> Les mouvements d’avril 1980 et de mai 1981 : des piliers de la conscience kabyle d’aujourd’hui.
21 avril 2005, 18:02, par Aqcic
Merci pour cet entretien et pour les réactions. En parlant de ces événements, nous enclenchons une dynamiques collective, chacun pourra à son tour s’approprier cet héritage commun.
J’avais six en et demi en avril 1980. Dans les villages en hauteur, des gens s’organisaient, pour soutenir les étudiants de Tizi Ouzou. Je me souviens des longues nuits d’angoisse des mères dont les fils ont été arrêtés Il y avait des rumeurs comme quoi l’armée allait intervenir et faire un carnage en Kabylie. On voyait tout à coup les différentes génération de souder autour du mouvement, des villageois prêts à " descendre en ville ". Nous autres écoliers du primaire nous avions arrêté de fréquenter l’école. Les soirées étaient occupées en veillées durant lesquels on écoutait les adultes parler de tamazight (un mot qu’on n’avait pas le droit de prononcer deux ans plus tôt).
Merci pour cet entretien et pour les réactions. En parlant de ces événements, nous enclenchons une dynamiques collective, chacun pourra à son tour s’approprier cet héritage commun.
J’avais six en et demi en avril 1980. Dans les villages en hauteur, des gens s’organisaient, pour soutenir les étudiants de Tizi Ouzou. Je me souviens des longues nuits d’angoisse des mères dont les fils ont été arrêtés Il y avait des rumeurs comme quoi l’armée allait intervenir et faire un carnage en Kabylie. On voyait tout à coup les différentes génération de souder autour du mouvement, des villageois prêts à " descendre en ville ". Nous autres écoliers du primaire nous avions arrêté de fréquenter l’école. Les soirées étaient occupées en veillées durant lesquels on écoutait les adultes parler de tamazight (un mot qu’on n’avait pas le droit de prononcer deux ans plus tôt).