'av&#233;rait qu'aucune forme discrimination ne soit &#224; d&#233;plorer en l'&#233;tat actuel des choses, il appartient &#224; l'&#201;tat de se doter d'une l&#233;gislation pour pr&#233;venir toute discrimination et tout acte de racisme, a rappel&#233; l'expert. Ce m&#234;me membre du Comit&#233; a par ailleurs attir&#233; l'attention sur l'absence, en Libye, de dispositions l&#233;gislatives visant sp&#233;cifiquement la discrimination raciale ou ethnique, les dispositions des articles 206 et 207 du Code p&#233;nal libyen &#233;tant &#224; cet &#233;gard trop g&#233;n&#233;rales. Cet expert a par ailleurs fait &#233;tat d'informations selon lesquelles les travailleurs migrants, en particulier les travailleurs migrants noirs, rencontreraient des difficult&#233;s en Libye. Il a en outre &#233;voqu&#233; la situation des populations berb&#232;res de Libye en soulignant qu'une organisation non gouvernementale, Tamazgha, insiste pour que la langue berb&#232;re tamazigh soit reconnue comme langue nationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre membre du Comit&#233; s'est enquis du statut des Berb&#232;res en Libye. Dans quelle mesure peuvent-il professer librement leurs religions, a-t-il souhait&#233; savoir ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs experts ont d&#233;plor&#233; le manque d'informations dans le rapport en ce qui concerne les groupes berb&#232;re, touareg et noir. Un expert a souhait&#233; savoir si le Gouvernement conteste l'existence m&#234;me de ces groupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un expert a souhait&#233; savoir comment les immigrants ill&#233;gaux sont trait&#233;s en Libye avant leur expulsion du pays. Il a &#233;galement voulu savoir quel pourcentage de la population libyenne ne professe pas l'islam. Une personne doit-elle professer l'islam pour pouvoir pr&#233;tendre &#224; un emploi dans la fonction publique, a demand&#233; cet expert ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un membre du Comit&#233; a souhait&#233; savoir si la Libye a sign&#233; la Convention de 1951 sur les r&#233;fugi&#233;s et s'est enquis des dispositions qui s'appliquent aux quelque 30 000 r&#233;fugi&#233;s palestiniens et quelques milliers de r&#233;fugi&#233;s somaliens que compte la Libye.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation a r&#233;it&#233;r&#233; que la discrimination raciale, pour quelque motif que ce soit, est quelque chose qui n'existe pas en Libye. Le cas &#233;ch&#233;ant, les dispositions de la Convention internationale sur l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale l'emporteraient sur les dispositions du droit interne, a par ailleurs indiqu&#233; la d&#233;l&#233;gation. Il ne saurait donc y avoir de conflit entre la Convention et la l&#233;gislation nationale, a-t-elle expliqu&#233;. C'est &#233;galement ce qui explique qu'il n'ait pas &#233;t&#233; n&#233;cessaire d'adopter une l&#233;gislation sp&#233;cifique pour appliquer la Convention dans le pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En r&#233;ponse aux questions relatives &#224; la situation des Berb&#232;res, la d&#233;l&#233;gation a rappel&#233; que l'origine des berb&#232;res est celle d'une population arabe qui a &#233;migr&#233; du Y&#233;men vers l'Afrique du Nord avant m&#234;me l'apparition de l'islam. Personne ne parle de minorit&#233; berb&#232;re dans la soci&#233;t&#233; libyenne, a poursuivi la d&#233;l&#233;gation. La soci&#233;t&#233; libyenne est une soci&#233;t&#233; musulmane et homog&#232;ne dont les Berb&#232;res font partie et dans laquelle ils sont int&#233;gr&#233;s, a-t-elle insist&#233;. Aucun berb&#232;re n'a jamais demand&#233; la cr&#233;ation d'&#233;tablissements scolaires sp&#233;cifiques enseignant dans la langue berb&#232;re, a par ailleurs assur&#233; la d&#233;l&#233;gation. Ce qui vaut pour les Berb&#232;res vaut pour les Touaregs qui vivent dans le Sud du pays, a ajout&#233; la d&#233;l&#233;gation. Il existe peut-&#234;tre un probl&#232;me berb&#232;re dans d'autres pays, mais en tout cas pas en Libye, a assur&#233; la d&#233;l&#233;gation. Monter cette question en &#233;pingle pourrait relever d'un objectif politique visant &#224; balkaniser la situation dans le pays, a-t-elle estim&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Berb&#232;res, tout comme les Touaregs d'ailleurs, ne sont pas des &#233;trangers ni des minorit&#233;s et sont pleinement int&#233;gr&#233;s dans la soci&#233;t&#233; libyenne, a insist&#233; la d&#233;l&#233;gation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation a par ailleurs affirm&#233; que les Palestiniens ne sont pas des r&#233;fugi&#233;s. Ils ont leur &#201;tat et vont y retourner, a-t-elle d&#233;clar&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne les conditions de s&#233;jour des &#233;trangers, la d&#233;l&#233;gation a notamment soulign&#233; que la Libye fait partie des &#201;tats qui ont adopt&#233; la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples. S'agissant du cas de cinq ressortissants de la Sierra Leone, la d&#233;l&#233;gation a rappel&#233; que la Libye avait d&#233;j&#224; fourni toutes les explications n&#233;cessaires &#224; la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation a par ailleurs expliqu&#233; que la loi sur les associations syndicales et professionnelles ainsi que la loi sur les organisations non gouvernementales d&#233;finissent le cadre juridique applicable &#224; toute association ou syndicat qui souhaite faire entendre son opinion et d&#233;fendre ses droits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation a en outre soulign&#233; qu'une s&#233;rie d'accords bilat&#233;raux ont &#233;t&#233; sign&#233;s avec de nombreux pays afin d'organiser et de garantir les droits des travailleurs migrants. Divers organes ont comp&#233;tence pour traiter des infractions et plaintes concernant ces droits, a pr&#233;cis&#233; la d&#233;l&#233;gation. Des plaintes sont actuellement examin&#233;es par les tribunaux, a ajout&#233; la d&#233;l&#233;gation, comme en t&#233;moigne l'affaire des travailleurs africains qui fait actuellement l'objet d'un appel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ce qui est de la mani&#232;re dont est g&#233;r&#233;e la question de l'h&#233;ritage pour les non musulmans, la d&#233;l&#233;gation a indiqu&#233; que le Code civil contient des dispositions contraignantes en la mati&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout en se f&#233;licitant de la volont&#233; de dialogue et de l'esprit de coop&#233;ration manifest&#233;s par la Libye, en particulier depuis que ce pays a pr&#233;sid&#233; la Commission des droits de l'homme, en 2003, un expert a souhait&#233; savoir ce qu'il est advenu de l'intention du Gouvernement libyen, dont le Rapporteur sp&#233;cial sur les formes contemporaines de racisme s'&#233;tait fait l'&#233;cho, de cr&#233;er un comit&#233; pour enqu&#234;ter sur les incidents de x&#233;nophobie rapport&#233;s &#224; l'encontre des travailleurs migrants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre expert a insist&#233; pour en savoir davantage sur la situation des Berb&#232;res, Palestiniens et Noirs africains vivant en Libye. Dans quelle mesure ces personnes sont-elles repr&#233;sent&#233;es dans la soci&#233;t&#233; libyenne en g&#233;n&#233;ral, notamment dans la fonction publique, a demand&#233; cet expert ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Observations pr&#233;liminaires&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pr&#233;sentant des observations pr&#233;liminaires sur le rapport libyen, le rapporteur du Comit&#233; charg&#233; de l'examen de ce rapport, M. Raghavan Vasudevan Pillai, s'est r&#233;joui de l'esprit de coop&#233;ration et de poursuite du dialogue dont t&#233;moigne la discussion entre les experts et la d&#233;l&#233;gation. Relevant que l'affirmation relative &#224; l'absence de discrimination raciale en Libye a &#233;t&#233; r&#233;it&#233;r&#233;e par la d&#233;l&#233;gation, il a soulign&#233; que le Comit&#233; a toujours eu du mal &#224; accepter une telle assertion pour quelque pays que ce soit. M. Pillai a par ailleurs expliqu&#233; que le Comit&#233; ne cherche pas seulement &#224; d&#233;celer, dans les &#201;tats parties dont elle examine la situation, une discrimination raciale syst&#233;mique mais aussi toute discrimination sporadique qui pourrait exister. M. Pillai a par ailleurs souhait&#233; que la Libye fournisse des informations sur la mani&#232;re dont a travaill&#233; le comit&#233; qui avait &#233;t&#233; cr&#233;&#233; afin d'enqu&#234;ter sur les incidents qui s'&#233;taient produits dans le pays en 2000.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Rapport de la Libye</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/Rapport-de-la-Libye,677.html</link>
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		<dc:date>2004-03-03T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Examen des rapports pr&#233;sent&#233;s par les Etats parties conform&#233;ment &#224; l'article 9 de la Convention pour l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale. &lt;br class='autobr' /&gt;
La Libye pr&#233;sente, &#224; l'occasion de la 64&#232;me session les Dix-septi&#232;mes rapports p&#233;riodiques attendus des &#201;tats parties en 2002. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'original de ce rapport est en langue arabe. Il est pr&#233;sent&#233; au CERD le 25 f&#233;vrier 2003. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le pr&#233;sent document r&#233;unit les quinzi&#232;me, seizi&#232;me et dix-septi&#232;me rapports p&#233;riodiques de la Libye qui (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-64eme-session-du-CERD-.html" rel="directory"&gt;64&#232;me session du CERD&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Examen des rapports pr&#233;sent&#233;s par les Etats parties conform&#233;ment &#224; l'article 9 de la Convention pour l'&#233;limination de toutes les formes de discrimination raciale.&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;La Libye pr&#233;sente, &#224; l'occasion de la 64&#232;me session les Dix-septi&#232;mes rapports p&#233;riodiques attendus des &#201;tats parties en 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'original de ce rapport est en langue arabe. Il est pr&#233;sent&#233; au CERD le 25 f&#233;vrier 2003.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_419 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;25&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='http://www.tamazgha.fr/IMG/Rapport-Libye.doc' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='Word - 148.5 kio' type=&#034;application/msword&#034;&gt;&lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L64xH64/doc-d03fe.svg?1774397442' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Rapport-Libye/CERD/2004
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;hr&gt;&lt;br&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;sent document r&#233;unit les quinzi&#232;me, seizi&#232;me et dix-septi&#232;me rapports p&#233;riodiques de la Libye qui auraient d&#251; &#234;tre pr&#233;sent&#233;s respectivement les 4 janvier 1998, 2000 et 2002. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les onzi&#232;me, douzi&#232;me, treizi&#232;me et quatorzi&#232;me rapports p&#233;riodiques de la Libye et les comptes rendus analytiques des s&#233;ances du Comit&#233;, voir les documents CERD/C/299/Add.13 et CERD/C/SR.1264, 1265 et 1272.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Question amazighe : la Libye rompt le silence...</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/Question-amazighe-la-Libye-rompt-le-silence,548.html</link>
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		<dc:date>2004-03-03T15:27:40Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;D&#201;CLARATION &lt;br class='autobr' /&gt; Lors de la 2&#232;me journ&#233;e de l'examen du rapport de l'Etat libyen qui s'est tenu le mercredi 3 mars, les membres de la d&#233;l&#233;gation libyenne ont r&#233;pondu aux questions que les experts du CERD avaient pos&#233; la veille. &lt;br class='autobr' /&gt; Concernant les Berb&#232;res et leurs droits linguistiques, culturels..., les membres de la d&#233;l&#233;gation libyenne affirment que &#034;les Berb&#232;res sont des Arabes venus du Yemen avant l'Islam... L'essentiel des mots qu'ils utilisent ressemble &#224; l'arabe... Leur dialecte est (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-64eme-session-du-CERD-.html" rel="directory"&gt;64&#232;me session du CERD&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L100xH60/arton548-ff5c1.jpg?1774399414' class='spip_logo spip_logo_right' width='100' height='60' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;D&#201;CLARATION&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Lors de la 2&#232;me journ&#233;e de l'examen du rapport de l'Etat libyen qui s'est tenu le mercredi 3 mars, les membres de la d&#233;l&#233;gation libyenne ont r&#233;pondu aux questions que les experts du CERD avaient pos&#233; la veille.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant les Berb&#232;res et leurs droits linguistiques, culturels..., les membres de la d&#233;l&#233;gation libyenne affirment que &#034;les Berb&#232;res sont des Arabes venus du Yemen avant l'Islam... L'essentiel des mots qu'ils utilisent ressemble &#224; l'arabe... Leur dialecte est minoritaire... Et personne parmi les Berb&#232;res, eux-m&#234;mes, n'a demand&#233; &#224; l'&#233;tudier... Le probl&#232;me berb&#232;re existe dans d'autres pays mais pas en Libye...&#034;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors du d&#233;bat qui s'en est suivi, certains experts du CERD ont (re)pos&#233; le probl&#232;me de la langue et la protection de l'identit&#233; de ceux qui la pratiquent. Les membres de la d&#233;l&#233;gation libyenne estiment que &#034;les Berb&#232;res font partie de la soci&#233;t&#233; libyenne, arabe et musulmane, et sont enti&#232;rement assimil&#233;s et int&#233;gr&#233;s...&#034;. Ils s'interrogent, par ailleurs, &#034;sur les vis&#233;es politiques racistes et raciales ( ?) des questions relatives aux Berb&#232;res...&#034;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation de Tamazgha estime que le dialogue qui a eu lieu entre les experts du CERD et les membres de la d&#233;l&#233;gation libyenne est important dans la mesure o&#249; il a permis d'avoir le point de vue officiel libyen quant &#224; la question amazighe.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si le fait que la Libye rompt le silence peut &#234;tre consid&#233;r&#233; comme un fait satisfaisant du point de vue des experts onusiens, il n'en demeure n&#233;anmoins que les r&#233;ponses apport&#233;es par la d&#233;l&#233;gation libyenne sont d&#233;magogiques. L'Etat libyen continue &#224; nier l'identit&#233; des Imazighen puisqu'il les assimile &#224; &#034;des Arabes venus du Yemen&#034;. Cette th&#232;se de l'origine orientale pr&#233;-islamique des Berb&#232;res qui n'a aucun fondement scientifique reconnu a &#233;t&#233; d&#233;j&#224; d&#233;nonc&#233;e par Ibn Khaldoun au XII&#232;me si&#232;cle.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat libyen confirme par les d&#233;clarations des membres de sa d&#233;l&#233;gation l'assimilation pure et simple des Imazighen en Arabes par son unique volont&#233; politique. Il pratique le n&#233;gationnisme comme d'autres Etats nord-africains ont tent&#233; et tentent de le faire.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'appellation m&#233;prisante de &#034;dialecte berb&#232;re&#034; r&#233;v&#232;le une id&#233;ologie jacobine uniciste. D&#232;s lors qu'il n'y a pas d'intercompr&#233;hension entre &#234;tres humains utilisant deux codes linguistiques diff&#233;rents, on parle de langues diff&#233;rentes. Dans le cas de l'Etat libyen, l'appellation &#034;dialecte&#034; est utilis&#233;e non pour qualifier une vari&#233;t&#233; de l'arabe mais un code linguistique minor&#233;, qu'on ne saurait voir...Tamazight.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Etat libyen semble &#234;tre loin de la culturelle rationnelle et pluraliste qui reconna&#238;t &#224; tout individu et citoyen le droit &#224; son identit&#233;, &#224; sa langue premi&#232;re, &#224; sa culture... et &#224; leur protection et promotion comme droits de la personne humaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tamazgha a d&#233;nonc&#233; et d&#233;noncera toujours les politiques et id&#233;ologies ayant programm&#233; l'assimilation des Imazighen et leur arabisation.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;La d&#233;l&#233;gation de Tamazgha&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, &lt;br&gt; &lt;i&gt;Gen&#232;ve, le 3 mars 2004.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Consulter le &lt;a href=&#034;http://www.tamazgha.fr/lybie.php3&#034;&gt;Dossier &#034;Libye et Tamazight&#034;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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