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	<title>TAMAZGHA </title>
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		<title>TAMAZGHA </title>
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		<title>D&#233;sob&#233;issance civile, une nouvelle voie pour le combat amazigh !</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/Desobeissance-civile-une-nouvelle.html</link>
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		<dc:date>2013-07-27T00:24:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yidir</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans un communiqu&#233; en date du 25 juillet 2013, les r&#233;volutionnaires amazighs de Libye ont annonc&#233; la d&#233;cision de fermeture de l'ol&#233;oduc qui alimente la raffinerie de Mlitta. Il s'agit de la premi&#232;re action d'envergure mise en &#339;uvre dans le cadre de la d&#233;sob&#233;issance civile d&#233;cr&#233;t&#233;e par le Haut conseil des Amazighs de Libye (HCAL) suite &#224; l'expiration de l'ultimatum donn&#233; au CGN. Les r&#233;volutionnaires Amazighs menacent d'&#233;tendre leurs actions &#224; d'autres &#233;difices &#233;nerg&#233;tiques si le CGN s'ent&#234;te (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH74/arton3821-4bf95.jpg' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='74' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans un communiqu&#233; en date du 25 juillet 2013, les r&#233;volutionnaires amazighs de Libye ont annonc&#233; la d&#233;cision de fermeture de l'ol&#233;oduc qui alimente la raffinerie de Mlitta. Il s'agit de la premi&#232;re action d'envergure mise en &#339;uvre dans le cadre de la d&#233;sob&#233;issance civile d&#233;cr&#233;t&#233;e par le &lt;i&gt;Haut conseil des Amazighs de Libye&lt;/i&gt; (HCAL) suite &#224; l'expiration de l'ultimatum donn&#233; au CGN. Les r&#233;volutionnaires Amazighs menacent d'&#233;tendre leurs actions &#224; d'autres &#233;difices &#233;nerg&#233;tiques si le CGN s'ent&#234;te dans sa position anti-amazighe. Par ailleurs, ils ont d&#233;cid&#233; de fermer le poste frontalier de Dhiba-Wazzen, avec la Tunisie.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;br&gt;
&lt;div class='spip_document_3987 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L500xH261/At-Willul5-2-ebbfb.jpg' width='500' height='261' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;br&gt;
Enfin l'AFP sort de son indiff&#233;rence et parle de l'actualit&#233; en Libye. Mais il a fallu que les Amazighs proc&#232;dent &#224; la fermeture de l'ol&#233;oduc alimentant le complexe gazier de Millita pour que cette agence d'information (pardon, agence de propagande) r&#233;agisse et publie une d&#233;p&#234;che intitul&#233;e &lt;a href=&#034;http://www.romandie.com/news/n/_Libye_les_Amazigh_ferment_un_oleoduc_alimentant_l_usine_de_Millitah93250720131626.asp&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#034;Libye : les Amazigh ferment un ol&#233;oduc alimentant l'usine de Millitah&#034;&lt;/a&gt;, alors que le bras de fer entre les Amazighs et les autorit&#233;s libyennes, notamment le &lt;i&gt;Conseil g&#233;n&#233;ral national&lt;/i&gt; (CGN), a commenc&#233; le 10 juillet 2012 lorsque le HCAL, repr&#233;sentant les int&#233;r&#234;ts et droits politiques des Amazighs, avait annonc&#233; le boycott de la &lt;i&gt;Commission des Soixante&lt;/i&gt; charg&#233;e de l'&#233;laboration de la Constitution et qui par ailleurs annon&#231;ait le retrait des repr&#233;sentants des r&#233;gions amazighophones au sein du CGN. &lt;br&gt;
Il faut souligner qu'un ultimatum avait &#233;t&#233; fix&#233; au mardi 23 juillet pour que le CGN r&#233;vise ses positions et corrige sa position anti-amazighe sans quoi les r&#233;gions amazighophones entreraient en d&#233;sob&#233;issance civile. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Le mardi 16 juillet, ce sont les r&#233;volutionnaires des r&#233;gions amazighophones (Adrar n Infusen, At-Willul/Zwara et les Touaregs), ce qui repr&#233;sente la branche arm&#233;e du Mouvement amazigh en Libye, qui menacent de faire appel &#224; la force des armes si cela s'av&#232;re n&#233;cessaire pour prot&#233;ger les int&#233;r&#234;ts des Imazighen. &lt;br&gt;
Dans un communiqu&#233; en date du 17 juillet 2013, Le HCAL, appuy&#233; par le &lt;i&gt;Rassemblement national des Toubous&lt;/i&gt; et le &lt;i&gt;Haut conseil des Touaregs&lt;/i&gt;, avait d&#233;j&#224; &#233;voqu&#233; la fermeture de raffineries et de postes frontaliers comme faisant partie des actions &#224; mener pour mettre en pratique le mouvement de d&#233;sob&#233;issance civile. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
L'AFP et d'autres m&#233;dia du monde dit &#034;libre&#034; n'ont pas jug&#233; utile de s'int&#233;resser &#224; l'actualit&#233; libyenne, alors que le pays est entr&#233; dans une crise sans pr&#233;c&#233;dent. Cette crise provoqu&#233;e par les Amazighs signe un ras-le-bol g&#233;n&#233;ral d'une population d&#233;cid&#233;e de ne plus se laisser faire en retirant, du m&#234;me coup, leur confiance aux pseudo-institutions libyennes qui les entra&#238;nent irr&#233;m&#233;diablement vers un faux destin identitaire et culturel. Il s'agit donc d'un combat pour la dignit&#233; et contre l'id&#233;ologie mystificatrice qui ne laisse aucun doute sur son orientation arabiste et sur ses relents racistes. Cette position qui consiste &#224; se d&#233;faire de cet imp&#233;rialisme, &#224; se d&#233;barrasser d&#233;finitivement de l'humiliation, de l'injustice et des stigmates du kadhafisme est une position respectable et courageuse non seulement pour les Amazighs de Libye mais aussi pour tous les peuples de Tamazgha &#233;cras&#233;s par l'id&#233;ologie arabo-islamiste &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Les &#233;v&#233;nements du 23 juillet 2013, date de l'expiration de l'ultimatum lanc&#233; par les Amazighs et les Toubous o&#249;, tr&#232;s t&#244;t le matin, les habitants d'At-Willul (Zouara) sont sortis dans les rues de la ville pour exprimer leur d&#233;termination &#224; se battre ; suivis d&#232;s le lendemain par l'ensemble des r&#233;gions amazighophones t&#233;moignent d'une mobilisation g&#233;n&#233;rale sans pr&#233;c&#233;dent. Pour cela, l'AFP a choisi la politique de l'omerta, elle n'a pas jug&#233; n&#233;cessaire et utile de couvrir ces &#233;v&#233;nements qui marquent un tournant d&#233;cisif pour le combat amazigh. Vraisemblablement, la lecture faite de la position de l'AFP, &#224; travers elle l'Etat fran&#231;ais, nous incite &#224; penser que la question amazighe brouille les int&#233;r&#234;ts strat&#233;giques de la Fran&#231;afrique. Dans la feuille de route de la politique de l'Elys&#233;e, la question amazighe est sciemment m&#233;pris&#233;e, elle rel&#232;verait d'une question &#233;minemment s&#233;rieuse que l'on juge impossible ni de dissocier ni de d&#233;faire de la politique arabe de La France, elle est au centre d'un contentieux ancien, entre la France et les Berb&#232;res, qui remonte au moins au processus de d&#233;colonisation. Deux &#233;l&#233;ments au moins, pouvant &#234;tre une preuve irr&#233;futable, jalonnent le parcours historique de la France et des Amazighs : l'enseignement, en France, des langues et civilisationsd'origines (ELCO) impos&#233;es aux jeunes d'origine berb&#232;re &#224; la demande de l'Alg&#233;rie, Maroc et Tunisie ; plus r&#233;cent est l'obstination de la France quant au &#034;recouvrement de l'int&#233;grit&#233; territoriale&#034; du Mali au m&#233;pris des sp&#233;cificit&#233;s socio-culturelles du peuple touareg. La France reste r&#233;tive &#224; une r&#233;elle d&#233;colonisation, en particulier celle qui touche directement les Amazighs.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
En fermant l'ol&#233;oduc, les Amazighs de Libye portent atteinte - et c'est l&#233;gitime - directement aux int&#233;r&#234;ts essentiels de la France : la question &#233;nerg&#233;tique ch&#232;re &#224; la France. On comprend alors l'int&#233;r&#234;t soudain de l'AFP de &#034;couvrir&#034; l'actualit&#233; libyenne. &lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Pour ce qui concerne la politique internationale, peut-on nous faire croire que l'AFP, cens&#233;e &#234;tre un organe d'information, n'est pas le porte-voix de la politique &#233;trang&#232;re de la France ? La libert&#233; de la presse, sur des sujets portant sur les int&#233;r&#234;ts propres aux Imazighen dans leurs pays respectifs comme dans la diaspora, est-elle effective ? En d&#233;finitif, pr&#233;tendre mettre fin au drame de la Fran&#231;afrique avec une presse assujettie et pratiquant la politique de l'autruche est un leurre.&lt;br class='autobr' /&gt;
En entrant en d&#233;sob&#233;issance civile, combat pacifique, et en s'attaquant au nerf n&#233;vralgique des puissances, un choc &#233;conomique, les Amazighs libyens orientent d&#233;sormais le combat de fa&#231;on in&#233;dite et intelligente pour leur propre survie : une v&#233;ritable le&#231;on pour l'ensemble des Berb&#232;res encore sous le joug des dictatures arabo-islamiques du nord de l'Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Mestafa G'Idir &amp; Masin Ferkal.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
Lire &#233;galement :&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tamazgha.fr/AFAFA-solidaire-des-Imazighen-de.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;AFAFA solidaire des Amazighs de Libye&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tamazgha.fr/Nous-ne-reconnaitrons-jamais-ceux.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Nous ne reconna&#238;trons jamais ceux qui ne nous reconnaissent pas&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tamazgha.fr/Tamazgha-aux-cotes-des-Amazighs-de.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&lt;i&gt;Tamazgha&lt;/i&gt; aux c&#244;t&#233;s des Amazighs de Libye&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tamazgha.fr/En-Libye-les-Amazighs-haussent-le.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;En Libye, les Amazighs haussent le ton !&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tamazgha.fr/Libye-Toubous-et-Amazighs-meme.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Libye : Toubous et Amazighs m&#234;me combat !&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href='http://www.tamazgha.fr/Les-Amazighs-de-Libye-sont-a-un.html' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les Amazighs de Libye &#224; un tournant de leur Histoire&#8230;&lt;/a&gt;
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ferhat Mehenni : Le Si&#232;cle identitaire</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/Ferhat-Mehenni-Le-Siecle.html</link>
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		<dc:date>2011-01-31T22:31:51Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Yidir</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;A la fin de l'ann&#233;e 2010, l'ouvrage Le si&#232;cle identitaire, la fin des Etats post-coloniaux a &#233;t&#233; publi&#233; par les &#233;ditions Michalon (Paris). Son auteur, Ferhat Mehenni y expose ses vues relatives &#224; la question de l'Etat n&#233; de la colonisation europ&#233;enne . Pour lui, l'ensemble des Etats n&#233;s du mouvement dit de &#171; d&#233;colonisation &#187; (qui a vu les nations europ&#233;ennes renoncer &#224; leur souverainet&#233; sur l'essentiel des territoires africains et asiatiques) partagent les m&#234;mes caract&#233;ristiques. (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-Litterature-.html" rel="directory"&gt;Litt&#233;rature&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2696-97b58.jpg?1777943639' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A la fin de l'ann&#233;e 2010, l'ouvrage &lt;i&gt;Le si&#232;cle identitaire, la fin des Etats post-coloniaux&lt;/i&gt; a &#233;t&#233; publi&#233; par les &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.michalon.fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Michalon&lt;/a&gt; (Paris). Son auteur, Ferhat Mehenni&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;N&#233; en Kabylie en 1951, Ferhat Mehenni est une figure importante du (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; y expose ses vues relatives &#224; la question de l'Etat n&#233; de la colonisation europ&#233;enne&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Nous utiliserons dans ce texte l'expression &#171; colonisation europ&#233;enne &#187; car (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour lui, l'ensemble des Etats n&#233;s du mouvement dit de &#171; d&#233;colonisation &#187; (qui a vu les nations europ&#233;ennes renoncer &#224; leur souverainet&#233; sur l'essentiel des territoires africains et asiatiques) partagent les m&#234;mes caract&#233;ristiques. Ind&#233;pendamment de la nationalit&#233; de son ancien colonisateur (britannique, fran&#231;ais, portugais, n&#233;erlandais&#8230;) et de sa situation g&#233;ographique et anthropologique (m&#233;diterran&#233;en, sub-saharien, asiatique&#8230;), il existe un portrait-robot g&#233;n&#233;rique applicable &#224; tout Etat n&#233; du processus de d&#233;colonisation de la seconde moiti&#233; du XX&#232;me si&#232;cle. &lt;i&gt;&#171; Dans tous les pays anciennement colonis&#233;s, les sch&#233;mas d'oppression se superposent. En s'amusant &#224; remplacer la Kabylie par le Kurdistan, la Casamance par le Baloutchistan, le Somaliland par les Zones Tribales, le Cachemire par le Nord du Niger, en essayant d'intervertir l'Alg&#233;rie et l'Afghanistan, le Congo et le Cameroun, le Vietnam et le Kenya, l'Afghanistan et la Libye&#8230; on se rend compte que cela ne bouleverse pas fondamentalement les donn&#233;es du probl&#232;me . &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. Le Si&#232;cle Identitaire, la fin des Etats post-coloniaux, Michalon, Paris, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Ferhat Mehenni, ces caract&#233;ristiques communes sont au nombre de trois : la nature brutale de ces Etats est conditionn&#233;e par leur origine coloniale, laquelle contraint &#224; cohabiter dans un m&#234;me Etat des peuples divers rassembl&#233;s de mani&#232;re arbitraire par la colonisation, ce qui emp&#234;che la construction de v&#233;ritables Etats-nations, particuli&#232;rement en Afrique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La gen&#232;se de l'Etat post-colonial constitue pour l'auteur son p&#233;ch&#233; originel : &lt;i&gt;&#171; Le mal des pays africains et de l'Asie anciennement colonis&#233;e r&#233;side avant tout, non pas dans la qualit&#233; de leur gouvernance, mais dans la nature de leur Etat. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 30&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Car &lt;i&gt;&#171; au lendemain des ind&#233;pendances des ann&#233;es 1950-60, il n'y a pas eu cr&#233;ation d'un nouvel Etat mais reconduction de l'Etat colonial quasiment tel quel. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 31&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt;&#171; La d&#233;colonisation d'il y a cinquante ans &#233;tait celle des fausses nations &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 36&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ajoute M. Mehenni. Afin d'illustrer son propos, il rappelle que les fronti&#232;res actuelles des Etats africains dont les gouvernements ne cessent de rappeler l'intangibilit&#233; ont en r&#233;alit&#233; &#233;t&#233; fix&#233;es en 1885 &#224; Berlin, lors d'une conf&#233;rence organis&#233;e par Bismarck et rassemblant toutes les grandes puissances europ&#233;ennes de l'&#233;poque&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, cf. p. 49&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Les populations &#171; indig&#232;nes &#187; n'ont bien &#233;videmment jamais &#233;t&#233; consult&#233;es au sujet du trac&#233; de ces fronti&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'auteur, il est inutile et vain d'appeler &#224; la lib&#233;ralisation et &#224; la d&#233;mocratisation des Etats post-coloniaux. Leurs origines historiques les condamnent &#224; n'user que de brutalit&#233; dans leurs rapports avec les populations dont ils ont la charge, reproduisant en cela le comportement des puissances coloniales europ&#233;ennes qui ont cr&#233;&#233; les fronti&#232;res de chacun de ces Etats : &#171; &lt;i&gt;La seule recette &#224; port&#233;e de main c'&#233;tait la m&#233;thode forte, celle emprunt&#233;e au pouvoir colonial auquel il venait de succ&#233;der. (&#8230;) Ce n'&#233;tait m&#234;me pas une alternance, mais bien une succession. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 75&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le &#171; d&#233;faut de fabrication &#187; originel de l'Etat post-colonial tient pour M. Mehenni au fait que ses fronti&#232;res, cr&#233;&#233;es par des puissances &#233;trang&#232;res, ne tiennent aucun compte des r&#233;alit&#233;s anthropologiques des populations concern&#233;es. A son avis, il n'existe pas d'Etat post-colonial qui soit un authentique Etat-nation. Il &#233;voque au contraire des &lt;i&gt;&#171; Etats sans nation &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 81&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; abritant chacun sur son sol plusieurs &lt;i&gt;&#171; nations sans Etat &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 81&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il fait au passage un sort aux notions d'ethnie et de dialecte, souvent employ&#233;s de mani&#232;re p&#233;jorative &#224; l'encontre des peuples minoris&#233;s : &lt;i&gt;&#171; Au sens populaire, une ethnie est un sous-peuple, un dialecte, une sous-langue, comme l'esclave un sous-homme &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 104&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il affirme au contraire qu'&lt;i&gt;&#171; une ethnie ayant sa langue, son territoire, ses traditions et son histoire, distincts de ceux de son environnement, est un peuple. Lorsque ses membres en ont conscience, c'est une nation &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 108&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il note &#233;galement que ces termes sont toujours appliqu&#233;s lors de tensions identitaires dans les anciennes colonies europ&#233;ennes (du Kenya &#224; la C&#244;te d'Ivoire en passant par le Darfour, la Kabylie ou le Kurdistan) mais jamais lorsque ces m&#234;mes tensions identitaires s'invitent en Occident (personne n'&#233;voque les &#171; conflits interethniques &#187; du Pays Basque, de l'Irlande, de la Corse ou du Qu&#233;bec).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Mehenni insiste sur cette absence d'authentique nation unifi&#233;e au sein de chaque Etat post-colonial : &#171; &lt;i&gt;Dans un pays donn&#233;, d&#232;s qu'il y a existence d'une deuxi&#232;me langue, ou d'une deuxi&#232;me croyance religieuse &#233;troitement associ&#233;e avec un territoire historique, il y a un deuxi&#232;me peuple.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 91&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#171; &lt;i&gt;L'Etat-nation est l'exception et non la r&#232;gle &#224; travers le monde. Il s'arr&#234;te l&#224; o&#249; commence la dissonance identitaire, linguistique ou religieuse.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 97&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#171; &lt;i&gt;L'Etat issu de la colonisation, pour avoir voulu &#234;tre un Etat-nation, a menti &#224; ses peuples et &#224; l'histoire.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 101&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Pour lui, le &lt;i&gt;&#171; faux sentiment national &#187;&lt;/i&gt; (alg&#233;rien, ivoirien, congolais&#8230;) forg&#233; dans les luttes anticoloniales des ann&#233;es 1950-60 est artificiel et paradoxalement lui aussi &lt;i&gt;&#171; d'importation europ&#233;enne &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 65&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En r&#233;alit&#233; &#171; &lt;i&gt;il exprimait davantage le rejet de l'injustice (&#8230;) que l'existence d'un peuple uni&lt;/i&gt; &#187; et &#171; &lt;i&gt;n'&#233;tait pas de nature &#224; fonder, &#224; lui seul, une nation&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 65&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles sont les cons&#233;quences de cette d&#233;colonisation ayant donn&#233; naissance &#224; des Etats regroupant en leurs fronti&#232;res des peuples diff&#233;rents par la langue ou la religion ? Pour l'auteur, elles sont d&#233;sastreuses et emp&#234;chent toute cr&#233;ation d'un Etat d&#233;mocratique ou m&#234;me simplement &#233;quitable : dans ces pays, &lt;i&gt;&#171; l'Etat para&#238;t naturellement comme un lieu d'acquisition et d'affectation du peu de richesses et de ressources du pays, en faveur de la r&#233;gion du peuple qui le d&#233;tient &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 113&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pire encore, le fait que ces pays soient officiellement reconnus comme des Etats, accept&#233;s &#224; l'ONU et soutenus par diverses grandes puissances peut parfois se transformer en &lt;i&gt;&#171; permis de torturer, d'emprisonner &#187;&lt;/i&gt; voire en &lt;i&gt;&#171; permis de g&#233;nocide &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 40&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; des peuples minoritaires par les dictateurs qui sont &#224; leurs t&#234;tes. Chaque peuple qui compose la mosa&#239;que de l'Etat post-colonial r&#234;ve que l'un des siens acc&#232;de au pouvoir et accapare les ressources de l'Etat &#224; son profit. L'Etat post-colonial emp&#234;che par nature l'&#233;closion de la d&#233;mocratie puisque &#171; &lt;i&gt;chaque peuple dont est issu le &#171; pr&#233;sident &#187; est fier de son dictateur&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 78&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La seule issue pour les peuples minoritaires, &#233;cart&#233;s du pouvoir, est de renoncer &#224; leur identit&#233; et d'adopter celle du peuple majoritaire qui contr&#244;le les rouages de leur Etat. On aboutit &#224; cet odieux paradoxe : &lt;i&gt;&#171; Au lieu de remettre en cause ces Etats pour leur origine coloniale, on pr&#233;f&#232;re y remettre en cause les peuples et leurs l&#233;gitimes organisations politiques porteuses de revendications identitaires. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p.120&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles solutions M. Mehenni envisage-t-il pour rem&#233;dier &#224; ce qu'il pense &#234;tre l'&#233;chec historique de l'Etat post-colonial ? Pour lui, &lt;i&gt;&#171; les minorit&#233;s culturelles opprim&#233;es ne comprennent pas comment le monde civilis&#233; se pr&#233;occupe tant de la disparition des esp&#232;ces v&#233;g&#233;tales et animales sur la plan&#232;te mais pas de celle des peuples ! &#187;&lt;/i&gt;. En cons&#233;quence, les peuples opprim&#233;s ne peuvent compter que sur eux-m&#234;mes, une fois effectu&#233; le travail de conscientisation : &#171; &lt;i&gt;Si un peuple veut acc&#233;der &#224; sa libert&#233;, il est temps qu'il l'exprime par des moyens d&#233;mocratiques. Attendre que d'autres le fassent &#224; sa place, autant attendre le Messie et se condamner &#224; la disparition.&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 54&#034; id=&#034;nh22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; En d'autres termes, il est urgent d'en finir avec &#171; &lt;i&gt;le principe de l'intangibilit&#233; des fronti&#232;res h&#233;rit&#233;es de la colonisation&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 91&#034; id=&#034;nh23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Ce principe du statu quo &#224; tout prix a d'ailleurs &#233;t&#233; &#171; &lt;i&gt;vid&#233; de son sens par l'Erythr&#233;e, le Timor Oriental ou le Bangladesh&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 41&#034; id=&#034;nh24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Etats aujourd'hui reconnus par la communaut&#233; internationale bien qu'ayant eux-m&#234;mes fait s&#233;cession &#8211; pour des raisons identitaires - d'autres Etats issus de la d&#233;colonisation europ&#233;enne (respectivement l'&#201;thiopie, l'Indon&#233;sie et le Pakistan).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Ferhat Mehenni, les exemples d'accession &#224; l'ind&#233;pendance de l'Erythr&#233;e et du Timor-Oriental, ou ceux plus r&#233;cents du Mont&#233;n&#233;gro, du Kosovo ou de l'Oss&#233;tie du Nord (on pourrait ajouter &#224; la liste celui, en cours, du Sud-Soudan) ainsi que la cr&#233;ation de r&#233;gions autonomes en Bolivie, au Maroc (Sahara Occidental) ou en Irak (Kurdistan) montrent la voie &#224; suivre et sont les signes avant-coureurs d'un grand bouleversement &#224; venir&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cf. Ibid. p. 125&#034; id=&#034;nh25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : &lt;i&gt;&#171; Le monde bouge toujours et il y a fort &#224; parier que le nombre de pays va augmenter, peut-&#234;tre doubler, d'ici 20 &#224; 30 ans. Les pays issus de la colonisation, en se disloquant bient&#244;t, vont donner naissance &#224; de nombreux pays avec de nouveaux noms, dont certains d&#233;signent aujourd'hui des r&#233;gions &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. pp. 125-126&#034; id=&#034;nh26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Il semble convaincu que &lt;i&gt;&#171; la d&#233;colonisation d'il y a cinquante ans &#233;tait celle des fausses nations. Celle des vrais peuples va commencer. &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 36&#034; id=&#034;nh27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; A ceux qui s'inqui&#233;teraient d'une prolif&#233;ration incontr&#244;l&#233;e du nombre d'Etats, M. Mehenni soumet un contre-exemple historique : &lt;i&gt;&#171; Pour mettre fin &#224; la Guerre de Trente ans, l'Europe ne s'&#233;tait-elle pas dot&#233;e de pas moins de 350 Etats avec les Trait&#233;s de Westphalie le 24 octobre 1648 ? Ou bien va-t-on dire que ce qui &#233;tait permis en Europe &#224; cette &#233;poque serait intol&#233;rable aujourd'hui ailleurs ? &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 127&#034; id=&#034;nh28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Quant-&#224; ceux parmi les Europ&#233;ens qui s'alarment de la multiplication d'Etats trop petits pour assurer leur propre subsistance, l'auteur r&#233;plique, non sans malice, que l'Europe &lt;i&gt;&#171; admet chez elle des micro-Etats (&#8230;) le Luxembourg, la Principaut&#233; de Monaco ou le Liechtenstein (&#8230;) tout en refusant ailleurs la cr&#233;ation d'Etats de taille &#171; normale &#187;, si tant est qu'il puisse exister une norme en la mati&#232;re &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. p. 129&#034; id=&#034;nh29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Pour une discussion sur la question de la taille optimale d'un Etat, l'auteur aurait &#233;galement pu se rapporter &#224; l'ouvrage de 2003 intitul&#233; &lt;i&gt;The Size of Nations&lt;/i&gt; dans lequel les auteurs montrent qu'il n'existe aucun obstacle &#224; un bon d&#233;veloppement &#233;conomique pour un petit Etat, si seulement celui-ci s'int&#232;gre harmonieusement dans les &#233;changes commerciaux r&#233;gionaux et mondiaux (exemples du Luxembourg ou de Singapour)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. l'article de l'hebdomadaire The Economist &#224; ce sujet&#034; id=&#034;nh30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ferhat Mehenni ne place aucune confiance en l'ONU pour aider &#224; l'av&#232;nement de ce &#171; printemps des nations &#187;. Dans un chapitre qu'il lui consacre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid. pp. 153 &#224; 162&#034; id=&#034;nh31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, il la d&#233;crit comme une organisation quasi-mafieuse, ayant &#224; sa t&#234;te des &#171; parrains &#187; (les cinq Etats ayant le droit de veto : Etats-Unis, Chine, Russie, France et Grande-Bretagne) se constituant chacun une client&#232;le de petits Etats post-coloniaux qu'ils utilisent pour la d&#233;fense de leurs int&#233;r&#234;ts. En contrepartie, les grandes puissances garantissent la p&#233;rennit&#233; de ces Etats au nom de la sacro-sainte &#171; intangibilit&#233; des fronti&#232;res &#187;. Cela tourne parfois &#224; la farce tragique lorsque des Etats n'ayant quasiment plus aucune existence tangible, tels que la Somalie, jouissent toujours de leur si&#232;ge &#224; l'ONU&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ibid, p. 89&#034; id=&#034;nh32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, tandis que d'autres qui existent dans les faits (Kosovo, Ta&#239;wan) ne se voient pas accorder de place aux Nations Unies pour ne pas &#171; f&#226;cher &#187; certains Etats-membres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ferhat Mehenni appelle de ses v&#339;ux la d&#233;crispation identitaire du monde post-colonial : un &#233;clatement des actuelles fronti&#232;res artificiellement cr&#233;&#233;es au XIX&#232;me si&#232;cle par des diplomates et officiers europ&#233;ens au profit de nouveaux Etats plus petits, aux fronti&#232;res &#233;pousant plus fid&#232;lement les r&#233;alit&#233;s anthropologiques des peuples. Il pense que certaines solutions transitoires telles que l'autonomie ou le f&#233;d&#233;ralisme pourraient suffire un temps &#224; p&#233;renniser les Etats actuels, mais du fait de leur structure, il consid&#232;re que la plupart seraient incapables de mener &#224; bien de telles r&#233;formes institutionnelles. A son sens, la d&#233;mocratisation de l'Afrique et d'une partie de l'Asie ne sera possible qu'&#224; condition de r&#233;gler au pr&#233;alable cette question identitaire qui est &#224; la racine des maux qui rongent ces r&#233;gions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'argumentation de M. Mehenni est bien organis&#233;e, rigoureuse et convaincante. Cependant, on aurait aim&#233; que l'ouvrage aille au-del&#224; de la th&#233;matique unique qui est la sienne. En effet, pour &#234;tre compl&#232;te, une r&#233;flexion sur le futur du monde post-colonial, si elle ne peut ignorer la probl&#233;matique identitaire, devrait &#233;galement prendre en compte les aspects d&#233;mographiques, &#233;conomiques et religieux, lesquels ne figurent pas dans le travail de M. Mehenni. De m&#234;me, les exemples de jeunes Etats ayant r&#233;cemment fait s&#233;cession d'un Etat post-colonial et dont il appelle &#224; suivre l'exemple laissent songeurs : l'Erythr&#233;e est l'un des pires r&#233;gimes totalitaires d'Afrique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir &#224; ce sujet cet article du Monde .&#034; id=&#034;nh33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, a provoqu&#233; deux guerres avec l'Ethiopie et finance les djihadistes somaliens. Quant au Timor-Oriental, pays le plus pauvre d'Asie, il n'arrive pas &#224; sortir du marasme &#233;conomique et du chaos politique. Il semble donc que, pour souhaitable qu'elle soit, l'accession &#224; la souverainet&#233; pour un peuple pers&#233;cut&#233; n'est pas automatiquement synonyme de progr&#232;s pour la paix, la prosp&#233;rit&#233; et la d&#233;mocratie comme semble le croire M. Mehenni. Malgr&#233; ce d&#233;ficit de pluridisciplinarit&#233; et de sens critique, on ne peut que recommander &lt;i&gt;Le Si&#232;cle Identitaire&lt;/i&gt; &#224; tous ceux qu'int&#233;resse l'avenir des peuples minoris&#233;s de par le monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Yidir Plantade&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;N&#233; en Kabylie en 1951, Ferhat Mehenni est une figure importante du mouvement culturel amazigh des ann&#233;es 1970 et 1980, oppos&#233; au pouvoir alg&#233;rien. Impliqu&#233; dans la vie politique, il milite tout d'abord au sein du &lt;i&gt;Rassemblement pour la Culture et la D&#233;mocratie&lt;/i&gt; (RCD, parti politique alg&#233;rien fond&#233; en 1989), puis fonde en 2001 le &lt;i&gt;Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie&lt;/i&gt; (MAK). En 2010 il devient pr&#233;sident du &lt;i&gt;Gouvernement Provisoire Kabyle&lt;/i&gt; (GPK &#8211; Anavad), &#171; gouvernement &#187; autoproclam&#233; et en exil.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Nous utiliserons dans ce texte l'expression &#171; colonisation europ&#233;enne &#187; car c'est exclusivement &#224; ce type de colonisation que l'on se r&#233;f&#232;re g&#233;n&#233;ralement lorsque l'on &#233;voque le monde &#171; post-colonial &#187;. Il convient de rappeler que d'autres ph&#233;nom&#232;nes de colonisation ont exist&#233; dans l'histoire et, pour certains, perdurent aujourd'hui (colonisations aryenne, arabe, bantoue, mongole, russe, turque, japonaise, chinoise&#8230;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf.&lt;i&gt; Le Si&#232;cle Identitaire, la fin des Etats post-coloniaux&lt;/i&gt;, Michalon, Paris, 2010, p. 26.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, p. 30&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, p. 31&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, p. 36&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, cf. p. 49&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, p. 75&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, p. 81&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, p. 81&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, p. 104&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, p. 108&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 91&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 97&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 101&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 65&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 65&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 113&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 40&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 78&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p.120&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 54&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 91&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 41&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cf. Ibid. p. 125&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. pp. 125-126&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 36&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 127&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. p. 129&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. l'article de l'hebdomadaire &lt;a href=&#034;http://www.economist.com/node/2300223&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;The Economist&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; &#224; ce sujet&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid. pp. 153 &#224; 162&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ibid, p. 89&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir &#224; ce sujet cet article du &lt;a href=&#034;http://maliactu.net/?p=1764&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Monde&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#034;Avril 80&#034; : un ouvrage essentiel pour comprendre le Printemps Berb&#232;re</title>
		<link>http://www.tamazgha.fr/Avril-80-un-ouvrage-essentiel-pour-comprendre-le-Printemps-Berbere,2627.html</link>
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		<dc:date>2010-09-15T17:39:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Masin, Yidir</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;&#192; la mi-avril 2010, &#224; l'occasion du 30e anniversaire du &#034;Printemps berb&#232;re&#034;, est paru aux &#233;ditions Koukou (Alger) un livre intitul&#233; Avril 80 &#8211; Insurg&#233;s et officiels du pouvoir racontent le &#034;Printemps berb&#232;re&#034;. Coordonn&#233; par le c&#233;l&#232;bre journaliste Arezki A&#239;t-Larbi, cet ouvrage est compos&#233; de 13 t&#233;moignages d'acteurs des &#233;v&#232;nements, r&#233;partis de la mani&#232;re suivante : &lt;br class='autobr' /&gt;
cinq t&#233;moignages de militants figurant parmi les leaders du mouvement &#224; Tizi-Ouzou (Mohand Wa&#226;mar Ousalem pour le corps (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://www.tamazgha.fr/-Actualite-.html" rel="directory"&gt;Actualit&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://www.tamazgha.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/arton2627-8e1af.jpg' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; la mi-avril 2010, &#224; l'occasion du 30e anniversaire du &#034;Printemps berb&#232;re&#034;, est paru aux &#233;ditions &lt;i&gt;Koukou&lt;/i&gt; (Alger) un livre intitul&#233; &lt;i&gt;Avril 80 &#8211; Insurg&#233;s et officiels du pouvoir racontent le &#034;Printemps berb&#232;re&#034;&lt;/i&gt;. Coordonn&#233; par le c&#233;l&#232;bre journaliste Arezki A&#239;t-Larbi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lui-m&#234;me acteur des &#233;v&#232;nements d'avril 1980, Arezki A&#239;t-Larbi est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cet ouvrage est compos&#233; de 13 t&#233;moignages d'acteurs des &#233;v&#232;nements, r&#233;partis de la mani&#232;re suivante :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cinq t&#233;moignages de militants figurant parmi les leaders du mouvement &#224; Tizi-Ouzou (Mohand Wa&#226;mar Ousalem pour le corps enseignant du Centre universitaire de Tizi-Ouzou, Aziz Tari pour les &#233;tudiants, Sa&#239;d Khelil et Mouloud Lounaouci pour le corps hospitalier et Ferhat Mehenni pour la soci&#233;t&#233; civile) ; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; cinq t&#233;moignages d'acteurs impliqu&#233;s dans la d&#233;fense de la culture berb&#232;re et l'opposition au r&#233;gime au sein du milieu universitaire &#224; Alger (Salem Chaker, Ihsen El Kadi, M&#233;ziane Ourad, Arezki A&#239;t-Larbi) et dans l'&#233;migration en France (Hac&#232;ne Hir&#232;che) ;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; trois t&#233;moignages d'anciens hauts fonctionnaires qui jou&#232;rent &#224; l'&#233;poque un r&#244;le d&#233;terminant dans la &#034;gestion de la crise&#034; de 1980 par le pouvoir alg&#233;rien (le wali de Tizi-Ouzou Hamid Sidi-Sa&#239;d, le ministre de l'Enseignement sup&#233;rieur Abdelhak B&#233;rehri et le chef de la police El Hadi Khediri).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La principale qualit&#233; de l'ouvrage r&#233;side dans cette grande vari&#233;t&#233; de t&#233;moignages. Au-del&#224; de la richesse de chaque texte (chacun fourmille de d&#233;tails et d'anecdotes oubli&#233;es ou in&#233;dites), on peut d&#233;gager de l'ensemble plusieurs lignes de forces. Tout d'abord le grand nombre de contributions permet au lecteur de se faire une id&#233;e aussi compl&#232;te que possible de ce que fut le Printemps Berb&#232;re d'avril 1980. Ensuite, et de fa&#231;on in&#233;dite, deux personnalit&#233;s du mouvement berb&#233;riste sont publiquement mises en cause par d'autres acteurs de l'&#233;poque. Enfin, l'ouvrage permet pour la premi&#232;re fois de comprendre la mani&#232;re dont le pouvoir a per&#231;u les &#233;v&#232;nements et &#224; chercher &#224; y r&#233;pondre (diffamation, pseudo-n&#233;gociation, r&#233;pression sans intervention militaire, torture, r&#233;partition des r&#244;les entre police et s&#233;curit&#233; militaire...). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Chronologie des &#233;v&#232;nements&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord, il se d&#233;gage une chronologie des &#233;v&#232;nements qui semble faire l'unanimit&#233; parmi l'ensemble des contributeurs. Si beaucoup insistent sur le climat tendu des ann&#233;es pr&#233;c&#233;dant les &#233;v&#232;nements (frustration de plus en plus grande de beaucoup de Kabyles face &#224; la marginalisation de la langue amazighe, activisme de mouvements clandestins opposants du FLN parti unique, tiraillements au sein du pouvoir depuis la mort du colonel Boumediene, gr&#232;ves &#233;tudiantes&#8230;) tous s'accordent &#224; dire que le facteur d&#233;clencheur de la protestation fut l'interdiction de la conf&#233;rence que devait donner Mouloud Mammeri le 10 mars 1980 au Centre universitaire de Tizi-Ouzou. Si le t&#233;moignage de Salem Chaker, qui accompagnait Mouloud Mammeri &#224; Tizi-Ouzou ce jour-l&#224;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution de Salem Chaker, p. 126&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, est pr&#233;cieux pour reconstituer l'&#233;v&#232;nement (interpellation de l'&#233;crivain dans sa voiture, conduite forc&#233;e &#224; la wilaya de Tizi-Ouzou o&#249; il se voit notifier l'interdiction, rencontre avec les &#233;tudiants organisateurs de la conf&#233;rence pour leur faire part de la nouvelle), la source de l'interdiction est aujourd'hui encore mal identifi&#233;e. Si l'on en croit le wali Sidi-Sa&#239;d ainsi qu'un t&#233;moignage post&#233;rieur du commissaire Na&#239;t Abdelaziz&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce t&#233;moignage ne figure pas dans l'ouvrage mais dans une interview de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, c'est le &lt;i&gt;mouhafedh&lt;/i&gt; du FLN de Tizi-Ouzou, M. Bourezem, qui prit la d&#233;cision d'interdire la conf&#233;rence et le fit savoir au wali ainsi qu'aux services de s&#233;curit&#233; locaux. Si cela est exact, il s'agit d'une anecdote particuli&#232;rement r&#233;v&#233;latrice sur la nature totalitaire du r&#233;gime alg&#233;rien de l'&#233;poque : l'&#201;tat et ses repr&#233;sentants &#233;taient aux ordres du parti unique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit l&#224; de la d&#233;finition des r&#233;gimes totalitaires telle que formul&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#192; la suite de cette interdiction, une manifestation rassemblant plusieurs centaines de membres de la communaut&#233; universitaire d&#233;file &#224; Tizi-Ouzou le 11 mars. Le CUTO (Centre universitaire de Tizi-Ouzou) se met en gr&#232;ve, suivi par plusieurs lyc&#233;es. L'occupation de l'universit&#233; par les &#233;tudiants sera suivie de celle de l'h&#244;pital et de plusieurs unit&#233;s &#233;conomiques (Sonelec, Sonitex, Onalait). Le 20 mars, Kamel Belkacem publie dans le tr&#232;s officiel quotidien &lt;i&gt;El Moudjahid&lt;/i&gt; un &#233;ditorial diffamant Mouloud Mammeri. Ce texte est consid&#233;r&#233; comme une provocation par les animateurs du mouvement et les incite &#224; se radicaliser. Les protestataires demandent une prise en compte par l'&#201;tat des &#171; langues populaires &#187; et particuli&#232;rement de la langue et culture amazighe. Plusieurs demandent &#233;galement l'&#233;tablissement des libert&#233;s d&#233;mocratiques en Alg&#233;rie. Le 26 mars, une nouvelle manifestation non r&#233;prim&#233;e a lieu &#224; Tizi-Ouzou tandis qu'une amorce de manifestation est r&#233;prim&#233;e &#224; Alger. Le 5 avril les leaders &#233;tudiants du mouvement rencontrent Abdelmalek Benhabyl&#232;s, secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de la Pr&#233;sidence. La rencontre est d&#233;cevante. Le 7 avril une manifestation est organis&#233;e &#224; Alger, elle est s&#233;v&#232;rement r&#233;prim&#233;e. Le 14 avril, A. B&#233;rerhi, ministre de l'Enseignement sup&#233;rieur s'adresse en personne &#224; l'assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des &#233;tudiants de Tizi-Ouzou pour les inciter &#224; mettre fin &#224; l'occupation, sans succ&#232;s. Le 16 avril une gr&#232;ve g&#233;n&#233;rale est massivement suivie dans toute la Kabylie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#192; partir de cette date, des ultimatums arrivent par divers canaux (minist&#232;re de l'Enseignement, wilaya, syndicat officiel UGTA) fixant la reprise des cours et la fin des occupations de b&#226;timents publics au 19 avril. Les protestataires ne c&#232;dent pas. Le 19 avril, une r&#233;union &#224; huis clos pr&#233;sid&#233;e par le Premier ministre M.B. Abdelghani d&#233;cide de mettre fin par la force au mouvement. Le 20 avril au matin les forces de s&#233;curit&#233; (policiers, CNS) investissent les b&#226;timents occup&#233;s, particuli&#232;rement le CUTO, et interpellent les leaders de la protestation. En r&#233;action &#224; la brutalit&#233; de l'intervention polici&#232;re, la ville de Tizi-Ouzou est secou&#233;e pendant les trois jours suivants par des &#233;meutes d'une violence in&#233;dite : une tr&#232;s grande partie de la population de Kabylie est dans la rue et s'en prend aux symboles de l'&#201;tat. Alger conna&#238;t &#233;galement des manifestations &#233;tudiantes. Si des centaines de manifestants arr&#234;t&#233;s sont rapidement lib&#233;r&#233;s, 24 d&#233;tenus consid&#233;r&#233;s comme des leaders du mouvement (dont plusieurs contributeurs de l'ouvrage) sont rassembl&#233;s &#224; la prison de Berrouaghia et d&#233;f&#233;r&#233;s devant la Cour de s&#251;ret&#233; de l'&#201;tat. Ils risquent des peines tr&#232;s lourdes mais sont lib&#233;r&#233;s le 26 juin 1980. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2&lt;i&gt;Des &#233;l&#233;ments in&#233;dits ou m&#233;connus&lt;/i&gt;2&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En plus d'&#233;tablir une chronologie &#224; peu pr&#232;s exhaustive des &#233;v&#232;nements, l'ouvrage &lt;i&gt;Avril 80 &lt;/i&gt;&#233;claire d'un jour nouveau certains points :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tout d'abord, l'aspect peut-&#234;tre le moins connu par le grand public sur lequel &lt;i&gt;Avril 80 &lt;/i&gt; l&#232;ve le voile est la grande disparit&#233; qui existait entre les diff&#233;rents animateurs du mouvement. La plupart sont des militants habitu&#233;s depuis des ann&#233;es aux luttes clandestines. Ils appartiennent dans leur majorit&#233; au FFS d'Hocine A&#239;t-Ahmed (entre autres Hend et Sa&#239;d Sadi, Ferhat Mehenni, Sa&#239;d Khellil, Arezki A&#239;t-Larbi, Mohand Wa&#226;mar Ousalem) mais &#233;galement au FUAA de Rachid Ali-Yahia (Arezki Abboute, Mouh-Achour Belghezli), au PRS de Mohamed Boudiaf (ses militants se retirant du mouvement juste avant le 20 avril) ou aux groupuscules trotskistes du type GCR ou ORT (Mustapha Bacha, Salah Boukrif, Djamel Z&#233;nati, Ihsen El Kadi). D'autres, bien que catalogu&#233;s &#224; l'extr&#234;me-gauche, n'int&#232;grent aucune structure politique et font de la lutte pour tamazight leur priorit&#233; absolue (Aziz Tari, G&#233;rard Lamari). Il ne faut cependant pas exag&#233;rer la puissance de ces partis politiques clandestins qui tiennent &#224; l'&#233;poque davantage de groupuscules que d'organisations de masse. Le FFS par exemple, qui joue un r&#244;le primordial dans la mouvance berb&#233;riste de l'&#233;poque se compose en 1980 d'&lt;i&gt;&#171; une vingtaine d'&#233;l&#233;ments au maximum &#187; &lt;/i&gt;dans toute l'Alg&#233;rie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution d'Arezki A&#239;t-Larbi, lui-m&#234;me militant du FFS &#224; l'&#233;poque, p. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Les t&#233;moignages rassembl&#233;s dans l'ouvrage &#233;voquent le souci de la concertation entre ces diff&#233;rents groupes qui parviennent &#224; se mettre d'accord sur la primaut&#233; &#224; accorder &#224; la question amazighe parmi les diff&#233;rentes revendications. Mais ils restent en conflit quant aux autres revendications, certains consid&#233;rant les demandes relatives &#224; l'ouverture du champ politique ou &#224; la libert&#233; d'expression comme une &lt;i&gt;&#171; d&#233;viation bourgeoise &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. idem, p. 179.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Dans le climat de peur et de r&#233;pression r&#233;gnant alors en Alg&#233;rie, il n'est pas &#233;tonnant qu'au fil du mouvement l'ambiance entre ses diff&#233;rents leaders soit devenue tendue, chaque parti ou groupe craignant que les autres tirent les b&#233;n&#233;fices de la mobilisation &#224; leur unique profit. M.W. Ousalem va jusqu'&#224; parler d' &lt;i&gt;&#171; atmosph&#232;re de tension et de suspicion &#187;&lt;/i&gt; r&#233;gnant entre les membres des comit&#233;s dirigeant l'action, voire de &lt;i&gt;&#171; d&#233;saccords &#187; &lt;/i&gt;entre eux allant parfois jusqu'&#224; emp&#234;cher toute prise de d&#233;cision&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution de Mohand Wa&#226;mar Ousalem, notamment p. 26 et p. 30.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Aziz Tari &#233;voque lui aussi &lt;i&gt;&#171; ces coups dans le dos, ces op&#233;rations, ces calculs qui pourrissent l'atmosph&#232;re &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution de Aziz Tari, p. 55&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ensuite, l'ouvrage &lt;i&gt;Avril 80&lt;/i&gt; rec&#232;le deux mises en cause de figures importantes du mouvement berb&#233;riste kabyle. A notre connaissance, c'est la premi&#232;re fois que ces &#171; affaires &#187; sont &#233;nonc&#233;es publiquement.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - Hend Sadi est la premi&#232;re personne mise en cause, par Aziz Tari, aux pages 54 et 55 du livre. Aziz Tari est un des principaux leaders &#233;tudiants &#171; ind&#233;pendants &#187; de tout parti politique. Il explique que le 19 avril (veille de l'intervention des forces de l'ordre), lors de la r&#233;union quotidienne du comit&#233; qui dirige le mouvement, l'absence de Hend Sadi est constat&#233;e. Or Hend Sadi est une figure importante de la protestation qu'il contribue &#224; porter en tant que &#171; chef &#187; du FFS au CUTO. M&#234;me ses camarades du FFS ne savent pas o&#249; il se trouve. Aziz Tari pense alors qu'il a &#233;t&#233; arr&#234;t&#233;. Mais il apprend par la suite que le 20 avril, jour de l'intervention polici&#232;re et de l'arrestation de toutes les figures du mouvement, Hend Sadi a &lt;i&gt;&#171; pris l'avion pour Paris &#187;&lt;/i&gt;. Cette d&#233;fection est d'autant plus surprenante que lorsqu'une autre figure du mouvement, Ferhat Mehenni, tente de quitter l'Alg&#233;rie le 16 avril, il est arr&#234;t&#233; &#224; l'a&#233;roport d'Alger, ce qui n'est pas le cas de Hend Sadi.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - Hac&#232;ne Ziani&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Parolier du groupe musical engag&#233; Ideflawen, Hac&#232;ne Ziani fut cadre du RCD (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est lui aussi mis en cause de fa&#231;on radicale par le t&#233;moignage de M&#233;ziane Ourad, &#224; la page 170 de l'ouvrage. Ce dernier attire l'attention du lecteur sur le fait que Hac&#232;ne Ziani est &lt;i&gt;&#171; ami et parent du flic le plus notoire et le plus officiel en charge du mouvement, Rafik &#187;. &lt;/i&gt;Surtout, il relate que Hac&#232;ne Ziani est venu le trouver &#224; Alger le 23 mai et lui demanda sur un ton amical de &lt;i&gt;&#171; suivre Rafik &#187;&lt;/i&gt; pour un simple &lt;i&gt;&#171; contr&#244;le d'identit&#233; &#187;.&lt;/i&gt; En fait de contr&#244;le d'identit&#233;, M. Ourad fut interrog&#233; et tortur&#233; des jours durant par Rafik dans les locaux du Commissariat central d'Alger avant de moisir en prison pendant 5 mois. &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; - Il est &#233;tonnant que ces accusations, toutes deux tr&#232;s graves et visant des figures connues du mouvement amazigh kabyle n'aient pas d&#233;j&#224; donn&#233; lieu &#224; des mises aux points publiques ou m&#234;me &#224; de simples d&#233;mentis de la part des personnes mises en cause. Il serait bon qu'elles le fassent, non seulement pour elles-m&#234;mes mais pour participer &#224; &#233;clairer les zones d'ombres du mouvement berb&#232;re.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Une autre information in&#233;dite apport&#233;e par &lt;i&gt;Avril 80&lt;/i&gt; est la mani&#232;re dont le pouvoir a per&#231;u la crise et y a r&#233;pondu. Avant m&#234;me le d&#233;but des &#233;v&#232;nements, la Kabylie &#233;tait vue comme une r&#233;gion &#224; probl&#232;mes. Le Directeur g&#233;n&#233;ral de la s&#251;ret&#233; nationale (chef de la police) El Hadi Khediri indique m&#234;me qu'il s'&#233;tait oppos&#233; quelques ann&#233;es plus t&#244;t &#224; la cr&#233;ation d'un Centre universitaire &#224; Tizi-Ouzou, pr&#233;f&#233;rant voir la jeune &#233;lite kabyle interagir avec &lt;i&gt;&#171; la jeunesse issue de toutes les r&#233;gions du pays &#187; &lt;/i&gt;et m&#234;me prendre part &#224; des &lt;i&gt;&#171; mariages entre gar&#231;ons et filles d'origines diverses &#187;&lt;/i&gt; (sic !), tandis que permettre aux &#233;tudiants kabyles d'&#233;tudier entre eux participerait de la &lt;i&gt;&#171; singularisation &#187;&lt;/i&gt; de la r&#233;gion&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution d'El Hadi Khediri, p. 253.&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. M&#234;me si le wali, le ministre de l'Enseignement sup&#233;rieur et le DGSN affirment tous le regretter aujourd'hui, la conf&#233;rence de Mouloud Mammeri &#224; Tizi-Ouzou &#233;tait vue comme une menace pour la s&#233;curit&#233; de l'&#201;tat. M. Mammeri faisait d'ailleurs l'objet d'une &lt;i&gt;&#171; surveillance permanente &#187;&lt;/i&gt;de la police&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. idem, p. 253.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; L'intervention polici&#232;re du 20 avril intervient de mani&#232;re pr&#233;cipit&#233;e. Apr&#232;s une p&#233;riode de flottement et m&#234;me de relatif dialogue (r&#233;ception des leaders &#233;tudiants &#224; la Pr&#233;sidence, intervention du ministre B&#233;rehri sur le campus de Tizi-Ouzou occup&#233;), le passage &#224; la r&#233;pression est d&#233;cid&#233; le 19 avril 1980, lors d'une r&#233;union &#224; huis-clos se tenant au si&#232;ge du FLN &#224; Alger (l&#224; encore la nature totalitaire du r&#233;gime parti-&#201;tat se manifeste : des d&#233;cisions relatives &#224; la s&#233;curit&#233; nationale sont prises dans les locaux d'un parti politique). Cette r&#233;union rassemble le Premier ministre, les ministres de l'Education, du Travail et de l'Enseignement sup&#233;rieur, le coordinateur du FLN, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'UGTA, le wali de Tizi-Ouzou et les chefs des trois services de s&#233;curit&#233; int&#233;rieure : police, gendarmerie et SM (s&#233;curit&#233; militaire). A la fin de la r&#233;union tous les participants sont invit&#233;s &#224; sortir &#224; l'exception du Premier ministre et des chefs des services de s&#233;curit&#233;. C'est &#224; ce moment que le recours &#224; la force est d&#233;cid&#233;, &#224; la demande du Premier ministre qui souhaite &lt;i&gt;&#171; faire rentrer la Kabylie dans les rangs &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. idem, p. 255.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On peut noter que le responsable de la SM qui participe &#224; cette r&#233;union se nomme Yazid Zerhouni, lequel jouera une nouvelle fois un r&#244;le important dans la r&#233;pression de la Kabylie en tant que ministre de l'Int&#233;rieur durant le printemps 2001. A la diff&#233;rence qu'en 1980 on n'eut &#224; d&#233;plorer aucun mort.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le pouvoir semble avoir &#233;t&#233; surpris par l'ampleur de la r&#233;volte qui secoue la Kabylie &#224; partir de l'intervention polici&#232;re du 20 avril. Paradoxalement les sc&#232;nes d'&#233;meutes des &#171; trois glorieuses &#187; de Tizi-Ouzou sont le mieux d&#233;crites par le wali Sidi-Sa&#239;d. En effet les autres contributeurs animateurs du mouvement &#233;taient &#224; cette date en prison ou dans la clandestinit&#233; ! Le wali semble d&#233;sempar&#233; par la situation, notamment lorsque la foule parvient &#224; d&#233;border les CNS et les gendarmes et &#224; s'attaquer directement au si&#232;ge local du FLN et &#224; la wilaya. M. Sidi-Sa&#239;d t&#233;moigne que le 23 avril &lt;i&gt;&#171; des cocktails Molotov atteignaient le garage central de la Wilaya, &#224; quatre &#233;tages au dessous de mon bureau &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution de Hamid Sidi-Sa&#239;d, p. 215.&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. A cet instant, le Premier ministre lui propose une intervention militaire puisque &lt;i&gt;&#171; tout ce que comptait le pays comme unit&#233;s d'intervention de la police et de la gendarmerie &#233;tait [d&#233;j&#224;] &#224; Tizi-Ouzou &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. idem, p. 213.&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Le wali d&#233;cline cette proposition. Le calme est progressivement r&#233;tabli avec les moyens existants &#224; partir du 23 avril en barrant les routes, emp&#234;chant de ce fait les manifestants venus des bourgs et villages environnants de rejoindre Tizi-Ouzou.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Un &#233;l&#233;ment &#233;voqu&#233; par tous les militants emprisonn&#233;s et m&#234;me par le DGSN est la torture. Il est &#233;vident que toutes les personnes arr&#234;t&#233;es par la police et qui ont transit&#233; par les commissariats d'Alger et de Tizi-Ouzou ou par le centre d'interrogatoire de la SM &#224; Bouzar&#233;ah ont subi au minimum coups et humiliations et pour certains des tortures plus graves. Il est int&#233;ressant de noter que M. Na&#239;t Abdelaziz, commissaire de Tizi-Ouzou est d&#233;crit par Aziz Tari comme un tortionnaire brutal et vulgaire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution de Aziz Tari, p. 56.&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; tandis que le DGSN Khediri en parle comme d'&lt;i&gt;&#171; un homme de qualit&#233; &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution d'El Hadi Khediri, p. 253.&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. On observera que si tous les contributeurs signalent ces sc&#232;nes d'humiliation, peu s'y attardent, probablement par incapacit&#233; &#224; relate le d&#233;tail des s&#233;vices subis. Seul Ferhat Mehenni d&#233;crit en d&#233;tail une s&#233;ance de torture tr&#232;s &#233;labor&#233;e dont il est victime&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution de Ferhat Mehenni, p. 109&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En plus de ce t&#233;moignage on peut &#233;galement se reporter au livre-t&#233;moignage r&#233;cent d'Arezki Abboute, lui aussi d&#233;tenu du Printemps berb&#232;re, qui relate tous les s&#233;vices corporels et psychiques que les services de s&#233;curit&#233; alg&#233;riens lui ont fait subir durant son incarc&#233;ration&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. le livre-t&#233;moignage d'Arezki Abboute, Avril 80 : un des 24 d&#233;tenus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Enfin, l'ouvrage r&#233;v&#232;le certains aspects de l'organisation interne de l'appareil r&#233;pressif alg&#233;rien. Alors que la DGSN (police) se charge des arrestations de masse, de la r&#233;pression des manifestations publiques et des interrogatoires des personnes fra&#238;chement interpell&#233;es, la S&#233;curit&#233; Militaire concentre son action sur les leaders du mouvement d&#233;j&#224; identifi&#233;s et surtout sur ceux ayant des liens avec des partis politiques d'opposition structur&#233;s. Alors que la police fait r&#233;gner l'ordre, la SM se livre &#224; un patient travail de recueil et de recoupement d'informations sur les organisations susceptibles de d&#233;stabiliser le r&#233;gime. Ce partage des t&#226;ches est r&#233;sum&#233; par un officier de la SM qui accueille Arezki A&#239;t-Larbi, lequel sort de plusieurs jours d'interrogatoires avec la police portant sur son activisme estudiantin : &lt;i&gt;&#171; A la police tu les as men&#233;s en bateau. Les manifs, les meetings, la culture berb&#232;re, la fac centrale, tout &#231;a on s'en fout. Ce qui m'int&#233;resse c'est le FFS &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution d'Arezki A&#239;t-Larbi, p. 189.&#034; id=&#034;nh19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il est &#233;vident que le mouvement est infiltr&#233; d&#232;s le d&#233;part par la police et la SM : le 20 avril les policiers savent dans quel pavillon de la cit&#233; universitaire se trouve Aziz Tari&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution d'Aziz Tari, p. 56.&#034; id=&#034;nh20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, lors d'un interrogatoire collectif dans les locaux de Bouzar&#233;ah, un officier de la SM participe &#224; une reconstitution avec des d&#233;tenus FFS &lt;i&gt;&#171; comme s'il y &#233;tait &#187;&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. contribution de Sa&#239;d Khellil, p. 77.&#034; id=&#034;nh21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage &lt;i&gt;Avril 80 &#8211; Insurg&#233;s et officiels du pouvoir racontent le &#171; Printemps berb&#232;re &#187;&lt;/i&gt; appara&#238;t sans conteste comme le plus complet et le plus riche d'informations &#224; avoir &#233;t&#233; publi&#233; sur le sujet. Chaque t&#233;moignage est l'occasion de d&#233;couvrir des &#233;l&#233;ments in&#233;dits ou de red&#233;couvrir des instants m&#233;connus. Des soir&#233;es &#233;tudiantes de la cit&#233; universitaire de Ben Aknoun aux cages des sous-sols du commissariat central d'Alger en passant par le cabinet du ministre de l'Enseignement sup&#233;rieur, le livre balaie tout le panorama concern&#233; par les &#233;v&#232;nements d'Avril 80. Si Arezki A&#239;t-Larbi reconait lui-m&#234;me qu'il manque des t&#233;moignages issus d'autres couches de la soci&#233;t&#233; ayant particip&#233; au mouvement (travailleurs gr&#233;vistes, lyc&#233;ens, &#233;meutiers des &#171; trois glorieuses &#187;, femmes,etc), force est de reconna&#238;tre qu'en attendant de nouvelles parutions plus compl&#232;tes ce livre tient aujourd'hui la place d'ouvrage de r&#233;f&#233;rence sur le sujet. On ne peut que recommander de le lire et de le faire lire &#224; toute personne int&#233;ress&#233;e par ces &#233;v&#232;nements qui boulevers&#232;rent la Kabylie, l'Alg&#233;rie et toute l'Afrique du Nord.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Yidir Plantade&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lui-m&#234;me acteur des &#233;v&#232;nements d'avril 1980, Arezki A&#239;t-Larbi est aujourd'hui correspondant des quotidiens fran&#231;ais &lt;i&gt;Le Figaro &lt;/i&gt;et &lt;i&gt;Ouest-France &lt;/i&gt;ainsi que du quotidien belge &lt;i&gt;La Libre Belgique&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution de Salem Chaker, p. 126&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce t&#233;moignage ne figure pas dans l'ouvrage mais dans une interview de l'ancien commissaire de Tizi-Ouzou parue dans le quotidien &lt;i&gt;El Watan&lt;/i&gt; le 30 avril 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit l&#224; de la d&#233;finition des r&#233;gimes totalitaires telle que formul&#233;e par la philosophe Hannah Arendt : Un parti unique y contr&#244;le l'&#201;tat, lequel cherche &#224; son tour &#224; contr&#244;ler de mani&#232;re totale la soci&#233;t&#233; et les individus.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution d'Arezki A&#239;t-Larbi, lui-m&#234;me militant du FFS &#224; l'&#233;poque, p. 176 de l'ouvrage.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. idem, p. 179.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution de Mohand Wa&#226;mar Ousalem, notamment p. 26 et p. 30.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution de Aziz Tari, p. 55&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Parolier du groupe musical engag&#233; Ideflawen, Hac&#232;ne Ziani fut cadre du RCD (qu'il repr&#233;senta au Canada aux &#233;lections l&#233;gislatives alg&#233;riennes de 2007) avant de rejoindre le mouvement autonomiste. Il est aujourd'hui &#171; ministre &#187; de la langue kabyle, de l'enseignement, de la recherche scientifique et de la formation au sein du &#171; gouvernement &#187; provisoire kabyle en exil pr&#233;sid&#233; par Ferhat Mehenni (cf : &lt;a href=&#034;http://www.kabylie-gouv.org/lhacene-ziani-l%E1%B8%A5asen-uziyan,021.html?lang=fr&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.kabylie-gouv.org/lhacene-ziani-l%E1%B8%A5asen-uziyan,021.html?lang=fr&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution d'El Hadi Khediri, p. 253.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. idem, p. 253.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. idem, p. 255.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution de Hamid Sidi-Sa&#239;d, p. 215.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. idem, p. 213.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution de Aziz Tari, p. 56.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution d'El Hadi Khediri, p. 253.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution de Ferhat Mehenni, p. 109&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. le livre-t&#233;moignage d'Arezki Abboute, &lt;i&gt;Avril 80 : un des 24 d&#233;tenus t&#233;moigne,&lt;/i&gt; publi&#233; en 2009 &#224; compte d'auteur en Alg&#233;rie.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution d'Arezki A&#239;t-Larbi, p. 189.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution d'Aziz Tari, p. 56.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. contribution de Sa&#239;d Khellil, p. 77.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

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