Moussa El Koni, chef touareg : « Les ravisseurs des diplomates algériens demandent de l’argent... »
Mais quelle est la différence entre Ansar Dine et AQMI ?
Ansar Dine n’a pas la vocation d’imposer la charia à tout le Mali et dans d’autres pays. Et ils ne sont pas djihadistes.
Qu’appelle-t-on une charia « soft » ?
Pour eux, il s’agit d’interdire les bars, l’alcool. Ils veulent le port du voile, ils ne veulent pas « couper les mains ».
Y a-t-il une possibilité de négociations ?
La France tente de négocier avec Ançar Dine, un mouvement qu’elle connaît très bien. Un émissaire français se rend même régulièrement les rencontrer sur place. Sur quoi portent les négociations ?
Le maintien de l’intégrité du territoire. De leur côté, le mouvement demande l’application d’une charia « modéré soft »…Un accord peut être trouvé facilement avec Ansar Dine. Le chef de mouvement vient souvent à Paris
Avec le mouvement Azawad, des négociations ont également lieu.
Je tente de mon côté de faire rentrer en Libye les Touaregs d’origine Malienne. Ce qui signifie que le CNT devra négocier les conditions de retour de ces Touaregs. Autrement dit leur sécurité.
Pour l’instant cela paraît difficile, compte tenu du fait que le CNT ne contrôle pas la sécurité. Et que seules les milices font la loi.
Leur retour est conditionné également à leurs conditions de vie, leur prise en considération dans la nouvelle Libye.
Finalement, la stratégie est d’isoler Al Qaïda, si les soutiens d’Azawad retournent en Libye et que Ançar Dine obtienne l’application de la charia.
Les Touaregs libyens sont-ils également dans les mouvements Azawad ou peut-on en trouver dans Ansar Dine et AQMI ?
Il y a en a. Mais ils sont majoritairement concentrés dans le mouvement Azawad.
Quels sont les acteurs clefs qui pourraient jouer un rôle au Mali ?
La France a un rôle clef dans la région en raison de son histoire colonialiste. Elle connaît bien la région. Cela va lui donner un avantage certain vis-à-vis des Etats-Unis ou certains pays européens.
L’Algérie a également un rôle à jouer pour calmer la situation. Si les deux pays travaillent bien, le calme va revenir au Mali. Les Touaregs doivent aussi pouvoir jouer un rôle. Si Al Qaïda n’est pas combattu par les Touaregs, personne ne peut les chasser du Mali. Il faut donc donner les moyens au Touaregs de combattre Al-Qaïda.
Et au Niger ?
Il y a un an, le président Mahamadou Issoufoua nommé un premier ministre Touareg, Brigi Rafini pour répondre aux revendications des Touaregs.
Mais l’arrivée massive de Touaregs libyens d’origine nigérienne armés jusqu’aux dents ne risque-t-elle pas de créer des troubles ?
Le gouvernement vient de libérer Aghali Alembo, nigérien et Touareg, ex-responsable du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) (ndlr : responsable en 2008 de l’enlèvement de français d’Areva qui exploite de l’uranium au Niger et qui a été arrêté récemment pour transport d’explosifs et autres armes alors qu’il revenait de Libye).
Il semblerait que le gouvernement l’ait libéré pour calmer les Touaregs auprès de qui il est très écouté.
C’est une stratégie à double tranchant.
C’est une stratégie politique…
Moussa El Koni, chef touareg : « Les ravisseurs des diplomates algériens demandent de l’argent... »
Mais quelle est la différence entre Ansar Dine et AQMI ?
Ansar Dine n’a pas la vocation d’imposer la charia à tout le Mali et dans d’autres pays. Et ils ne sont pas djihadistes.
Qu’appelle-t-on une charia « soft » ?
Pour eux, il s’agit d’interdire les bars, l’alcool. Ils veulent le port du voile, ils ne veulent pas « couper les mains ».
Y a-t-il une possibilité de négociations ?
La France tente de négocier avec Ançar Dine, un mouvement qu’elle connaît très bien. Un émissaire français se rend même régulièrement les rencontrer sur place. Sur quoi portent les négociations ?
Le maintien de l’intégrité du territoire. De leur côté, le mouvement demande l’application d’une charia « modéré soft »…Un accord peut être trouvé facilement avec Ansar Dine. Le chef de mouvement vient souvent à Paris
Avec le mouvement Azawad, des négociations ont également lieu.
Je tente de mon côté de faire rentrer en Libye les Touaregs d’origine Malienne. Ce qui signifie que le CNT devra négocier les conditions de retour de ces Touaregs. Autrement dit leur sécurité.
Pour l’instant cela paraît difficile, compte tenu du fait que le CNT ne contrôle pas la sécurité. Et que seules les milices font la loi.
Leur retour est conditionné également à leurs conditions de vie, leur prise en considération dans la nouvelle Libye.
Finalement, la stratégie est d’isoler Al Qaïda, si les soutiens d’Azawad retournent en Libye et que Ançar Dine obtienne l’application de la charia.
Les Touaregs libyens sont-ils également dans les mouvements Azawad ou peut-on en trouver dans Ansar Dine et AQMI ?
Il y a en a. Mais ils sont majoritairement concentrés dans le mouvement Azawad.
Quels sont les acteurs clefs qui pourraient jouer un rôle au Mali ?
La France a un rôle clef dans la région en raison de son histoire colonialiste. Elle connaît bien la région. Cela va lui donner un avantage certain vis-à-vis des Etats-Unis ou certains pays européens.
L’Algérie a également un rôle à jouer pour calmer la situation. Si les deux pays travaillent bien, le calme va revenir au Mali. Les Touaregs doivent aussi pouvoir jouer un rôle.
Si Al Qaïda n’est pas combattu par les Touaregs, personne ne peut les chasser du Mali. Il faut donc donner les moyens au Touaregs de combattre Al-Qaïda.
Et au Niger ?
Il y a un an, le président Mahamadou Issoufoua nommé un premier ministre Touareg, Brigi Rafini pour répondre aux revendications des Touaregs.
Mais l’arrivée massive de Touaregs libyens d’origine nigérienne armés jusqu’aux dents ne risque-t-elle pas de créer des troubles ?
Le gouvernement vient de libérer Aghali Alembo, nigérien et Touareg, ex-responsable du Mouvement des Nigériens pour la Justice (MNJ) (ndlr : responsable en 2008 de l’enlèvement de français d’Areva qui exploite de l’uranium au Niger et qui a été arrêté récemment pour transport d’explosifs et autres armes alors qu’il revenait de Libye).
Il semblerait que le gouvernement l’ait libéré pour calmer les Touaregs auprès de qui il est très écouté.
C’est une stratégie à double tranchant.
C’est une stratégie politique…
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